20 mai 2008
Pour ou contre le redoublement ?
La France détient le triste record du taux de redoublement dans l’enseignement secondaire. Ainsi, en 2006, alors que dans les pays membres de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économique, qui réunit les pays les plus avancés du Monde), 13% des élèves de moins de 15 ans avaient redoublé une fois au moins, en France, ce taux est triple : 38% en moyenne ! Autre indicateur significatif : alors qu’en 2006, 14,4% des élèves de seconde générale et technologique ont redoublé cette classe, ils ne sont que 8% à avoir fait de même en moyenne européenne ! Ainsi, dans le système scolaire français, on est largement porté par l’idée que pour remédier à certaines insuffisances scolaires, il faut faire redoubler l’élève défaillant, dans son intérêt bien sur ! Cette idée est fortement ancrée dans l’esprit d’une large majorité de nos enseignants, et même chez de nombreux parents d’élèves puisqu’on observe depuis quelques années chez ces derniers une augmentation des demandes de redoublement volontaire, notamment aux niveaux troisième et seconde, mais aussi première.
Or, chose fort surprenante en vérité, lorsqu’on compare les performances des élèves d’un pays à l’autre, on constate que les pays qui sont en tête du palmarès dans divers classements (Finlande, Norvège, Corée du Sud, Japon …), sont des pays où le redoublement est quasiment inconnu, n’est imposé que dans des cas très exceptionnels, alors qu’en France, les performances de nos élèves les classent de façon relativement moyenne, loin des premiers. Comment est-il possible que ce soient des pays où le redoublement est quasi banni dans l’enseignement secondaire, telle la Finlande par exemple, que les élèves réusissent le mieux ? Le moins que l’on puisse dire est qu’au regard de ces mauvaises performances de nos jeunes collégiens et lycéens français, le doute est permis concernant l’efficacité du redoublement, d’autant que lorsqu’il est décrété, l’élève français se retrouve presque exactement dans les mêmes structures et conditions pédagogiques que celles qu’il avait connu l’année d’avant.
Un redoublement qui, de surcroit, coûte fort cher à l’Etat et aux familles. Savez-vous que si on parvenait à supprimer en France tout redoublement, on pourrait consacrer l’équivalent de 25000 services d’enseignants au suivi individuel ou en petits groupes des élèves, et notamment des élèves en difficulté ? Car c’est bien ce qu’ont choisi de faire nombre de pays, dont la Finlande : pas de redoublement sauf exception, mais on met le paquet sur l’accompagnement individuel des élèves, et notamment sur le soutien. Pour avoir eu le plaisir de faire le désormais incontournable voyage à la découverte du système éducatif finlandais, nous pouvons affirmer que nos interlocuteurs de là-bas ont depuis fort longtemps compris que cette politique est non seulement moins coûteuse, mais nettement plus efficace. La preuve : ils sont régulièrement numéro un dans la célèbre enquête comparative PISA (comparaison des acquis des élèves dans divers domaines).
En France, pays champion du redoublement, la question est désormais clairement posée, et la volonté affichée de réduire les taux de redoublement (cela n’est pas nouveau, mais on considère qu’ils demeurent à des niveaux trop importants), tout en développant la mise à disposition des établissements de moyens supplémentaires afin d’assurer un meilleure prise en charge de la difficulté scolaire de certains élèves. L’idée est que cela pourrait se faire à coût constant : les économies réalisées grâce à la diminution des taux de redoublement, pourront être pour tout ou partie redéployées pour le soutien des élèves en difficulté.
Merci de nous faire part de votre point de vue sur ce très intéressant sujet, en tant que membre de l’institution scolaire bien sur, mais aussi en tant que parent d’élève ou élève, ou humble citoyen intéressé par le sujet .
Bruno Magliulo

Tout ce que vous écrivez à propos du redoublement est de bon sens, et je suis de ces enseignants qui ont compris depuis longtemps que le re”doublement est nettement moins efficace que le soutien. j’adhère donc pleinement à ce que vous dites, et à l’idée qu’il faudrait renverser l’ordre des priorités en faisant du redoublement un moyen secondaire de régulation de la difficulté scolaire de certains élèves , et du soutien un moyen prioritaire, comme en Finlande par exemple ou cela semble si bien marcher.
Mais en tant qu’enseignante, je suis soucieuse d’une difficulté que vous n’évoquez pas : qui va se charger du soutien ? Les professeurs (c’est ce que vous semblez suggérer en expliquant qu’il devrait être possible de redéployer les moyens économisés par la réduction du redoublement), des “éducateurs” non formés pédagogiquement (surveillants, étudiants, lycéens de terminale aidant les “petits” de seconde …), des officines privés externes ?
Concernant le scenario “professeurs”, je souhaite bien du plaisir à ceux qui voudront leur imposer cette tâche.
Michèle, professeur de lettres en collège, mère d’élève
Réponse à Michèle
Ne croyez-vous pas Michèle que si on ne confie pas à des enseignants de métier la tâche de prendre en charge le soutien disciplinaire aux élèves, cela ne fasse courir deux risques :
1) Le risque de la privatisation d’une partie du service public d’éducation : en effet, comme vous le dites, de nombreuses officines privées combleraient le vide ainsi créé. Or, les élèves en difficulté sont majoritairement issus des milieux sociaux les moins favorisés, c’est-à-dire de ceux qui n’auraient pas ou guère les moyens de recourir suffisamment à ce type de service.
2) Le risque de la prise en charge de cette tâche par des personnes mal préparées à le faire efficacement : tutorat par des élèves ou étudiants plus avancés, par des surveillants…
Je suis donc personnellement tout à fait demandeur que ce soient les “gens de métier”, les professeurs, qui en soient chargés. Il faudra bien sur les rétribuer pour cela, ou intégrer ce type de prestation dans le service dû.
Merci pour cette contribution
Bruno Magliulo
Je voudrais vous faire part d’une énorme frustration que j’ai vécue il y a une dizaine d’année, alors que j’étais élève de troisième dans un collège de Poitiers.
Il est vrai que mes résultats n’étaient pas mirobolants, mais quand même, avec 10,2 de moyenne, je pensais, et mes parents avec moi, qu’il était envisageable de passer en seconde générale et techno (je souhaitais pouvoir préparer un bac L).
Les profs et le principal ne l’ont pas entendu comme ça : malgré mes réticences, et la protestation de mes parents, je me suis retrouvé affecté en seconde professionnelle sans l’avoir demandé, et surtout, sans aucune vocation pour le secteur professionneld dans lequel on m’avait orienté (le commerce). A l’époque, nous ignorions qu’il existe un droit d’appel, et d’ailleurs, le conseiller d’orientation, le prof principal et le principal se sont bien gardés de nous en informer.
D’accord avec mes parents, nous avons refusé cette orientation “à la husarde” et avons choisi de quitter l’enseignement public, au profit d’un lycée privé hors contrat qui nous a coûté très cher (et je remercierai toute ma vie mes parents de l’effort qu’ils ont consenti), mais dans lequel , à ma presque grande surprise tant on m’avait dit que je n’étais pas “au niveau de l’enseignement général”, j’ai réussi à décrocher un bac L avec … mention assez-bien, en trois ans pile , dans sans redoublement.
Cherchez l’erreur !
Et pour en rajouter une couche, sachez que j’ai ensuite préparé une licence communication avec succès (en trois ans pile), puis réussi à entrer dans une grande école de journalisme, et depuis deux ans, j’exerce avec bonheur le métier de journaliste qui me convient parfaitement.
Ma conclusion : l’orientation est loin d’être une science exacte, et le système scolaire français se porterait mieux si ceux qui détiennent le pouvoir de décision en la matière avaient moins de certitudes d’une part, tenaient un peu plus compte des goûts réels des élèves d’autre part, et surtout, ne cherchaient pas si fréquement à utiliser l’orientation comme une machine à évacuer les élèves jugés indésirables.
Alors quand je lis ce que vous écrivez sur le sort qui attend le redoublement, j’applaudis des deux mains.
Jean-Michel, journaliste radio
Réponse à Frustré
Merci d’abord pour votre témoignage qui met bien en évidence ce que vous écrivez : l’orientation n’est pas une science exacte, loin s’en faut.
Mais au lieu que cela conduise les membres de l’institution à beaucoup de retenue et d’humilité lors de leurs prises de décision en matière d’orientation (en bonne justice, ne dit-on pas que “le doute doit bénéficier à l’accusé” ?), on voit en effet, et votre cas est très frappant à cet égard, des professeurs et chefs d’établissements plein de certitude, qui prennent parfois des décisions d’orientation assez ahurissantes.
Je dis parfois, parce que je ne voudrais cependant pas que votre témoignagte ne conduise nos lecteurs à penser que c’est tout le temps comme cela. Fort heureusement, vous êtes un cas particulier, mais un cas de trop, j’en conviens. J’ajoute que très probablement, vous étiez élève d’un collège très élitiste qui ne voulait garder en seconde générale que des élèves de très bon niveau.
Cela dit, votre cas pourrait conduire à une lecture “positive” du système éducatif. Est-il insupportable pour vous que je dise que votre cas prouve qu’il existe malgré tout des marges de manoeuvre mises à la disposition des “usagers” du système éducatif ? Les profs n’ont pas tous les droits puisque vous êtes parvenu, grâce à la diversité des lieux de formation qu’offre le système éducatif français (vous vous en êtes sorti et ayant recours au privé hors contrat), à contourner l’obstacle et à rebondir vers le haut.
Mais là ou ce que je dis deviens inacceptable, c’est quand on sait que vous appartenez à un milieu social assez favorisé, qui connaissait suffisamment le système pour bien analyser et comprendre ce que vous viviez, pour vous défendre, et finalement, pour sortir du secteur de formation qui vous jugeait si mal au profit d’un établissement assez fortement coûteux je suppose ! Combien de familles qui , appartenant à des catégories sociales défavorisées, auraient subi la décision que vous avez rejetté, ou pire, n’auraient pas eu les moyens de faire ce que vous avez fait. Là est le plus insupportable sans doute !
Bruno Magliulo
En quoi est-il scandaleux d’imaginer un système scolaire dans lequel on remplacerait le redoublement par de l’accompagnement individualisé ? Puisqu’il semble avéré que les pays dans lesquels on a choisi de traiter ainsi l’échec scolaire sont ceux qui sont dont les élèves de l’enseignement secondaires sont les plus performants, je ne vois qu’avantage à ce qu’un tel “virage” soit opéré en France.
Mais cela ne doit mes yeux pas conduire l’Etat à se décharger de ses responsabilités dans ce domaine, en laissant au “marché” (c’est à dire à des organes extérieurs : cours privés de soutien, associations …) le soin de le faire. A cette égard, je rejoins les craintes exprimées dans un autre mel par Michèle.
Pierre, parent d’élève
Réponse à Camora
Je ne trouve rien à redire sur votre contribution, dont je partage les termes, et dont je vous remercie.
Un point explicatif cependant, pour les autres lecteurs de votre mel : si la crainte de voir l’Etat se désengager dans cette affaire est si répandue (Camora n’est qu’un parmi bien d’autres à l’exprimer), c’est parce que l’Etat semble , compte tenu du très difficile contexte budgétaire qui est le sien, vouloir se désengager en partie et ce tous azimuths (lisez sur ce point d’autres articles que nous avons rédigés : “haro sur les options ” par exemple). On peut donc craindre que les économies budgétaires qui seront récupérées grâce à la baisse des taux de redoublement, ne soit qu’en partie réinjectée au profit du soutien.
Bruno Magliulo
J’ai un fils qui est actuellement en classe de seconde et dont le conseil de classe vient de décider d’une orientation vers la première STG, alors que nous demandions la première ES.
Pour nous, c’est hors de question, et ce pour diverses raisons : nous voulons demeurer dans l’enseignement général afin qu’Adrien puisse disposer de deux ans de plus avant de choisir son futur professionnel, il nous semble que sans être mirobolantes, ses notes ne justifient pas qu’il soit écarté de la filière ES (12 en sciences éco et sociales, 11 en anglais, 10 en espagnol, 8 en maths, 12 en histoire-géo, 11 en français, mais il est vrai, de mauvaises notes en physique-chimie (6) et SVT (7). Mais que diable : nous ne deman,dons pas une admission en première S !
Nous avons donc décidé de faire appel de cette décision. Dans votre article, vous évoquez la possibilité de préférer un redoublement volontaire plutôt que d’accepter le passage vers une filière non demandée et non désirée. Pourriez-vous nous dire sur quels textes réglementaires repose ce droit. Pour votre information, sachez que dans le lycée de mon fils, on nie que ce droit existe !
Merci de me répondre très rapidement, car les délais sont fort serrés
Jean, près d’élève
Réponse à Floche
Comme vous, je suis un peu sidéré qu’avec de telles notes dans des disciplines aussi importantes pour une orientation que la première ES que les sciences éco et sociales, l’histoire-géo, et même les langues et le français (aucune note en dessous de la moyenn,e), votre fils ait été écarté de la première ES au profit d’une orientation imposée vers la première STG qu’il n’a pas demandée, et à laquelle il ne s’est nullement prépatré puisqu’il n’a pas choisi l’enseignement de détermination d’ICG (informatique de communication et de gestion), alors qu’il s’est clairement prononcé pour ES, dès le commencement de sa seconde, en choisissant l’option de détermination de SES (sciences éco et sociales), pour laquelle il a une note moyenne très convenable.
Mais ne connaissant pas le dossier dans tout ses détails, je me garderai bien de tout jugement en la matière.
Vous avez décidé de faire appel, et je le comprend, comme je comprend votre souci d’anticiper le risque que la commission d’appel ne confirme la décision de l’établissement, en envisageant d’ores et déjà un redoublement volontaire. En tout état de cause, que cela plaise ou pas aux responsables de l’établissement fréquenté, ce sont des droits. Vous pouvez donc en user.
Le texte réglementaire sur lequel vous pouvez vous appuyer est l’article 15 du décret N° 90-284 du 14 juin 1990 (qui a dû paraître dans un Journal Officiel du 15/16 juin ou date approchante, et a été très certainement inséré au BOEN (Bulletin Officiel de l’Education Nationale) qui a suivi cette date. Comme cela remonte à 18 ans, vous aurez peut être du mal à vous procurer la version “papier” de ces documents officiels. Mais ce devrait être facile par un moteur de recherche. Voyez également du côté de la fédération des parents d’élèves de votre établissement.
Je suis d’ailleurs sidéré que l’on ait pu vous dire que ce droit n’existe pas. Ou vous avez eu affaire à des gens qui manquent de certaines compétences, ou vous êtes dans un établissement ou on a décidé de tout faire pour que votre fils ne passe pas en première ES.
Ces deux hypotthèses m’amènent à vous suggérer quelque chose : changez de lycée ! Non seulement pour ce que je viens d’écrire, mais aussi pour éviter de courir le risque que ne s’installe ensuite une atmosphère de règlement de compte si d’aventure la commission d’appel cassait la décision de l’établissement, ou si vous faites valoir votre droit au redoublement volontaire. Quitte à passer en première ES (si la décision de la commission d’appel vous le permet), ou à redoubler volontairement en seconde, autant que cela se passe dans un climat serein pour votre fils !
Pour en savoir plus, dans la collection L’Etudiant :
- Le guide de l’orientation au lycée (avec, pages 58 et 65, tout sur le droit d’appel et le droit au redoublement volontaire, ainsi que d’utiles conseils pour instruire efficacement ces deux procédures).
En librairie scolaire ou sur le site www.letudiant.fr (rubrique “librairie”)
Pour aller plus loin, avec l’aide d’un expert :
- Solutions orientation (01 48 07 44 33 et www.so.letudiant.fr)
Bon courage et bonne chance
Bruno Magliulo
Je voudrais vous faire part d’une très mauvaise expérience que j’ai eue dans le passé.
Mon fils était alors ce qu’on pourrait appeler un assez-bon élève de troisième. Compte tenu de notre adresse de l’époque, il était destiné à un lycée qui avait très mauvaise réputation. Nous avons donc cherché à contourner la carte scolaire et avons pour cela opté pour un lycée privé sous contrat de très bon niveau (95% à 100% de réussite au bac).
Ce que je n’avais pas prévu, c’est que la pression, l’exigence, seraient telles, que mon fils craquerait. Lui qui, au collège, était heureux d’aller à l’école, très fier de faire partie des bons élèves, avait acquis une bonne confiance en lui, s’est progressivement mis à détester son école, et l’école en général. Il ne supportait pas l’esprit de compétition qui régnait dans son lycée, l’humiliation que les profs faisaient ressentir aux élèves qui ne réussissaient pas comme ils le voulaient… Nous l’avons encouragé à s’accrocher, et après la rentrée des vacances de Noël, il s’est mis à faire des insomnies, à déprimer, à moins manger, à réagir brutalement à toute contrariété … Et il a sombré dans l’anorexie !
Il nous et lui a fallu deux années pour s’en remettre. Ce fut terrible ! Scolairement, il n’a jamais pu reprendre des études en milieu scolaire. Il ne s’en est sorti que grâce à une formation professionnelle en exploitation agricole. Aujourd’hui, il a 35 ans, travaille au sein d’une exploitation agricole, et semble aller bien.
Je n’écris pas cela pour me plaindre, ni pour faire peur à celles et ceux qui me liront. Mais je tiens à dire qu’avant de faire le forcing pour qu’un enfant ou adolescent soit affecté dans un lycée d’excellence, il faut sérieusement se poser la question de savoir s’il est porteur des conditions scolaires et psychologiques pour s’y épanouir. Si la réponse est non, ou si vous n’êtes pas sûr : laissez tomber . A mes yeux, il vaut mieux être un bon élève dans un établissement scolaire sans grande prétention, que le soi disant mauvais élève d’une classe d’excellentissimes élèves.
Mais ça, je ne l’ai compris que trop tard. Hélas !
Ubu
Réponse à Ubu
Croyez bien que je suis extrêmement touché par votre témoignage, que je vous remercie d’avoir bien voulu nous faire parvenir, car il est très éclairant sur une face cachée du problème : l’excès d’ambition de certains parents qui, pour trop vouloir le mieux pour leurs enfants, prennent des décisions qui ne sont pas toujours raisonnables.
Il faut du courage pour reconnaître, ainsi que vous le faites, que vous avez commis une grave erreur. Mais je crois comprendre que votre but n’est surement pas de vous lamenter, mais de prévenir nos lecteurs de certrains dangers qu’ils font courir à leurs enfants lorsqu’ils les poussent à entrer dans des établissements, des filières, qui ne leur conviennent pas.
Je ne commenterai donc volontairement pas plus votre message, qui se suffit à lui même, et dont je vous remercie très vivement.
Bruno Magliulo
Je suis totalement anéanti.
Mon fils de 13 ans n’a absolument pas travaillé cette année de 4ème et dans le collège public où il est depuis deux ans, on nous impose un redoublement. Je dis bien impose car bien que l’appel soit possible, le proviseur adjoint nous a dit que nous perdrions de toutes les façons. Sauf à décider que son avenir est déjà totalement compromis, parce que si je regarde autour de moi, les redoublants sont déjà étiqueté à vie et aucun n’a eu de réussite par la suite. Puisque depuis le début de l’année on nous parle de formation professionnelle !!!!! et si j’avais dis oui, ils auraient accepté de le faire passer en 3ème. C’est du délire !!!! Il faut remplir les classes qui rapporte de l’argent au collège et ils comptent sur mon fils !!!
Réponse à Gazelle
La classe de quatrième correspond à une fin de cycle (5e/4e). A ce titre, elle est ce qu’on appelle un “pallier d’orientation”, ce qui veut dire que, comme en fin de sixième, troisième et seconde (mais pas en fin de cinquième et première), le pouvoir des familles se réduit à l’expression de voeux, le pouvoir de décision appartenant - sur la base des voeux et du bilan scolaire et personnel - aux conseils de classe et aux chefs d’établissements, éventuellement ponctué par celui, en dernier recours, de la commission d’appel. Imposer un redoublement en fin de quatrième est donc réglementairement possible.
Est-ce pour autant humainement et scolairement toujours justifié ? Non bien sur : l’orientation est loin d’être une science exacte, et dans ce domaine, des erreurs se produisent, parfois de la part des membres de l’ institution, parfois de la part des parents d’élèves et élèves.
Vous comprendrez qu’il m’est impossible de commenter plus que je ne le fais le diagnostic exprimé par le conseil de classe et le chef d’établissement. Ne connaissant rien de son dossier scolaire, sur lequel la décision a été prise, et ne le connaissant pas personnellement non plus, je ne puis que prendre acte de ce qui a été décidé, et de votre réaction que je comprend.
Mais vous devez prendre en compte quelque chose : passer dans la classe supérieure (la classe troisième vous concernant) dans une situation de grande fragilité (si c’est le cas bien sur), c’est-à-dire avec des lacunes impossibles à surmonter, c’est se préparer à revivre en pire ce qui a été vécu en quatrième. Contrairement à ce que vous écrivez, pour certains élèves (et je ne dis pas que votre fils en fasse partie : encore une fois, je ne sais rien de lui), c’est grâce à un redoublement qu’ils ont pu repartir de bon pied, et faire un parcours réussi. Il ne s’agit donc pas de les “étiqueter à vie” comme vous le dites, un peu comme on marque certains animaux au fer rouge, mais de leur demander de consolider leurs acquis avant de passer dans une classe pour laquelle ls professeurs pensent qu’ils n’ont pas les acquis nécessaires.
Ceci parce qu’en France, contrairement à ce qui se passe dans bien d’autres pays (la Finlande par exemple), l’élève ne trouve pas au sein de l’établissement scolaire l’accompagnement de type soutien individualisé qui pourrait justifier qu’il passe dans la classe supérieure malgré d’importantes lacunes. En effet, et c’est que qui rend pour beaucoup le redoublement peu efficace en France, l’élève redoublant se retrouve généralement dans exactement les mêmes conditions d’études, si bien que pour beaucoup, passé les premiers jours qui lui donnent l’impression d’une relative facilité, faute d’accompagnement individuel, beaucoup sont à nouveau dépassés, et en cela vous avez totalement raison de vous méfier, de douter de l’efficacité d’une telle décisioon.
S’il doit redoubler (attendez quand même la décision de la commission d’appel pour voir cela), il faudra qu’il ne se laisse pas piéger par l’impression de facilté qu’il va ressentir les premiers jours, et qui pourrait lui donner l’illusion qu’il obtient des résultats convenables sans travailler. Il faudrait au contraire qu’il profite de cette situation pour passer à la vitesse supérieure, et garder une longueur d’avance sur les autres. c’est à ce prxi que le redoublement aura servi à quelque chose.
Quand à la commission d’appel, je suppose que si le proviseur adjoint vous a dit que selon lui (mais il peut se tromper) vous allez “perdre” (c’est-à-dire qu’il pense qu’elle va probablement donner raison à la décision prise au niveau de l’établissement), c’est possible bien sur, surtout si le dossier témoigne de lacunes importantes. Mais sachez qu’aun niveau national, les commissions d’appel ont, l’année dernière, donné raison aux familles dans 20% des cas. Pourquoi pas vous ? Un conseil : allez vous même défendre le dossier de votre fils, et réfléchissez à l’avance, et aussi calmement que possible (ça ne servira à rien, bien au contraire, de vous énerver contre les professeurs du conseil de classe et l’administration de son collège) aux arguments que vous pourriez faire valoir. Dites pourquoi il vous semble que cette décision est injuste ! Ce n’est pas un exercice facile, mais une chance sur cinq en moyenne d’avoir satisfaction : ça vaut la peine de tenter le coup … sans se faire trop d’illusions cependant !
Pour en savoir plus, dans la collection l’Etudiant :
- Le guide de l’orientation au lycée (de la troisième à l’après-bac) : je vous le recommande, bien que votre fils soit en quatrième, parce qu’il comporte plusieurs pages sur le droit d’appel, avec des conseils très utiles sur lelsquels vous pouvez vous appuyer… et ce livre vous servira pour la suite de sa scolarité
En librairie scolaire ou sur le site www.letudiant.fr (rubrique “librairie”)
Pour aller plus loin, avec laide d’un expert :
- Solutions orientation : 01 48 07 44 33 et/ou www.letudiant.fr/so
Bon courage et bonne chance
Bruno Magliulo
Connaissez-vous l’étude qu’un économiste de l’université de Cergy-Pontoise, maître de conférence (Thomas Brodaty), a publié sur l’impact des années de redoublement sur le niveau de salaire et l’insertion professionnelle à la fin des études ?
Il démontre qu’il est très négatif : Selon lui, “une année de retard, quel que soit le niveau du diplôme, se traduit par un salaire inférieur d’à peu près 9% en moyenne pendant les premières années de carrière”. Bien pire , “ce retard provoque une baisse d’environ 19% du taux d’emploi dans les cinq années qui suivent la sortie du système éducatif, soit près de douze mois de chômage en plus”. Il ne se contente évidemment pas de l’écrire : il le démontre par une étude statistique très fouillée et rigoureuse.
C’est une autre façon de démontrer qu’il faut réduire, et pourquoi pas abolir, la politique du “tout redoublement” pratiquée avec tant de délectation dans le système éducatif français, et pas uniquement dans les enseignements primaire et secondaire car le supérieur est dans la mêlme logique ! Je suis bien placé pour en parler : je suis prof d’université
Vous trouverez les détails de cette étude sur le site www.telos-eu.com
A bon entendeur …
Jean-Louis, professeur de droit à l’université de Nice
Réponse à Bingo
Honnêtement, c’est grâce à vous que j’ai pu me procurer cette étude. Merci, et merci pour cette contribution.
Je l’ai lue. En effet, on peut dire qu’elle “apporte de l’eau au moulin” des partisans de la suppression ou de la réduction du redoublement dans le système éducatif français. De plus, c’est une approche originale, qui aborde le sujet non par l’angle de ses conséquences négatives sur les élèves tant qu’ils sont scolarisés, ou sur le plan du coût budgétaire que cela représente, mais de ses conséquences a posteriori, sur l’insertion professionnelle (temps d’attente du premier emploi, salaire offert en tant que débtant, deroulement des premières années de carrière) des élèves “en retard”, par rapport à ceux qui sont “à ‘heure”. Statistiquement, il apparait clairement que le redoublement est pénalisant pour ceux qui le subissent.
Bruno Magliulo
Dans mon académie, des directives sont données, de plus en plus insistantes depuis quelques années, pour faire baisser les taux de redoublement en troisième et seconde. Mon collège (de statut privé sous contrat) est qualifié d’ “établissement de haut niveau”, et il est vrai que , du coup, les conseils de classe y décrètent plus fréquemment qu’ailleurs sans doute des redoublements.
Pour nous, “le laxisme ne passera pas”. Résultat : là où certains collèges ont des taux de redoublement de 5% à peine, chez nous c’est 12%.
Mais ne trouvez vous pas qu’il est un peu trop facile d’envoyer n’importe comment, sans véritable exigeance de niveau, des élèves fragiles en seconde, en se déchargeant de toute responsabilité puisque ce n’est pas nous qui les aurons dans nos classes ? Moi, je pense aux collègues qui auraient à les découvrir dans leurs classes, avec toutes leurs insuffisances, et vivraient de ce fait des situations d’hétérogénéité pédagogique insupportables. Je me sens donc porteur d’un devoir de solidarité à leur égard.
Et c’est pourquoi je trouve indécent qu’on fasse ainsi pression sur notre équipe pour que nous augmentions les taux de passage en seconde (”diminuez les redoublements de moitié” aurait-on dit à notre directeur). Je ne sais d’où viennent ces directives car il n’a pas voulu nous le dire. Mais nous, sur le terrain, on s’en doute .
Qu’en pensez-vous ?
Un prof de maths de troisième très très très mécontent
Réponse à Mécontent
On entend en effet assez souvent dire que ça et là, des directives, officielles ou officieuses, sont communiquées aux chefs d’établissements (et répercutées vers les professeurs), pour que les taux de redoublement baissent dans notre pays, tout particulièrement aux paliers troisième et seconde.
Je ne reviens pas sur les raisons qui amènent les autorités ministérielles, et leurs relais académiques (rectorats) et départementaux (inspections académiques), à prôner une telle politique : je les ai présentées dans le texte qui précède.
Mais au risque d’être redondant, je redirai que cela n’a de sens que si les élèves ne retrouvent pas dans leur classe de redoublement, les mêmes conditions de travail que l’année d’avant. Par contre, si l’élève redoublant est pris en charge par un dispositif spécial d’accompagnement individuel ou en petits groupes, alors pourquoi pas ?
Je suis sensible à votre souci de ne pas vous déresponsabiliser devant vos collègues de lycée, en ne leur envoyant que des élèves que vous jugez aptes à suivre positivement les enseignements de seconde, mais encore une fois, ne pensez vous pas qu’un dispositif de soutien digne de ce nom serait de nature à justifier qu’on laisse passer certains élèves actuellement marqués du sceau d’un redoublement infamant ?
Je ne suis pas partisan de la suppression pure et simple de tout redoublement (certains vont jusque là. Mais je crois qu’entre la population des bons élèves qui doivent passer en classe supérieur, et des franchement mauvais qui ne le peuvent et doivent pas, il existe une sorte de population centrale au sein de laquelle il est enviageable d’agir autrement.
Merci en tout cas pour cette contribution
Bruno Magliulo
Très urgent!
Tout comme Gazelle, je suis totalement anéantie aussi par le redoublement de la classe de 4ème (de mon fils bientôt 14 ans), collège de Neuilly sur Seine. Le conseil de classe a statué avant hier, un redoublement car il a 9,75 de moyenne; et le sous directeur, m’a convoquée pour demain.
Il est à noter que sur les 29 élèves, la meilleure moyenne est 11!
8 redoublent et 4 sont dirigés vers d’autres sphères!
Mon fils a un QI de 130, et je ne trouve pas judicieux qu’on le fasse redoubler!
Qu’en pensez vous? Quelle attitude pourrais-je avoir demain devant le sous directeur, et quels arguments pour le défendre…pour qu’il revienne sur sa décision, sachant que je ne pourrai pas aller en commission d’appel, le jour prévu!
D’ailleurs, est il possible d’écrire puisque je ne pourrai me déplacer?
Merci pour votre aide
Une maman soucieuse!
Réponse à Kibernie
Je commencerai par vous dire (ou rappeler) que le conseil de classe s’étant prononcé, et une fois que le chef d’établissement vous aura notifié la décision de redoubleent, vous ne pourrez hélas que recourir à l’arbitrage de la commission d’appel. Ce sera votre dernier recours cette année !
Attention : vous n’avez que trois jours ouvrables pour le fair (à partir de la notification de la décision par le chef d’établissement). Au delà, c’est réputé être une décision acceptée par vous.
Donc, demain, quand vous allez rencontrer le “sous directeur” (je suppose que votre enfant est scolarisé dans un établissement privé sous contrat, car dans le public, on dirait le “principal adjoint”) je vous conseille :
1. De ne surtout pas l’appeler “Monsieur le Sous directeur” : vous le vexeriez. Il est “directeur adjoint”, ou “adjoint du directeur”, ou “responsable de niveau”… les appellations sont diverses dans les établissements privés.
2. De tenter d’obtenir du directeur qu’il revienne sur la décision de son conseil de classe, mais il y a très peu de chance que vous y parveniez (pourquoi déjugerait-il ses professeurs , réunis de surcroit sous sa présidence ?). Il faudrait que vous ayiez pour cela des arguments particuliers à faire valoir. Lesquels ? Je ne connais pas assez votre cas pour vous conseiller là dessus, mais sur les mêmes bases qe celles connues par les membres du conseil de classe, vous aurez très probablement confirmation par le directeur. Avancez (pourquoi pas) qu’il vous semble que votre enfant est dans un établissement particulièrement sévère dans sa façon d’évaluer les élèves, et qu’avec 9,75, dans bien d’autres établissements il serait passé, et même que son 9,75 dans son collège vaut bien 11 ou 12 dans certains autres. Terminez en disant que quitte à redoubler, il vous semble plus profitable de le faire en fin de troisième s’il n’y parvient toujours pas !
3. Si, comme c’est probable, le chef d’établissement confirme la décision de redoublement, vous n’avez donc plus comme dernier recours que la commission d’appel. Les mêmes arguments seront à faire valoir (y compris le résultat signalé au test QI). Il est très regrettable que vous ne puissiez y aller : sans présence des parents, la probabilité d’avoir satisfaction est quasi nulle ! Contactez rapidement une association de parents d’élèves afin de voir si vous ne pourriez pas vous y faire représenter (ça n’est pas impossible)… mais rien ne vaudra votre présence (ou celle d’un autre parent proche, connaissant bien le dossier, et s’étant préparé à présenter votre argumentaire). A minima, rédigez une sorte de “lettre de motivation” à laquelle vous joindrez les documents annexes que vous jugerez bon de faire connaître aux membres de la commission.
4. Et vous devriez vous poser la question de savoir si vous maintenez votre enfant dans ce collège. La réponse vous appartient, mais les mêmes causes reproduisant souvent les mêmes effets, ne serait-il pas mieux pour votre enfant de passer dans un collège ou il peut en quelque sorte repartir à zéro, sans aucun a priori le concernant ? La question se posera tout particulièrement si vous obtenez satisfaction de la part de la commission d’appel : il existe un risque que dans un collège de ce genre, votre fils soit “mis sous surveillance” étroite de ses résultats, et qu’on ne lui passera rien !
Je vous conseille, avant d’aller à l’appel, ou de rédiger votre lettre de motivation, de lire, dans le livre intitulé “Le guide de l’orientation au lycée” (paru dans la collection l’Etudiant) les pages consacrées au bon usage du droit d’appel, et notamment les conseils utiles pour bien préparer et exposer votre argumentaire. ce livre devrait être disponible en librarire scolaire, à la FNAC, ou à la librairie de l’éditeur (27 rue du Chemin Vert, 75011 PARIS, métro St Ambroise ou Chemin-Vert près de la Bastille).
Et si vous désirez (mais ce sera pour plus tard), pouvoir bénéficier de l’aide individualisée d’un expert : Solutions orientation (01 48 07 44 33 et/ou www.letudiant.fr.so)
Je serais curieux de connaître la suite donnée à vos diverses demandes. merci de m’en informer. et si vous désirez poser d’autres questions, n’hésitez pas à le faire.
Bon courage et bonne chance
Bruno Magliulo
Bonjour,
Tout comme Kibernie et Gazelle, mon fils est en 4ème dans un collège privé sous contrat de très bon niveau. Le conseil de classe a prononcé un redoublement et je fais appel. Je passerai en commission le 25 Juin.
Je me demande s’il a une chance de passer. Brievement:
- Il est arrivé en France il y a 2 ans (pour sa 5ème et 4ème). Ne parlant pas français car ayant fait ses études dans une autre langue jusqu’à sa 6ème.
- Séparé de sa mère avec qui il a vécu jusqu’à ses 10ans
- Il a du s’adapter au système, à la langue, aux exigences de son collège, s’intégrer en France…
- Il a surmonté plusieurs conflits de loyauté (sa mère/ moi ; son pays de naissance / la france; sa langue maternelle / français)
- Il a quand même en moyenne sur l’année environ 13 en maths, 13 en anglais, 10 SVT, 11 Physique mais 04.5 en Français et 06.5 en H/G
La prof principale me dit qu’il a un niveau fragile pour faire une 3ème. Qu’il n’a pas de chance de passer en appel… Il très est mauvais en latin, art plastiques… Sa moyenne générale est de 9 sur l’année car le français est compté coef 4, H/G 3
Mon fils est completement démoralisé et le vit comme une injustice! Je reconnais que son travail était très irrégulier cette année! Il peut clairement faire mieux!
Mais depuis l’année dernière, il a dû surmonter ses problèmes sociaux, d’intégration de langues et psychologique! Malgré cela ses notes ont évolué de la 5ème à la 4ème. Mais on demande à ce qu’il redouble sa 4ème car il ne pourrait pas avoir son brevet l’année prochaine…
On a pris un prof particulier pour cet été pour remonter son niveau et on demande qu’on lui fasse un test de niveau de français à la rentrée!
Ces arguments sont-il valables? Il passe en appel le 25! Pensez-vous qu’il aura une chance?
Réponse à AKUMA 2008
Croyez bien que je suis très admiratif de votre combat pour offrir à votre fils les meilleures chances possibles de réussite, et des efforts accomplis par votre fils pour réussir sa scolarité.
Vous me demandez s’il y a des chances que la commission d’appel vous donne satisfaction. Oui bien sur (sinon à quoi bon y recourir ?), mais aucune garantie de réponse favorable aussi.
Vous n’êtes pas sans arguments. Je vous conseille de faire valoir :
1. Ses bons résultats ou résultats convenables dans les matières non littéraires et en anglais
2. Tirez en l’annonce que compte tenu de ses lacunes en français (qui sont loin d’être sans excuses, mais sont réelles), il se destine à des études en lycée non littéraires (pourquoi pas un bac scientifique ou technologique industriel par exemple ?).
3. Qu’un gros effort est en cours d’accomplissement pour le hisser à de meilleurs résultats en français, effort qui sera poursuivi et même amplifié.
4. Que si un pareil problème venait à se poser l’an prochain en fin de troisième, vous ne feriez pas appel d’une décision de redoublement à ce moment là.
5. Et jouez la carte de l’élève méritant compte tenu des difficultés sociales qui sont les siennes (au besoin, demandez à une assistante sociale qui connaitrait votre situation de vous rédiger une lettre d’appréciation que vous pourriez joindre au dossier).
Dernier conseil : allez défendre son cas vous même !
Je serais très désireux de connaître la suite donnée à votre appel. Et si vous en épreuvez le besoin, n’hésitez pas à me poser d’autres questions, cette année et/ou l’année prochaine.
Pour en savoir plus, dans la cllection l’Etudiant :
- Le guide de l’orientation au lycée (de la troisième à l’après-bac) : tout sur l’usage du droit d’appel, des conseils utiles pour bien s’y préparer …
En librairie scolaire et/ou sur le site www.letudiant.fr (rubrique “librairie”)
Pour aller plus loin, avec l’aide d’un expert :
- Solutions orientation (01 48 07 44 33 et www.letudiant.fr/so)
Bon courage et bonne chance
Bruno Magliulo
je suis scandalisée..
mon fils de 14 ans n’ayant jamais redoublé a un niveau catastrophique avec 6.5 de moyenne générale.
ce derier trimestre, j’ai réussi à lui faire accepter l’idée u redoublement en lui démontrant qu’aller dans ces conditions en 3e correspondait à aller droit dans le mur.
afin de l’aider dans son futur redoublement de 4e, depuis avril, ous révisons tous les soirs le programme de maths et anglais 5e.
aujourd’hui, a eu lieu le conseil de classe : redoublement refusé !(comme aux 2 autres enfants qui l’avaient demandé)
pas assez mature…??? il y a quelques années c’était un motif de redoublement; problème de “leader ship” je site les profs au conseil : s’il ne travaille pas assez l’an prochain, en redoublant, ce sera une mauvaise image qui nfluencera mal les autres ..??? je signale qu’il na jamais eu de problèmes de comportement…
je reste sans voix. demain je vais au collège afin de leur préciser ma façon de pensée et faire appel.
mon soucis maintenant : redoubler dans ce collège ? les profs feront ils la part des choses si je gagne en appel ? lui permettra t’on de refaire vraiment en 4e dans de bonnes conditions ?
Réponse à Nathalie Lejuez
Croyez bien que, comme vous, je suis très étonné du motif avancé pour s’opposer au redoublement de votre fils qui serait jugé comme manquant de maturité. Le plus souvent en effet, comme vous le dites, c’est le motif (ce n’est pas le seul bien sur : le bilan scolaire compte fortement) que les conseils de classe avancent pour justifier justement d’une décision de redoublement. Comprenne qui pourra !
En tous cas, ce qui est certain, c’est qu’avec les notes qu’il a obtenu durant cette année de 4e, il ne semble pas armé pour faire un parcours convenable en troisième, et que rechercher une consolidation/maturation en faisant une deuxième année de quatrième, semblen une bonne solution.
Attention : ce qui se décide dans ce genre de cas, en fin d’année de troisième, c’est une orientation autoritaire vers le lycée professionnel ! Si c’est ce que vous envisagez pourquoi pas ? Mais si votre voeu c’est une seconde générale ou technologique, vous avez intérêt à vous efforcer de ne pas vous laisser piéger, ainsi qu’il semble qu’on se prépare à le faire dans le collège fréquenté. Si je peux me permettre, “la ficelle est grosse” !
J’ajoute que le redoublement volontaire est un droit à chaque palier d’orientation (article 15 du décret N° 90-484 du 14 juin 1990). Or, la sortie de classe de quatrième correspond à une sortie de cycle, et donc est un palier d’orientation.
Reste la question que vous soulevez : si vous obtenez de la comission d’appel une décision de redoublement, faut il qu’il reste dans son actuel collège ? C’est une sacrément bonne question. Compte tenu de tout ce que vous m’écrivez, j’aurais tendance à vous conseiller de voir si vous ne pouvez pas le changer de collège. Il y a d’abord un risque que ne se crée une “atmosphère de règlement de compte a posteriori” à l’encontre de votre enfant. Je ne dis pas que c’est ce qui va se produire, mas c’est un risque : les équipes n’aiment fréquemment pas être déjugées par les commissions d’appel et certaines mettent ensuite les élèves sous étroite surveillance ! Et il y a le fait que pour votre fils, entrer dans un établissement ou “il repartira (presque) à zéro”, peut etre chose salutaire.
Le problème est qu’il ne va pas vous être facile de trouver une place à cette date… surtout avec un aussi mauvais dossier scolaire que celui que vous décrivez vous même ! Il reste que si la commission d’appel vous accorde le redoublement demandé, l’établissement fréquenté cette année est tenu de le reprendre.
Puisque vous vous préparez à soumettre son cas à une commission d’appel, je vous conseille de vous procurer d’urgence un livre paru dans la collection L’Etudiant : “Le guide de l’orientation au lycée ( de la troisième à l’après-bac)”. Vous y trouverez tous les textes et conseils utiles pour exercer votre droit au redoublement volonaire, préparer la commission d’appel, etc.
- En librairie scolaire ou sur le site www.letudiant.fr (rubrique “librairie”)
Pour aller plus loin, avec l’aide d’un expert :
- Solutions orientation (01 48 07 44 33 et www.letudiant.fr/so)
Merci de me dire plus tard quelle sute sera donnée à vos demandes d’appel
Bon courage et bonne chance
Bruno Magliulo
merci de votre réponse
dès le lendemain je suis allée voir le principal et après avoir bataillé 1h30 il a finalement accordé le redoublement…
il m’a avant proposé une 3e assortie de soutiens. je ne sais que trop bien que c’est du vent. j’ai donc refusé.
il m’a dit qu’il vallait mieux qu’il redouble sa troisième, or, visiblement, cette année, d’après les délégués de 3e, tous les redoublements ont été reusés : orientations..
je lui ai dit que je connaissais les directives ministérielles : moins de redoublements = des économies, mais que je refusais que mon fils entre dans leurs statistiques.
Je ne pense pas que mon fils sera apte à faire une seconde générale, je suis lucide (j’ai 2 grands qui sont en fac et je sais le travail que cela réclame) mais je veux qu’il ait le maximum de chance d’avoir une orientation pro choisie, et un bagage lui pemettant plus tard de faire des formations professionnelles pour évoluer dans le métier qu’il aura choisi.
ce qui me désole, c’est pour les autres enfants dont les parents n’auront pas oser remettre en cause la sacro-sainte décision du conseil de classe.
pour ce qui est d’un autre collège, c’est bouché partout et il y a tant de demandes dans le privé, que personne ne s’est jeté sur son dossier. a moi maintenat d’être vigilente l’an prochain.
merci de m’avoir écoutée et conseillée
nathalie
Deuxième réponse à Nathalie Juez
Je pense que vous avez pris une bonne décision. Il est vrai que la suite risque de ne pas être facile, mais vous auriez longtemps regretté de ne pas avoir “tenté le coup”.
La question qui va maintenant se poser pour votre enfant est double :
1°) Le suivre de très près tout au long de l’année scolaire prochaine afin que son redouiblement volontaire serve à quelque chose
2°) Bien préparer son futur passage vers une classe de seconde. Vous avez en effet trois perspectives : seconde pro ou seconde générale et technologique ou seconde strictement générale. Aujourd’hui vous dites être consciente qu’il sera difficile d’obtenir cette dernière. Attendez avant d’en décider : on ne sait jamais ! Et de toutes les façons, c’est , comme vous le savez, au printemps que cela se décide. Et si vous devez aller vers du technologique ou du professionnel, vos aurez le temps de bien y réfléchir et de choisir positivement. N’oubliez jamais que la voie technologique est un bon compromis entre l’hyper spécialisation de la voie professionnelle, et le tout “enseignement général” de la voie générale.
Encore une fois, je vous conseille la lecture de “Le guide de l’orientation au lycée (de la troisième à l’après-bac)”, paru aux éditions L’Etudiant (en librairie scolaire ou sur le site www.letudiant.fr rubrique “librairie”, et si vous avez l’an prochain besoin d’un accompagnement personnalisé par un expert : 01 48 07 44 33 et www.letudiant.fr/so
Et maintenant : que votre enfant vive à fond ses vacances d’été avant d’attaquer sa prochaine année scolaire
Bon courage et bonne chance
Bruno Magliulo
Mon fils qui vient de terminer sa classe de 1ère ES a fait un 3ème trimestre assez catastrophique : 7,3 de moyenne générale.
ses deux 1er trimestres tournaient autour de 10.
il n’a que très peu travaillé cette l’année et encore moins au 3ème trimestre (il le reconnait). En travaillant je pense sincèrement qu’il aurait des moyennes autour de 12.
Il regrette biensûr de na pas avoir fait ce qu’il fallait pour passer… Il ne veut pas redoubler car il est persuadé qu’en travaillant il réussira sa termainale.
Nous pensons qu’il peut effectivement se mettre à travailler sérieusement mais nous avons peur qu’il n’y arrive pas à cause de lacune accumulées cette année.
Vaut-il mieux redoubler sa 1ère ou sa terminale ?
le dossier de 1ère est-il vraiment aussi important qu’on le dit ? et pour quelle orientation ?
Le choix qui nous revient est très difficile… merci pour vos conseils
Réponse à Stéphanie
Je répond sans hésiter que s’il faut redoubler sur le aprcours 1ère/terminale, il est préférable pour vous de le faire en première plutôt qu’en terminale. Pourquoi cela ?
1. Comme vous le dites vous même, il existe un risque important que, malgré tout le travail de l’élève pour rattraper son retard, les lacunes accumulées soient telles qu’il n’y parvienne pas vraiment. C’est d’autant plus risqué concernant votre fils que s’il n’a que 7,3 de moyenne, cela veut dire que pour certaines matières de base il est à 5/6 … Dur dur de rattraper un tel retard !
2. Si votre fils est candidat pour des filières qui font de la sélection sur dossier (classes préparatoires, IUT, BTS, diverses écoles, certaines universités …), il faut que vous sachiez que les jurys examinent les résultats scolaires (notes, appréciations) de terminale ET PREMIERE (y compris bien sur les résultats obtenus aux épreuves anticipées du bac en fin de première). Pour de telles orientations, on a donc intérêt à “effacer” un mauvais bilan de première plutôt que de le garder (en lui substituant les bulletins de la deuxième classe de première, l’autre disparaissant automatiquement des éventuels dossiers de candidature).
Par contre, pour les études sélectuives sur concours, l’important est le niveau atteint au moment du concours (donc, au printemps de l’année de clazsse terminale). Quand aux études universitaires (sauf les cas particulières d’universités sélectives), il suffit d’être bachelier … pour y être admis bien sur, car pour ce qui est de la réussite ensuite, c’est une autre affaire : les élèves qui parviennent à leur bac “ric rac”, ont évidemment beaucoup de mal à faire partie des 50% (seulement) qui parviennent à la licence.
Il faut évidemment tenir également comte de l’âge de votre fils : a t il déjà redoublé ? Et si vous prenez une telle décision, i est important qu’il soit d’accord avec vous, et pour cekla, qu’il soit convaincu que c’est un redoublement VOLONTAIRE, donc fait pour mieux rebondir
En tout état de cause, le passage de première ES à terminale ES est automatique, quel que soit le niveau de ses résultats en classe de première ES. Si redoublement il doit y avoir, ce ne peut être que sur décision de la famille. Vous avez donc le droit de passer outre une éventuelle incitation au redoublement qui pourrait être exprimée par le conseil de classe.
Il y a cependant un danger : s’il redouble, il va ressentir en debut de sa deuxième année scolaire de première ES un sentiment de facilité qui pourrait lui donner le sentiment (très provisoire bien sur) qu’il réussit convenablement sans effort. Mais s’il se laisse aller ainsi, il va très vite être rattrapé par les autres, dépassé… et à nouveau largué. Un redoublement volontaire n’est efficace que si l’élève passe la vitesse supérieure, travaille plus … nettement plus, et donc profite de son avantage à court terme. S’il ne parvient pas à au moins 11 de moyenne, on considèrera que son redoublement est un échec !
Pour en savoir plus, dans la collection L’Etudiant :
- Le guide de l’orientation au lycée (avec les textes réglementaires et des conseils utiles en cas de redoublement volontaire)
- Que faire avec un bac ES ? (des détails sur les filières supérieures pour lesquelles le dossier de première sera regardé de près)
- Pour quelles études êtes-vous fait ?
En libraririe scolaire ou sur le site www.letudiant.fr (rubrique “librairie”)
Pour aller plus loin, avec l’aide d’un expert :
- Solutions orientation (01 48 07 44 33 et www.letudiant.fr/so)
Bon courage et bonne chance
Bruno Magliulo
merci beaucoup pour ces conseils qui nous permettent d’y voir plus clair !
Mon fils n’a jamais redoublé, mais malheureusement, sans son adhésion totale, nous ne l’obligerons pas à redoubler : ce serait une catastrophe.
Votre avis extérieur le fera de toute façon réfléchir, et peut-être changé d’avis !
Stéphanie
Deuxième réponse à Stéphanie
Vous avez raison sur un point : sans l’adhésion de votre fils, le redoublement risque, psychologiquement, d’être très mal vécu par lui. Il faut, si vous êtes convaincue que c’est la bonne solution, lui faire comprendre que ce n’est pas un “redoublement sanction” (puisqu’il passe en terminale), mais un redoublement volontaire, dans le but de consolider ses acquis, de se renforcer, donc de mieux réussir son parcours première/terminale, puis de pouvoir avoir plus d’ambitions lorsque viendra le moment du passage dans le supérieur, etc.
Je peux comprendre qu’il n’ait pas envie de voir ses copains avancer et pas lui, ou que ce soit “vexant” … mais ce sont là des arguments à courte vue. Ce qui se joue , c’est son potentiel de réussite sur quatre à huit ans d’études secondaires puis supérieures, et ensuite, sur quarante années de vie active. Qu’est-ce qu’un an d’études secondaires en plus au regard de ces chiffres ?
N’hésitez pas , vous ou lui, à revenir chercher conseil dans le futur (en particulier dans un an pour le passage dans le supérieur) si vous en éprouvez le besoin. Et si vous êtes dans une ville (ou proche d’une ville) ou se tient un salon de L’Etudiant, sachez que je fais dans la plupart d’entre eux la conférence “Que faire avec un bac ES ?”.
Bon courage et bonne chance
Bruno Magliulo
Mon fils est en première ES. Il passe donc automatiquement en terminale ES bien que ses résultats soient médiocres : 8,6 de moyenne, et s’il ne s’en sort pas trop mal en langues (11/20 en anglais et 10,5/20 en espagnol), et en maths (11,3/20), ses résultats sont franchement mauvais en français (6,6 de moyenne, et je crains que les notes de ses épreuves anticipées de bac ne soient pas brillantes), en histoire-géo (7/20), en sciences éco et sociales (7/20)…
Question : vaut-il mieux le laisser entrer dans la terminale ES avec un tel bilan scolaire, qutte à ce qu’il redouble sa terminale (ça c’est son raisonnement à lui), ou vaut-il mieux que nous demandions un redoublement volontaire en première ES (ça c’est mon raisonnement à moi) ? Qu’en pensez-vous ?
Jeanne, mère d’élève
Réponse à Maman inquiète
Il est certain que s’il passe en terminale , votre fils va y traîner de sérieux handicaps scolaires qui risquent fort de contrarier non seulement le bon déroulement de son année scolaire, mais aussi ses chances de réussir son baccalauréat.
Sur le deuxième point (éventuelle réussite au bac), je dois vous dire qu’en fait, ce n’est pas l’enjeu le plus important. Aujourd’hui, avec 83% de réussite au bac, et 95% pour les rédoublants, le plus dur ce n’est pas d’avoir son bac.
Non, le plus dur c’est de parvenir en fin de terminale avec un bon dossier scolaire établi en faisant le bilan du parcours première/Terminale. Pourquoi cela ? Parce que si votre fils envisage, en fin de terminale, de frapper à la porte d’une filière supérieure sélective (classe prépa, IUT, BTS, écoles, certaines universités…), on lui demandera bien plus que d’avoir son bac. Il lui faudra aussi présenter un bon dossier scolaire et/ou réussir un concours. Et là, avoir accompli un parcours médiocre, même s’il réussit le bac, sera très probablement très pénalisant.
Or, les dossiers sont observés à partir de l’entrée en première. Le concernant, cette classe de première ayant été largement ratée, il va traîner ce bilan comme un boulet dont il aura du mal à se relever.
Voila pourquoi j’aurais tendance à vous conseiller, s’il doit redoubler, de le faire plutôt en première, afin d’ “effacer” son mauvais bilan de 2007-2008 par un bon bilan en 2008-2009 et, dans la foulée, une bonne classe terminale.
Attention cependant au risque qu’il ne se laisse aller en début de classe de première. Il va avoir pendant quelques temps une relative impression de facilité. S’il n’en profite pas pour “passer à la vitesse supérieure”, et améliorer grâce à un travail plus intense que cette année ses résultats, le redoublement risque fort de ne servir à rien. Sachez qu’on estime qu’un redoublement n’est réussi que si l’élève otient au moins /20 de moyenne en plus !
Pour en savoir plus, dans la collecion L’Etudiant :
- Le guide de l’orientation au lycée
- Que faire avec un bac ES ?
Dans la collection l’Etudiant et sur le siye www.letudiant.fr (rubrique “librairie”)
Pour aller plus loin, avec l’aide d’un expert :
- Solutions orientation (01 48 07 44 33 et www.letudiant.fr/so
Bon courage et bonne chance
Bruno Magliulo
Le redoublement :
Comment peut-on entrer en “croisade” pour un sujet, le redoublement qui n’a aucun intérêt.
Le seul sujet d’intérêt est l’aide, efficace, créative que l’on met en place au service des élèves. Il ne faut pas se tromper de démarche voire pour certains de combat et, le seul qui vaille est celui de notre travail devant les élèves de leur réussite, et oui tout de suite « les gros mots ».
Cessons d’avoir raison “tout seul”. Les familles doivent pouvoir compter sur nous en toute occasion. Il ne s’agit pas d’avoir raison à leur place mais bien de comprendre ce que c’est qu’être parent d’un élève qui n’est pas l’élève que le système scolaire attend.
A quoi bon croire et craindre « d’être supplanter » dans la prise de décision !
De toute façon c’est forcément douloureux à accepter, à comprendre, à envisager. Mais, de toute façon c’est une décision à prendre : « ENSEMBLE. Cela, a un sens bien plus que nous l’acceptons.
Réapprenons aussi non pas “à placer les élèves au centre du système éducatif” mais peut-être plus modestement au cœur de l’espace scolaire de “cette autre culture”, de l’école. Essayons de réécrire avec lui “l’élève” les principes fondamentaux du sens à donner à “SES” apprentissages.
L’école est peut-être devenu un espace où l’élève lui ne réussi plus véritablement à prendre sa place. Non pas qu’il ne le désire pas ou, qu’il s’en dédouane, mais parce que nous ne réussissons plus (et nous n’en sommes sans doute plus assez convaincus) à aller les chercher.
Pas de démagogie, pas de négociation juste un peu de bon sens et sans doute beaucoup de travail “en équipe(s)”.
Ils sont nombreux aujourd’hui les élèves successibles de redoubler … Et ils sont peut-être encore plus nombreux à ne “plus révéler” leurs véritables acquis et cela dans de nombreux domaines.
Ce décalage, nous met en difficulté. Nous avons souvent du mal à l’accepter .
Face à ces élèves, nous sommes en difficulté !
En 2010, la moitié des enseignants seront “des nouveaux enseignants” ! Ils ne seront ni post 68 « tard » (ni « trop tard ») ni encore trop envahie de trop de certitudes et de solutions “évidentes”,des « Ya ka » détenteurs de recettes toutes faites. Ils auront tout à réinventer …
J’ai peur hélas que certains ne soient trop vite mal accompagnés dans la construction d’une identité professionnelle qui ne peut se construire sur des schémas aussi peu créatifs.
Laissons donc « les notes un peu tranquille », cessons de craindre que les parents ne prennent notre place, apprenons véritablement à nous inscrire dans une démarche où seul compte le travail accompli. Soyons créatifs nous savons l’être et cela depuis « les origines » !
Remisons définitivement le redoublement au placard ! Oublions le ! Réapprenons à connaître véritablement nos élèves. Donnons nous véritablement les moyens d’y parvenir ! Réapprenons que les “nouveaux élèves” (pour Bourdieu, les nouveaux publics : des années 80) le sont depuis 1a fin des année 70, à partir du moment ou 95 % d’une classe d’âge est entrée en 6ème. Cessons d’avoir peur de ce terme “massification”,(années 80) cela n’a aucun sens et n’appartient à aucune mouvance politique. C’est une évolution logique ! Et puis pitié messieurs mesdames « des collectifs pour sauver quoi que ce soit », nous ne sommes pas là pour sauver la terre, la lune, et tout l’univers. Non notre mission est bien plus modeste, conduire des milliers d’élèves à la réussite de leur scolarité.
Sans oublier aussi aujourd’hui à la lecture de la loi de 2005 sur le handicap d’aider tous les élèves sans distinction à construire un véritable projet de vie.
La lecture de documents issus de la recherche, des différents rapports inhérents “à l’école”(ils sont nombreux, précis: cf: le N° 14 de décembre 2004:Les apports de la recherche sur l’impact du redoublement comme moyen de traiter les difficultés scolaires au cours de la scolarité obligatoire) est incontournable pour tout enseignant qui souhaite comprendre l’évolution de notre société.
Écarter d’un revers ces nécessaires connaissances est présomptueux !
Le redoublement pourrait peut -être un jour faire l’objet “d’une gigantesque psychanalyse collective” !
Il est pour ce sujet un deuil que notre société n’a pas réussi à faire : « celle de l’élève et du système scolaire parfait, idéal ».
L’école” a à la fois beaucoup évolué et en même temps n’a jamais réussi à se débarrasser de “ses mythes” et de ses peurs ancestrales.
Le redoublement devrait peut-être faire partie intégrante de la réflexion menée en formation par les futurs “profs”.
Plus que « le thème du redoublement », ne s’agirait-il pas plutôt d’aborder clairement la problématique essentielle de l’éthique professionnelle face à la difficulté scolaire.
Alors… Soyons fou ! Faisons disparaître à tout jamais « le redoublement » dans nos esprits, nos conversations ….! Légiférons ? Mettons nous à table, ayons faim de réussite ! Soyons insatiables, jusqu’à l’indigestion ! Faisons disparaître le redoublement à tout jamais, juste histoire un instant de nous arrêter véritablement sur tous ces élèves qu’il faut aller chercher un par un !
Point de leçons à donner à qui que ce soit, juste, un peu, non, beaucoup d’énergie et de travail !
Mais alors encore faut il renforcer une formation initiale et continue centrée sur l’analyse des besoins spécifiques des élèves et les véritables « moyens » d’y parvenir.
Évaluer les enseignants sur leur capacité à “savoir précisément où en sont leurs élèves et où, ils faut les conduire dans les acquisitions” est pertinent mais là encore notre culture de l’évaluation est à revoir ! Comment se fait-il alors que de très nombreux documents d’application sont disponibles, précis … nous ne réussissons pas tant que cela à développer de véritables stratégies et dispositifs d’aide efficaces ?
Peut-être n’y croyons nous pas assez. La démarche de partenariat(s) n’a pas encore véritablement trouvé sa place. Pour l’instant, c’est « un terme », des dispositifs peut-être, pas encore une véritable démarche. intégrée dans le système scolaire.
Une autre question peu, peut-être être posée,la société, l’Institution scolaire fait-elle confiance à ses enseignants ?
Rien n’est moins sûr ! Pourtant, .l’enseignant est « appelé » sans cesse « à s’inscrire » chaque jour dans une véritable démarche motivée, motivante pour ses élèves. Plus encore, il doit permettre à chaque élève d’avoir face aux apprentissages « une bonne estime de lui : de Soi ».
Plus que faire redoubler les élèves, nous avons sans doute tous à redoubler d’efforts pour rester, « ce que nous savons faire être CREATIFS.
Dans le cas contraire, le redoublement risque de rester définitivement une voie sans issue pour nos élèves et une voix sans issue pour nous tous réunis sans distinctions : élèves, enseignants, familles, partenaires et Institution.
bonjour , je suis éleve en 3 eme j’ai eu mon brevet et je devais aller en seconde pro 2 lycées sur 3 mon refusé (ce n’est pas moi qui les est choisi mais la directrice de mon college ) je voudrais deja savoir si elle a le droit ? de plus n’ayant aucune reponse du 3eme lycée demandé j’ai été convoqué avec mes parents chez la directrice est la pas de choix possible c’était REDOUBLEZ!!!!! j’ai écrit a l’inspecteur academique pour savoir si je pouvais eviter de redoubler car au debut je voulais aller en seconde général mais la directrice ma dit que non sans passer par le conseil de classe . A t’on d’otre possibilité pour empecher se redoublement je precise qu’il na pa eu de commision d’appel .
Réponse à “une collégienne”
Votre situation est compliquée et confuse. Il manque, pour que je puisse répondre, une information essentielle que vous ne me donnez pas : quelle décision a été prise à votre égard lors du dernier conseil de classe de l’année scolaire de troisième ? Car tout part de là ! Votre chef d’établissement a parfaitement raison lorsqu’elle vous dit que le passage éventuel en seconde générale se décide par le chef d’établissement, sur avis du conseil de classe, et pas par les élèves ou leurs parents. Vous faites des voeux, mais c’est “les autres” qui décident, en tenant compte bien sur des voeux exprimés, mais en se fondant surtout sur le bilan scolaire et personnel qu’ils font de votre année de troisième.
Et sachez en outre que le fait de réussir au diplôme national du brevet ne vaut pas un droit automatique de passage dans la classe de seconde de son choix. Il y a chaque année des admis au brevet qui ne passent pas en seconde, et des non admis au brevet qui passent. Les deux choses sont indépendantes l’une de l’autre ! Ca peut paraître étonnant, mais c’est ainsi.
Si la décision du chef d’établissement, après avis du conseil de classe, c’est “rédoublement en cas de non affectation en seconde professionnelle”, vous n’avez qu’un seul recours : la commission d’appel. Si vos parents n’ont pas décidé de faire appel, alors cela revient à dire que cette décision prise en conseil de classe a été acceptée. Il n’y a pas de retour en arrière possible pour cette année.
Mon avis est que vous devriez peut être ne pas regretter que les trois lycées professionnels contactés ne vous aient pas inscrite. D’abord parce que c’est là une orientation que vous n’avez pas demandée, et donc que vous et vos parents ne désirez pas. Ensuite parce que votre voeu est d’être admise en seconde générale. En redoublant, vous parviendrez plus aisément à produire des résultats suffisants pour que, dans un an, une décision favorable en ce sens soit prise. Redoubler n’est certes pas agréable, et je comprend que cela vous mette en colère. Mais qu’est-ce qu’un an de redoublement si cela vous permet d’avoir dans un an l’orientation que vous désirez ?
Quand à l’Inspecteur d’académie qui ne vous a pas répondu, je vous signale que c’est lui (ou son représentant) qui préside les commissions d’appel. C’est donc au sein de cette instance que vous pouviez, ainsi que vos parents, le rencontrer, faire valoir vos arguments, et peut être obtenir une autre décision d’orientation que celle qui a été prise au niveau de l’établissement. Mais encore une fois, il semble que votre famille ait décidé de ne pas recourir à son droit d’appel. C’est la raison pour laquelle il ne vous recevra pas maintenant (surtout en plein milieu du mois d’août), et même d’ici la rentrée 2008, puisque vous êtes réputée avoir accepté la décision prise au niveau de l’établissemernt en ne faisant pas appel de cette décision.
Désolé de cette réponse , dont j’ai conscience que ce n’est pas celle que vous espériez, mais je ne puis que vous dire les choses comme elles sont. Il est hors de question que je vous fasse plaisir en vous mentant sur des choses aussi graves que celles que vous subissez.
Pour en savoir plus :
- Le guide de l’orientation au lycée (de la troisième à l’après-bac) dans la collection L’Etudiant. En librairie scolaire et sur le site www.letudiant.fr
Pour aller plus loin, avec l’aide d’un expert :
- Solutions orientation (01 48 07 44 33 et www.so.letudiant.fr)
N’hésitez pas, si vous en éprouvez le besoin, à me poser une autre question, ou à revenir vers moi sur ce blog dans le courant de votre prochaine année scolare
Bon courage et bonne chance
Bruno Magliulo
le conseil a marqué favorable pour la voie professionel nous avons eu un rendez vous avec la directrice cela c est mal passe parce que nous voulons la general nous avons signe aucun document a l entretien elle veut faire maitre chien mais il y a que 3 ecoles en france dont nous avons visite l etabissement de figeac mais il prennent que 20 eleves de l academie et apres les autres academie nous avons pas eu de reponse a se lycee les 2 autres ses des lycees que la directrice a mis nous au depart nous dit une genral mais elle a refuse merci de votre reponse
Deuxième réponse à “une collégienne”
Il arrive en effet que le conseil de classe (puis le chef d’établissement), disent “oui pour le passage en seconde professionnelle, mais non pour la seconde générale ou générale et technologique”, et c’est leur droit de prendre une telle décision d’orientation, qui est cependant susceptible d’appel devant une commission d’appel, ultime recours des familles en la matière.
La difficulté c’est qu’il reste ensuite à bien choisir sa seconde professionnelle : pour préparer quel(s) étier(s) ? Il est clair que cela devrait se préparer à l’avance car ce n’est pas fin juin qu’on peut aider utilement les familles à trouver une place dans la seconde professionnelle de son choix, d’autant que certaines sont rares, très demandées, et donc sélectives à l’entrée.
Je ne suis donc pas surpris de la difficulté que vous avez rencontrée pour pouvoir être admise en école de formation au métier de “maître chien”. Vous me parlez d’un établissement qui n’offre que 20 places ! J’imagine que bien entendu, il y a beaucoup plus de candidat(e) que de places à prendre ! De plus, ce genre d’établissement donnera normalement la priorité à des candidat(e)s qui se sont manifesté(e)s plusieurs semaines ou mois à l’avance. Les candidats de la dernière minute ont fortement tendance à les inquiéter !
Je réitère donc le conseil que je vous ai donné. Puisqu’à cette date très tardive, il n’y a aucune chance de parvenir à être admise en seconde générale (le conseil de classe de votre collège ne se réunira plus pour l’année scolaire 2007-2008), vous devriez accepter, malgré vos réticences, de redoubler, pour bien rebondir, et avoir satisfaction dans vos voeux dans un an.
Attention cependant : on estime généralement qu’une année de troisième redoublée n’est positive que si l’élève améliore sa moyenne d’au moins 1,5/2 points sur 20 de moyenne. Ne vous laissez donc surtout pas piéger par l’illusion de facilité que vous pourriez ressentir en début d’année scolaire prochaine. Si vous ne passez pas la vitesse supérieure, dès la rentrée, vous allez très vite être dépassée par les autres, perdre progressivement le bénéfice de votre redoublement, et risquerez alors de vous retrouver à nouveau dans la même situation dans un an. Il faut au contraire mettre à profit l’avantage que vous procure le fait que vous ayez déjà vu les programmes pour vous sentir en confiance et vous efforcer de faire partie des meilleures élèves de votre deuxième classe de troisième.
Pour information, sachez quand même que les lycées privés HORS CONTRAT, ne sont pas tenus d’appliquer les décisions d’orientation des collèges publics ou privés sous contrat. Si vous tenez absolument à entrer en seconde générale, c’est sans doute possible dans ce genre d’établissement (dans ce cas, foncez car les places ne sont pas en nombre illimitées). Deux inconvénients cependant : 1) le montant des droits de scolarité, qui risque de vous paraître élevé; 2) le fait que si vous entrez dans un établissement privé hors contrat, vous ne pourrez plus revenir en lycée public ou privé sous contrat : il faudra faire votre parcours complet dans des établissements hors contrat. Ce n’est qu’ensuite, si vous réussissez le bac, que vous pourrez revenir vers un établissement public d’enseignement supérieur (l’université par exemple).
Pour en savoir plus, dans la collection L’Etudiant :
- Le guide de l’orientation au lycée (de la troisième à l’après-bac)
- les métiers (et les formations) au contact des animaux et de la nature
En librairie scolaire ou sur le ste www.letudiant.fr (rubrique “librairie”)
- Pour aller plus loin, avec l’aide d’un expert : Solutions orientation (O1 48 07 44 33 et www.so.letudiant.fr)
Bon courage et bonne chance
Bruno Magliulo
Réponse à Luc Taralle
De retour de vacances, je réouvre “le blog de l’orientation” et trouve votre longue et très très intéressante contribution en date du 3 août.
Merci d’abord pour cet apport, et pour le fait d’y avoir consacré le long temps qu’il vous a fallu pour cela.
Je souscris largement à tous vos commentaires, mais puis-je vous faire remarquer que si, en tant qu’enseignant (si, comme je le crois, vous l’êtes… vous ne le précisez pas mais c’est l’impression que j’ai en vous lisant), vos valeurs et convictions me plaisent, et je l’avoue, me plaisent fortement, vous êtes encore raltivement a typique dans le milieu enseignant. Vous en appelez à plus de travail en équipe, à cesser d’avoir une démarche trop individuelle, à ce que vos collègues considérent les parents d’élèves comme des partenaires et non des concurrents, à ce que l’on prenne plus en compte la nécessité de “mettre en place un système efficace d’aide au service de l’élève”, ce qui devrait permettre de “remiser le redoublement au placard”, etc.
Bigre ! Voila qui est bien dit, mais qui, je le crains, ne correspond pas (pas encore ?) à l’opinion dominante des ensegnants actuels. Je crois comme vous qu’il faudra qu’une génération d’enseignants, portés par des valeurs qui sont le fruit de réalités passées, parte à la retraite, et soit remplacée par une nouvelle génération, qui voit les choses comme vous. Cela ne suffira certes pas, mais sans une profonde mutation des valeurs, à la hauteur des réalités du système scolaire et du public qui y est formé aujourd’hui, nous n’y parviendrons pas.
Et comme vous (mais je n’insiste pas sur ce point, largement exposé dans mon article), je pense que dans ce contexte nouveau que vous appelez de vos voeux, le redoublement n’aura plus de raison d’exister, sauf comme moyen de régulation à la marge bien sûr.
Encore merci pour cette contribution, et n’ahsitez pas à revenir visiter ce blog et participer aux débats, quand vous le désirerez.
Bruno Magliulo
Professeur de maths de mon état, j’avoue mal comprendre l’émoi qui a saisi les professeurs de SES en ce qui concerne le sort qui leur est fait dans cette réforme.
A ma connaissance, dans la seconde actuelle, ils enseignent un enseignement optionnel de détermination de 2,5H élève (3h/prof) de SES. Dans la nouvelle seconde, ce sera un enseignement complémentaire optionnel de 3h par semaine de SES. Ou est la différence ?
De plus, il y a ensuite une filière ES, dont l’enseignement des SES est un matière fondamentale, et il y aura une filière “sciences de la société”, dont l’enseignement des SES sera non moins fondamental.
Bref : je ne saisis pas les sources de l’émoi collecif qui semble saisir mes collègues de cette discipline, et comme ceux de mon lycée n’ont pas été capables de m’expliquer, je vous demande de bien vouloir le faire.
Merci
Michel, prof de maths à Angers
Réponse à “prof désabusé”
Je me demande bien pourquoi vous avez choisi “prof désabusé” comme pseudonyme, alors que ce que vous avez écrit ne procède me semble-t-il nullement de cet état d’esprit. Je vous trouve plutôt intrigué que désabusé. Mais l’essentiel n’est pas là.
Ce que vous écrivez est vrai, et à première vue, il semble en effet que les choses sont très semblables concernant le positionnement de l’enseignement des sciences économiques et sociales dans l’ancienne et la nouvelle seconde. Mais ce n’est en fait pas du tout vrai. Voici pourquoi.
Dans la seconde actuelle, les SES sont en effet un enseignement de détermination au choix. Sachez qu’en 2007, il a été choisi par 42% des élèves de seconde, près de un sur deux. Logique : il est proposé en “concurrence” avec LV3, latin, grec classique, arts, enseignements technologiques divers… Aucun enseignement scientifique ne vient interférer sur ce choix puisque la physique-chimie, les SVT et les maths sont dans le tronc commun des enseignements obligatoires.
Dans la seconde qui verra le jour en septembre 2009, il est vrai que les SES sont à nouveau un enseignement optionnel (”enseignement complémentaire au choix”), mais désormais placé devant une très sévère concurrence. En effet, si le tronc commun comprend 3h de maths et 3 h de sciences expérimentales par semaine, il faut savoir que dans la liste des “enseignements complémentaires au choix”, outre ceux qui étaient dans la liste des enseignements de détermination actuels (dont les SES), il y a désormais les SVT, la physique-chimie (en plus des sciences expérimentales du tronc commun), et même “approfondissement en maths”, “ionformatique et environnement numérique”. Il est clair aux yeux de beaucoup que nombre de familles vont vouloir que leurs enfants choissent les enseignements de nature scientifique et mathématiques, afin de se pré profiler S (sciences), cette voie étant la plus fortement demandée, parce que placée au sommet de la hiérarchie des filières secondaires. Il en résulte qu’on peut pronostiquer sans grand risque de se tromper que la part des élèves qui vont faire des SES diminuera fortement par rapport aux 42% actuels.
De plus, le nouveau lycée étant découpé de façon semestrielle, rien ne permet de penser que les élèves qui, malgré tout, auront choisi les SES au premier semestre, continueront de le faire, puisqu’ils auront la possibilité de changer d’enseignement(s) complémentaire(s). Certes, inversement, certains élèves qui n’avaient pas choisi les SES au premier semestre pourront y venir au deuxième, mais pour un semestre seulement, et sans doute pas suffisamment pour compenser les pertes d’un tel choix au premier semestre.
Au total, il est clair que cet enseignement va sans doute être beaucoup moins demandé, ce qui provoque chez nombre de professeurs de SES une inquiétude qu’on peut comprendre non ? Ne serait-ce que sur l’avenir de leurs postes !
Soit dit en passant, comme vous avez pu le remarquer, certains profs d’économie-gestion se montrent hostiles à ceux de SES (vieille querelle entre deux membres séparés d’une même famille : l’enseignement économique secondaire). Mais il est clair à mes yeux que les profs d’éco-gestion subissent le même sort que les profs de SES, et qu’au lieu de se chamailler, ils feraient mieux d’unir leurs forces.
Votre curiosité est-elle satisfaite ?
N’hésitez pas à me poser une autre question si vous jugez que je ne suis pas clair.
Merci en tous cas pour votre contribution à ce débat
Bruno Magliulo
Est-il possible d’envisager un redoublement en terminale alors que l’étudiant a obtenu son baccalauréat?
But : présenter un meilleur dossier scolaire aux établissements supérieurs que l’étudiant espère intégrer.
Merci de votre réponse éclairé
Réponse à Marie
Oui, c’est tout à fait possible, sous réserve cependant d’une demande de redoublement volontaire de la part de l’élève majeur (une demande exprimée par les seuls parents ne suffit que s’il est mineur), et d’une acceptation par l’établissement sollicité (en pratique, la décision appartient au chef d’établissement, qu’il faudra donc demander à rencontrer). Conseil : ayez d’abord une conversation sur ce sujet avec le professeur principal.
On peut le faire dans la même classe (par exemple, bachelier ES demandant à refaire une terminale ES), ou dans une autre terminale (bachelier S demandant à redoubler en terminale L par exemple). On peut le demander dans le même lycée ou dans un autre.
Des textes réglementaires que vous pouvez consulter au CDI du lycée fréquenté, vous précisent les conditions de la scolarité des redoublants volontaires en terminale, et en particuier les épreuves que l’on peut ne pas repasser en conservant le bénéfice des bonnes notes acquises lors de la session précédente.
Pour en savoir plus, dans la collection L’Etudiant :
- Le guide de l’orientation au lycée (en librarie scolaire et sur le site www.letudiant.fr rubrique “librairie”
Bon courage et bonne chance
Bruno Magliulo
Je suis d’origine britannique et j’ai un fils de 15 ans qui risque le redoublement, crise ado, manque de travail. Le système ne pardonne pas les erreurs, il n’y a aucune aide dans l’enceinte du collège et j’en ai demande! Il y a des ‘bons’ et des ‘mauvais’ élèves - dès le départ on porte l’étiquette; je pourrais suggérer qu’il y a des bons et des mauvais résultats et des enseignants qui ne devraient pas l’être mais en tant que parent je n’ai pas mon mot à dire. Aucun parent critique l’enseignement car ils ont peur des répercussions sur leur enfant. Premièrement, la journée est trop longue, on ne demande aucune créativité, c’est un enseignement de troupeau, de bourrage de crâne, à la française quoi. Je suis dégoûtée par un système où les profs sont dépassés et cyniques et sans un minimum de psychologie - “cassons-les ces sales petits branleurs!!” Les élèves qui ne suivent pas, qui auraient besoin d’un coup de main, tant pis pour eux, rien à faire. C’est toute une nation qui se crée dans ces conditions. Une honte nationale, où les enfants des parents qui ont les moyens de payer les cours particuliers réussissent le mieux.
Réponse à Townsend
Lisez l’article que je viens d’écrire sur ce blog, sous le titre “C’est quoi un bon lycée (ou collège) ?. Vous y trouverez une grande partie de ce que votre témoignage, dont je vous remercie, me donne à penser. Vous y trouverez aussi quelques témoignages de parents d’élèves, d’élèves, de profs … qui vous montrent que nombreux sont ceux qui portent une critique proche de la votre.
Cela dit, force est de constater qu’il existe deux catégories d’établissements secondaires : ceux qui sont qualifiables de “sélectifs” (voire d’ “hyper sélectifs”), dans lesquels les choses se passent fréquemment ainsi que vous le décrivez et ceux que l’on qualifie d’ “accompagnateurs”, qui ne visent certes pas le même niveau de performance scolaire, mais pratiquent une gestion plus humaine des jeunes qui leur sont confiés, mettent l’accent sur l’accompagnement lorsqu’un élève est en difficulté …
Vous évoquez les pratiques de redoublement. Comme vous le savez peut être, en seconde, le taux de redoublement en France est de 15% en moyenne (deux fois plus important qu’en Grande-Gretagne par exemple : en France, on a un usage sans doute exagéré du redoublement comme myen de remédier aux difficuktés scolaires de certains élèves). Mais il est intéressant de constater que ce taux peut dépasser 25% dans certains établissements, quand il n’est que de 8% dans d’autres). On le sait fort bien : à bilan scolaire équivalent, un élève peut être déclaré redoublant dans un établissement “sélectif”, et jugé comme capable de passer en première dans un autre établissement, plus “accompagateur”.
Et chaque famille a toujours le choix entre l’un et l’autre. En choissant un étabissement hyper sélectif, on accepte de courir le risque d’être en effet victime de ce que vous décrivez. Si on est soucieux d’une autre pédagogie, plus “accompagnatrice” que “sélective”, alors, le “bon” établissement scolaire n’est pas forcément celui qui affiche les taux de réussiste aux examens et concours finaux les plus élevés , et permet à la plupart de ses élèves sortant de terminale d’être admis dans les meilleurs classes préparatoires aux grandes écoles..
Merci en tous cas pour ce témoignage, et n’hésitez pas à aller lire l’article que je viens de mettre en ligne sur le thème “C’est quoi un bon lycée (ou collège) ?”, et les commentaires des internautes qui ont bien voulu le lire et le comener. Ils sont pour l’instant peu nombreux, mais c’est normal : il n’est en ligne sur ce blog que depuis quelques jours.
Et si vous le souhaitez, n’hésitez pas de faire un autre commentaire, après avoir lu cet autre article.
Bruno Magliulo
Bonsoir, mon fils âgé de 12 ans est actuellement en classe de 5ème.
Le conseil de classe a opté pour le passage en 4 ème générale.
En même temps, toute la classe passe sauf un élève qui s’oriente vers un apprentissage. Les résultats du 3ème trimestre sont catastrophiques, du moins dans les matières principales. Les précédents étaient corrects avec une moyenne de 12,5/20. Je me pose la question à savoir s’il ne serait pas préférable de le faire redoubler ? Je lui en ai parlé et il est strictement contre car il me dit qu’il perdra ses amis et qu’il m’en voudra et ne fera plus rien si tel était le cas. Peut-il rebondir en 4 ème ? Je n’ai aucune envie qu’il s’enfonce dans ses études et en même temps, je sais qu’il n’a pas la maturité nécessaire pour comprendre le bien fondé d’un redoublement. Qu’en pensez-vous ?
Merci de votre réponse
Réponse à Alexia
De deux choises l’une : où cet élève (et ses parents) sont demandeurs d’une telle orientation vers une classe de pré apprentissage, et pourquoi pas ? Où il se retrouve devant une telle orientation “par défaut”, et dans ce cas, la logique voudrait qu’en effet, on “investisse” une année de redoublement volontaire, pour voir s’il peut rebondir l’an prochain, et retarder ainsi le moment de son éventuel passage dans une voie professionnelle (qui pourra se faire après la troisième, ou après la terminale s’il prépare ensuite un bac général ou technologiqe).
Le problème est évidemment qu’un redoublement ne saurait être efficace que s’il se fait avec l’accord de l’élève, si ce dernier est conscient que cette “seconde chance” ne sera utile que s’il accomplit en deuxime classe de cinquième un parcours significativement supérieur (il faudra viser au moins deux points sur vingt de moyenne en plus).
Qu’il oppose à cette logique le souci de ne pas quitter ses amis, e l’entend … mais je ne comprend pas : de toutes les façons, il ne sera plus dans les mêmes classes, et on sait bien ce que les amis deviennent dans ce cas. Quand à dire qu’ en cas de redoublement “il ne fera rien”, c’est une réponse défaitiste qu’il faudrait alors l’aider à dépasser, et seuls ses parents peuvent l’accompagner dans cette démarche.
Car pour répondre à votre question : oui, il peut “rebondir” en redoublant sa quatrième, mais à la condition bien sur d’en tirer profit par un effort de travail dès la rentrée. Le danger : les premiers jours, il va ressentir une impression de facilité. Là est le piège : s’il ne profite pas de cela pour chercher de suite à être “tête de classe”, c’est en effet une année qui risque d’être perdue. En quelques sortes : il peut rebondir, mais pas s’il ne profite pas des avantages d’un tel redoublement volontaire… moins vexatoire quand même qu’un redoublement imposé puisque c’est un choix.
Pour en savoir plus, dans la collection l’Etudiant :
- 100 questions-réponses pour bien s’orienter (tout sur le bon usage du redoublement volontaire, le droit d’appel en cas de décision contestable du conseil de classe, etc;)
- Le guide de l’orientation au lycée (de la troisième à l’après-bac) : tout sur les voies générale, technologique, professionnelle…
Par l’Internet : www.letudiant.fr (rubrique “librairie”)
Pour aler plus loin, avec l’aide d’un expert accompagnateur :
- Solutions orientation (www.so.letudiant.fr, tel : 01 75 55 41 60)
N’hésitez pas à meposer une autre question si vous le désirez
Bon courage et bonne chance
Bruno Magliulo
Bonjour!
Je suis actuellement en seconde et j’ai … complètement raté mon année… Le conseil de classe a coché la case redoublement dans la fiche bleue pour le deuxième trimestre.
J’avoue ne pas avoir fait le maximum mais je suis effondrée à l’idée de redoubler… Et je suis persuadée que psychologiquement ce n’est pas une bonne chose pour moi et bien au contraire ne ferait qu’aggraver mon cas. Puisque déjà cette année j’ai fait une dépression pendant environ 2 mois car j’ai été séparé de mes amies que je connaissais déjà depuis 3 ans et que je ne me suis pas fait d’autres amies dans la classe où j’étais, j’étais tout simplement confrontée à la solitude. Je pense que c’est à cause de cela que je n’avais aucune envie de travailler plus que je ne le faisais…
Je pense également que c’est inutile que je redouble cette année de seconde car je vais pendant les vacances reprendre les cours non-assimilés et l’année prochaine je compte prendre des cours de soutiens dans certaines matières où j’ai des lacunes car je sais que c’est très bénéfique pour moi car j’en avais fait en 3 ème où j’ai aussi failli redoubler et que grâce aux cours que je prenais en dehors de l’établissement mes notes avaient relativement augmenté!
Mon conseil de classe du troisième trimestre est le 15 juin… J’appréhende ce moment et je ne sais plus trop quoi penser…
Je voulais savoir votre avis. Vous me proposez plutôt de redoubler ou de faire appel contre l’avis du conseil ?
Réponse à Margaux
D’un côté, le “rêve”, c’est à dire votre souhait de passer en première malgré ce que vous qualifiez vous même d’” année complètement ratée”. De l’autre côté la “ralité”, qui est que sur une telle base, il est logique que le conseil de classe décide d’un redoublement. Entre les deux, l’espace de “négociation intermadiaire” est mpince, très mince.
Vous laisser passer sur de telles bases est-il raisonnable ? Les motifs “psychologiques” que vous évoquez sont bien sur à prendre en compte, mais à quoi bon passer en première si c’est, faute d’avoir acquis les bases nécessaires pour y réussir, s’y retrouver ensuite en situation d’échec ? ous êtes un peu dans la peau de quelqu’un qui conduit un véhiocule automabnile avec un plein d’essence qui doit le conduire à 700 kms, et qui n’en a que pour parcourir 400 ! Qu’allez vous faire une fois votre véhicule arrété sur la route ?
Certes, vous évoquez l’idée qu’une fois entrée en première, vous allez chercher du soutien, faire un ros effort, bref : vous remettre à nive
Suite de la réponse à Margaux
Excusez moi, mais la première partie de ma réponse est partie intempestivement. Voici le suite :
Nous disions donc :
“vous remettre à niveau. Mais sur quelle base les professeurs de votre conseil de classe de seconde actuelle vous feraient-ils confiance, sachant qu’une fois entrée en première, le passage en terminale est automatique (pas de possibilité de redoublement entre la première et la terminale) ? Vos professeurs vont vouloir se prémunir du risque de vous voir passer en terminale sans être au niveau du bac, et vont sans doute anticiper en seconde . De toutes les façons, c’est le conseil de classe qui décide : avec vos parents, vous ne pouvez qu’exprimer des voeux.
Cela dit, redoubler sa seconde n’a rien de catastrophique si c’est pour rebondir dans de bien meilleures conditions. Mais dans ce cas faites très attention à ce que vous allez faire de ce redoublement : les premiers temps, vous ressentirez un sensation de facilité qui est un véritable piège. Cela vous donnera le sentiment que vous pouvez “y arriver” sans trop travailler. Mais si c’est votre raisonnement, c’est fichu , car très vite vous allez être rattrapée par les autres. Ce qu’il faudra, c’est profiter de votre avantage de départ pour passer à la vitesse supérieure et vous efforcer d’être “tête de classe” et le rester jusqu’en fin d’année. Savez-vous qu’on estime qu’un redoublement n’est efficace que si l’élève redoublant obtient, lors de sa deuxième année, au moins 1,5 à 2/20 de moyenne en plus ?
Cela dit, rien ne vous interdit d’insister, sachant que vous prenez les risques que je viens d’évoquer. De deux choses l’une : où le conseil de classe vous donne satisfaction (et pourquoi pas, et dans ce cas vous avez satisfaction, à charge pour vous de prouver ensuite que cette confiance était méritée ?), où il ne le fait pas ! Dans ce deuxième cas (le plus probable en l’état actuel des choses), vous disposez d’un droit d’appel devant la “commission académique d’appel”. Attention : vous disposerez de trois jours (pas un de plus), pour exprimer ce recours, après la notification de la décision du conseil de classe du troisième trimestre (le 15 juin en ce qui vous concerne d’après ce que vous écrivez).
Une partie de la réponse va dépendre du type de seconde que vous allez demander : est-ce que ce sera une première purement générale, ou technologique, et dans ce dernier cas, laquelle ? La réponse risque de ne pas être la même selon que c’est un bac général ou technologique !
Dans tous les cas de figure, vous aurez besoin d’affuter vos arguments, aussi bien pour le conseil de classe que pour l’éventuel recours à la commission d’appel. Pour vous y préparer, et présenter de bons arguments, je vous invite à consulter de près les deux ouvrages récents, qui vont vous faciliter les choses :
Dans la collection L’Etudiant :
- Le guide de l’orientation au lycée
- 100 questions-réponses pour bien s’orienter
Par l’Internet : www.letudiant.fr (rubrique “librairie”)
Si vous habitez la région parisienne : à la libraririe de L’Etudiant, 23 rue de Châteaudun, 75008 PARIS (métro La Trinité)
N’hésitez pas à me demander un complément de réponse en cas de besoin
Bon courage et bonne chance
Bruno Magliul
Bonjour,
Ma fille Margaux, souhaite obtenir pour l’année prochaine une 1ère ES, souhait qui avait été confirmé lors du 2ème conseil de classe si ses résultats augmentaient notamment en mathématique.
Son professeur prinncipal vient de m’informer que le passage en ES lui était refusé mais qu’on lui accordait une L ou une STG.
Margaux jusqu’a fin de 3ème avait une moyenne honorable entre 13 et 15, mais sans vraiement travailler, elle a toujours vécu sur ses acquis. Cette année a été très difficile pour elle, mal dans sa peau, elle semble vivre tous les affres de l’adolescence. Peu travailleuse cette année, la sanction a été rapide, ses notes se sont écroulées. Je ne sais pas quoi faire insister auprès de l’établissement pour obtenir son passage en 1ère ES ou demander un redoublement notamment dans un autre établissement. Margaux selon sa prof principal “est fine et a de bonne base mais n’a pas su cette année se mobiliser , de plus son comportement jusqu’ici plutôt agréable a été plus difficile. Le lycée propose donc une orientation différente de celle choisie, malgré certains efforts de Margaux constatée par sa prof principale elle est passé de 3.5 en math à 9.5 et a entre 10 et 12 dans les autres matières ou un redoublement dans un autre établissement qui l’a séparerait de camarades perturbatrices (dixit son prof). Merci de me dire si le redoublement peut être moteur dans une prise de conscience du peu de travail fournit, ou si celui ci très mal vécu par Margaux ne lui sera pas bénéfique.
Réponse à Christine
Vous devez partir d’un principe : en matière d’orientation, aux niveaux des classes de troisième et seconde, les familles ont un pouvoir d’expression de voeux, mais c’est l’institution scolaire qui décide. Concrètement cela veut dire que le conseil de classe du troisième trimestre peut prendre la décision d’orienter votre fille vers une première L ou STG (il faudra quand même choisir et en parler avant avec vous et Margaux, car ce n’est pas du tout la même chose, ni en terme d’études secondaires, ni en terme de poursuite d’études dans le supérieur, puis dans la vie active).
Pour espérer pouvoir être admise en ES, il est en effet nécessaire d’avoir un niveau convenable en mathématiques. Cela ne suffit certes pas, mais c’est sans doute, malgré ses indéniables progrès, son niveau en maths qui explique cette hésitation à l’idée d’autoriser Margaux à passer en première ES. Ce problème se pose nettement moins pour passer en STG, et surtout en L.
Cela dit, Margaux n’a pas démérité, et surtout, a fait d’indéniables progrès en cours d’année. Cela ne sera peut être pas jugé suffisant, mais c’est un fait indéniable et vous pouvez vous appuyer sur ce fait pour justifier votre éventuelle confirmation d’un premier voeu d’orientation vers ES. Et si le conseil de classe, puis le chef d’établissement (qui décide en dernière instance au niveau de l’établissement), vous confirment ce que vous ne souhaitez pas : une orientation vers L ou STG (réfléchissez bien en famille avant de dire quel bac vous souhaitez pour Margaux, en tenant compte des caractéristiques des filières L et STG, de leurs débouchés aussi), sachez que vous disposerez, si vous maintenez une demande vers ES en premier voeu, d’un droit d’appel. A vous de décider si vous en usez ou pas. Attention : vous ne disposerez que de trois jours pour le faire à partir de la notification de la décision d’orientation. Et si vous le faites, préparez votre argumentaire avant d’y aller.
Le vrai problème à vous poser : Margaux sera-t-elle suffisamment armée pour réussir ensuite une première puis une terminale ES, classe pour laquelle, à travers les informations que vous avez bien voulu me communiquer, elle semble en ce moment mal armée, même si elle a quelques atouts dans sa manche.
D’où votre autre question : un redoublement volontaire n’est-il pas préférable ? Oui, mais à deux conditions :
1) Que Margaux soit préparée à une telle décision et comprenne bien que ce n’est pas une sanction, mais une décision volontaire (puisqu’elle peut aussi passer dans une autre première), et que cela peut représenter pour elle une vraie chance
2) Mais ce ne sera une chance qu’à la condition qu’en début d’année de nouvelle seconde, elle ne se laisse pas piéger par l’impression de facilité qu’elle va ressentir en début d’année scolaire. Elle va en effet avoir le sentiment d’y arriver sans trop travailler, et si elle se laisse aller, il est clair que très vite, elle va être rattrapée puis dépassée par une bonne partie des autres. Il faut au contraire qu’elle profite de cet avantage de départ pour se donner les moyens de viser la tête de classe … et s’efforcer d’y rester. Dites vous (et dites lui) bien qu’un redoublement volontaire n’est considéré comme étant réussi que si, l’année d’après, l’élève obtient AU MOINS O2/20 de moyenne en plus. En dessous, même s’il y a un progrès, on estimera qu’elle n’a pas su profiter de son redoublement volontaire. Si c’est pour se retrouver orientée en L ou STG dans un an, cela n’aura servi à rien !
Expliquez aussi au conseil de classe (donc au professeur principal et au délégué des parents d’élèves), pourquoi vous souhaitez à ce point un bac ES : quel avantage représente-t-il à vos yeux par rapport aux deux autres qui vous sont proposés ?
Pour vous aider dans votre démarche à venir, je vous conseille les lectures suivantes :
Dans la collection L’Etudiant :
- “100 questions-réponses pour bien s’orienter” (avec en particulier plusieurs articles sur le fonctionnement d’un conseil de classe, comment s’y préparer, comment faire appel en cas de besoin de le faire, le bon usage du redoublement volontaire,etc.)
- “Le guide de l’orientation au lycée” (pour tout connaître sur les différences entres les filières ES, L, STG… et leurs débouchés dans l’enseignement supérieur)
- Que faire avec un bac ES ?
- Que faire avec un bac STG ?
- Que faire avec un bac L ?
Par l’Internet : www.letudiant.fr (rubrique “librairie”) ou en la librairie de L’Etudiant, 23 rue de Chateaudun 75008 PARIS, métro Notre-Dame de Lorette)
N’hésitez pas à me poser une autre question si vous le désirez
Bon courage et bonne chance
Bruno Magliulo
Bonjour,
La plupart des profs sont conscient que le redoublement ne sert pas forcément à grand chose car l’adolescence est une période parfois difficile et les certains enfants ne peuvent pas tout faire en même temps. J’ai décidé que ma fille devait redoubler cette année sa classe de 3ème car elle ne travaille plus depuis 2 ans. C’est difficile à accepter pour elle qui pensait “passer” à l’ancienneté mais comme elle n’aura que 15 ans à la fin de l’année et qu’elle manque sérieusement de maturité, je ne la sens pas capable de rattraper le coup en 2nde. Je lui ai imposé le redoublement en argumentant qu’on ne passait pas dans la classe supérieure avec l’objectif de redoubler même si on souhaitait quitter le collège. Comme elle n’a pas la moyenne en math, ni en histoire géo, ni en physique, et qu’elle a de fortes chances de ne pas obtenir son brevet, ma décision est fondée d’autant plus qu’elle a du traverser de grosses difficultés familiales et surmonter des problèmes de santé. J’ai préféré devancer l’appel du conseil de classe car sa prof principale m’a mise en garde sur l’orientation. Les collèges ont des quotas de réussite en fin de cycle et l’orientation des élèves peut être décidés par le principal en fonction des statistiques qui doivent être suivies. Bien sur, je vais l’inscrire dans un autre établissement et bouleverser ses habitudes pour qu’elle n’ait pas la sensation de recommencer la même chose. Il est difficile d’établir une règle car chaque élève est un cas particulier et l’adolescence une période dès plus délicate. Il peut exister de grandes différences entre un élève qui n’aura pas de problèmes psychologiques et atteindra l’âge de 15 ans en 3ème et un jeune qui aura rencontré des épreuves et qui serait rentré en 3ème à 13 ans. A cet âge là, on est en pleine mutation et parfois paresseux. Il faut savoir distinguer la paresse naturelle que la maturité peut corriger, d’autres motifs qui nécessitent de faire souffler l’élève. L’important reste d’évaluer le risque de décrochage du système scolaire. Il est indispensable de rencontrer les profs, de maintenir le dialogue, d’écouter les arguments de l’élève, de le responsabiliser face à son travail et son choix d’orientation car la maturité et la croissance ne vont pas de paire.
Bonjours a tous.
Je suis un élève de seconde qui a un avis défavorable en STG.
Ma moyenne général dans l’année est de 9.7. Au premier trimestre 10.2, deuxiéme 10.7 et troisiéme 8.3.
J’ai été favorable en STG et défavorable en ES au deuxiéme trimestre j’ai même eux des encouragement. Malheureusement je me suis relaché et mes notes ont chutés, je n’ai jamais reçut un coup de téléphone ni même une indication pour m’infomer je risquait le redoublerment, aujourd’hui la prof m’a littéralement cassé. Sachant que je désire vraiment faire pompier pro, il me faut juste n’importe qu’elle premiére pour pouvoir entamer mes études de pompier avec un bac pro hygiéne et sécurité en trois ans. Demain je vois la sous directrice et ma prof titulaire pour discuter de ça, et suite a ça je vais faire appel.
Pensez vous que ça vas marcher?
Bonjour,
Gros dilemne : mon fils est en 1ère S (un an d’avance et enfant précoce) avec 8,5 de moyenne générale sur l’année. Ses profs conseillent une réorientation en ES ou STSS ce qu’il refuse catégoriquement car il veut être ergothérapeute donc pas besoin d’un bon dossier de 1ère. Nous les parents et lui, on souhaite qu’il passe en Term S quitte à redoubler éventuellement car s’il redouble sa 1ère S, on est sûrs qu’il ne fera que le minimum comme cette année ; qu’en pensez-vous ?
merci de votre réponse
Réponse au commentaire de Pinson
Merci d’abord pour cette très intéressante contribution, sous forme d’un témognage personnel très éclairant.
Tout à fait d’accord avec vous lorsque vous écrivez que “chaque élève est un cas particulier”, et qu’en conséquence, il n’est pas raisonable d’appliquer à tout le monde “la même règle”.
Le fait qu’en France on ait indéniablement (il suffit de comparer les taux de redoublement aux niveaux 3e et seconde à ceux des pays étrangers) un excès d’utilisation du redoublement pour remédier à la difficulté scolaire de certains élèves, alors que d’autres pays prônent (avec succès si on veut bien tenir compte des tests de comparaison internationale des “performances” des élèves de 15 ans comme l’enquête PISA par exemple) le passage en classe supérieure avec accompagnement, ne veut pas pour autant dire qu’il faut passer de l’excès de l’un à l’excès de l’autre.
Il y a en effet des cas où le redoublement est salvateur. Les spécialistes , des chercheurs qi ont fait d’augustes recherches sur le sujet, évaluent à environ un tiers la part des élèves redoublants pour qui le redoublement est une bonne solution (c’est à dire que les élèves en question tirent un bon profit de cete situation et rebondissent ensuite positivement), et je ne doute pas, à vous lire, que votre enfant fait partie de ce tiers. Mais pour les deux autres tiers (donc la majorité), on constate que le bilan scolaire et personnel en fin de deuxième année ne s’améliore pas significativement, voire que ces élèves font moins bien !.
Il faut donc en effet partir de chaque cas, et examiner sérieusement chaque stuation : pour certains un redoublement bien accompagné sera une bonne décision. Pour d’autres, un passage magré tout … aussi, mais à la condition que l’élève ainsi autorisé à passer dans la classe supérieure, malgré ses lacunes, trouve ensuite dans la classe supérieure et dans son établissement, les structures d’accompagnement individualisé ou en petit sgroupes sans lesquelles il risque fort d’être à nouveau en situation d’échec.
Je ne prône donc pas l’idée d’une suppression du redoublement au profit du tout accompagnement, mais un meilleur équilibre entre les deux.
Pour votre information, sachez que j’ai développé ces idées dans un livre publié dans la collection L’Etudiant, dont le titre est “100 questions-réponses pour bien s’orienter” (par l’Internet : www.letudiant.fr rubrique “librairie”)
Merci encore pour cette contribution, n’hésitez pas à ajoter un autre commentaire si vous le désirez
Bruno Magliulo
Réponse à Maxime
Il est vrai que vos notes sont loin d’être rassurantes pour ce qui est d’un passage en première, et surtout, elles sont en baisse significative au troisième trimestre. Je ne suis donc pas surpris que le professeur principal vous ait fait savoir que le conseil de classe se prépare à proposer un redoublement.
Vous avez cependant un droit si cette décision est prise et si vous décidez de la contester : vous pouvez faire appel devant une commission d’appel (attention : vous aurez trois jours, pas un de plus, pour le faire, à partir de la date de la notification par le chef d’établissement de la décision d’orientation). Mais ne vous faites guère d’illusion : vous n’avez semble-t-il pas beaucoup d’arguments à faire valoir. Les commissions d’appel (qui donnent en moyenne raison à environ 20% des familles), ne le font que sur la base d’arguments jugés recevables. Il ne suffira pas de dire que vous voulez absolument passer en première ! Il faudra démontrer que le conseil de classe vous a jugé anormalement. On vous demandera d’ailleurs (vous ou vos parents de préférence), d’aller défendre votre dossier sur place le jour ou il sera soumis à cette commission. UN BON CONSEIL : lisez (pour vous préparer efficacement), le premier des livres signalés ci-après car vous aurez dans ce cas besoin de préparer vos arguments en famille et à l’avance.
Mais pour devenir pompier professionnel, il n’est pas obligatoire d’être détenteur d’un bac général ou technologique : un bac professionnel peut faire l’affaire, surtout celui que vous citez (hygiène et sécurité) qui est très adapté.
Problème cependant : vous n’avez presque aucune chance de passer directement en première professionnelle. Il faut donc vous préparer à redoubler … en seconde professionnelle, et même cela n’est pas évident parce que les lycées professionnels n’ont, dans cete spécialité très demandée, que peu de places, si bien qu’ils font un tri des candidats à l’entrée.
Dernière solution : vous redoublez la seconde actuelle et vous profitez de cette année de redoublement non pas pour vous “la couler douce” (car dans ce cas, vous allez perdre cette année et vous retrouver dans la même situation dans un an, voire en moins bonne situation car vous ne pourrez pas tripler), mais pour profiter de vos acquis pour vous efforcer de faire partie des bons élèves de votre deuxième seconde, et ensuite vous orienter conformément à vos voeux premiers : en ES ou STG.
Pour en savoir plus, dans la collection L’Etudiant :
Prioritairement :
- “100 questions/réponses pour bien s’orienter” (avec tous les conseils utiles pour, entre autres choses, se préparer à soumettre son cas à une commission d’appel)
- “Le guide de l’orientation au lycée” (tout sur les divers parcours d’études de la seconde à la terminale et au passage dans l’enseignement supérieur ou la vie active)
Eventuellement :
- Que faire avec un bac ES ?
- Que faie avec un bac STG ?
Disponible par l’Internet : www.letudiant.fr (rubrique “librairie”)
Et si vous éprouvez plus tard le besoin d’un accompagnement en face à face ou à distance, par un expert dans le domaine de l’orientation :
- Solutions orientation (01 75 55 41 60 et www.so.letudiant.fr)
N’hésitez pas à me poser une autre question si vous le désirez
Bon courage et bonne chance
Bruno Magliulo
Réponse à Guillaume
La réglementation est formelle : la classe de première n’est pas (contrairement aux classes de troisième, seconde et terminale) un pallier d’orientation. Concrètement, cela veut dire que le conseil de classe du troisième trimestre N’A PAS LE DROIT D’IMPOSER UN REDOUBLEMENT OU UNE REORIENTATION. Vous avez donc le droit de décider de faire passer votre fils en terminale S : en prononçant l’an dernier le passage en première S, le conseil de classe d’alors a pris ses responsabilités et s’engage à accepter le parcours automatique jusqu’au bac en deux ans pile.
Voila pour le princpe, la règle.
Cependant, on observe trois cas de figure qui viennent pondérer ce principe :
1. Certaines familles sollicitent du conseil de classe un redoublement volontaire (dans la même filière ou dans une autre), que le conseil de classe du troisième trimestre examine, et par rapport auquel il prononce une décision pour peut être favorable (redoublement accepté) ou défavorable (passage dans la même terminale).
2. Il arrive que par la bouche du professeur principal, le conseil de classe recommande à la famille un redoublement volontaire (dans la même première ou dans une autre), et dans ce cas, c’est la famille qui décide de la réponse (et peut donc refuser)
3. Il arrive enfin, sur demande de la famille, ou proposition du conseil de classe, qu’un élève soit invité à se réorienter de première vers une autre terminale (de première S vers une terminale ES ou ST2S par exemple). Là encore, la famille garde le droit de refuser, de même que le conseil de classe peut refuser cela si c’est la famille qui le demande. A CE PROPOS : NE CEDEZ PAS A LA LOGIQUE D’UNE REORIENTATION VERS ES OU ST2S CAR AVEC DE TELS BACS, VOTRE FILS N’AURA QUASIMENT AUCUNE CHANCE DE POUVOIR ENTRER UN JOUR DANS UNE ECOLE D’ERGOTHERAPIE. Il faut pour cela un bac S !
Il n’en reste pas moins que passer en terminale S avec des lacunes (mais je mesure mal leur degré d’importance en ce qui concerne votre fils) n’est pas sans risque : la terminale S est une classe particulièrement exigeante. Il faut donc bien y réfléchir.
De plus, il est vrai que pour certaines études supérieures, il n’y a pas de sélection sur dossier incluant les bulletins de notes et appréciations de première, mais si la sélection existe et se fait sur concours, ou sur dossier n’incluant que les bulletins de notes et appréciations de terminale, être un élève moyen en terminale S suffira pour avoir son bac, mais pas pour avoir ensuite des chances raisonnables de parvenir à entrer dans de telles filières, compte tenu de la sélection à l’entrée qui est sévère.
Or, c’est le cas des écoles qui, en trois ans après le bac, préparent au diplôme d’état d’ergothérapeute. Comme vous le savez peut être, ces écoles sont installées dans des universités (et certaines exigent même un passage par la première année des études médicales). sachez que les 7 écoles d’ergothérapie n’ont offert en 2008, au total , qu’environ 350 places à 7 fois plus de candidats qu’il n’y avait de places offertes ! Ajoutez que d’année en année, les écoles d’ergothérapie qui exigent que l’on passe d’abord par une année d’études médicales sont de plus en plus nombreuses. A plus ou moins long terme, toutes exigeront cela, ce qui donnera un parcours d’études de type bac S + 1 an de médecine + concours + 3 ans d’études . Or, comme vous le savez, le niveau d’une première année d’études médicales est tel que les S moyens n’ont guère de chance d’y supporter la pression.
Mais là où vous avez pleinement raison, c’est que les procédures de recrutement dans ces écoles ne prendront absolument pas en compte les résultats obtenus en première, alors que ce serait le cas si votre fils était candidat pour une admission en classe préparatoire, en IUT, en BTS … Attention : s’il passe en terminale S en l’état actuel de ses résultats scolaires, il ne faudra pas qu’il change d’avis ensuite, ou alors, il faudra qu’il fasse une franchement bonne terminale S. Sinon, il risque fort (et pourquoi pas ?) d’être obligé d’accepter une entrée en première année d’un premier cycle clicence à l’université.
Conseil si vous décidez de passer outre la pression des professeurs et le faites passer en terminale S (encore une fois, vous en avez le droit) : qu’il choisisse l’enseignement de spécialité de SVT, qui est le plus utile pour les études qu’il veut entreprendre ensuite.
Pour en savoir plus sur toutes ces questions, à lire, dans la collection L’Etudiant :
- “100 questions-réponses pour bien s’orienter” (avec en particulier toutes les informations utiles pour faire appliquer votre droit au passage automatique en terminale S)
- “Pour quelles études êtes-vous fait ?” (avec des tests et grilles d’auto analyse : très pratique et utile)
- “Que faire avec un bac S ?”
Par l’Internet : www.letudiant.fr (rubrique “librairie”)
Pour bénéficier d’un accompagnement à distance par un expert :
- Solutions orientation : www.so.letudiant.fr et 01 75 55 41 60)
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Bon courage et bonne chance
Bruno Magliulo
Bonjour, je suis une élève de 3ème se trouvant depuis la 6ème dans une école juive. A partir de la classe de 5ème, je suis toujours passé de justesse dans les classes supérieurs en ayant à peine travailler et en me reposant sur mes acquis. Mais seulement au troisième trimestre de 3ème, le conseil de classe a décidé que je REDOUBLERAIS!! (Premier trimestre: 11.80, Deuxième trimestre: 10.43 et troisième trimestre: environ 11). Le mot redoublement est un mot qui me terrorise et qui m’est inssuportable! Comment admettre d’être obligé de tout recommencer, et d’accepter que mes professeurs me l’imposent après m’avoir complètement délaissés cette année? J’en suis incapable et je trouve cela totalement injuste étant donné que toute l’année ils ne remarquaient à peine les élèves en difficultés ou très moyens et ne faisaient que s’occuper et interroger les bons élèves. Je ne trouve pas ça normal du tout et je suis sûr que si ils m’avaient portés un peu plus d’intérêt et que si ils m’avaient encouragés, j’aurais alors enfin eu la motivation, l’envie de travailler et j’aurais alors forcément progressé. N’étant pas d’accord avec la décision du conseil de classe, je suis décidé à faire appel. Est-ce une perte de temps? Doit-je me remettre en question? Merci d’avance.
Réponse à Léa
Je comprend votre réaction, mais crois utile de la pondérer car vous dites vous même que jusque là, vous avez “à peine travaillé”, et vous êtes “reposée sur vos acquis”. Alors bien sur, de passage ric rac en passage ric rac, vous aviez fini par croire que cela allait continuer … Or, compte tenu des exigences d’une classe de seconde générale, je peux comprendre que vos professeurs estiment que vous devez changer de comportement scolaire, et faire la preuve que vous avez acquis les connaissances et compétences requises pour avoir de sérieuses chances de réussir en seconde générale.
Cela dit, je connais bien des collèges dans lesquels avec une moyenne telle que la votre, on laisse passer. Vous êtes peut être scolarisée dans un établissement relativement sélectif, comme bien d’autres.
Cela étant, vous avez le droit en effet de faire appel de cette décision d’orientation. Mais attention à ne pas vous faire d’illusion : il ne suffira pas de déclarer que cela vous est insupportable, vous terrorise… Il faudra présenter des arguments qui tiennent la route. Le problème c’est que je ne peux guère vous aider, ne connaissant rien des détails de votre bilan scolaire. Ce qui serait bien pour votre “défense” : trouver le cas d’un(e) autre élève qui, à résultats scolaires équivalents, aurait été admis en seconde générale par le même conseil de classe. Mais il ne suffira pas de le dire : il faudra présenter les bulletins scolaires de cet autre élève, et donc que si cet élève existe, il vous autorise à photocopier les dits bulletins. d’autres arguments sont susceptiblesde vous venir en aide comme un excellent résultat au brevet, le fait que vous avez obtenu la moyenne aux trois trimestres.Deplus, avez vous eu droit à un entretien d’orientation avec le professeur principal comme la réglementation oblige l’établissement à le mettre en oeuvre ? Si ce n’est pas le cas, c’est un argument car du coup, vous pouvez arguer qu’on ne vous a pas prévenu à temps de vos problèmes, du risque de décider d’un redoublement.
Il n’en reste pas moins qu’un redoublement en troisième, ce n’est certes jamais agréable, mais ça peut être une chance si vous repartez sur de meilleuresbases l’an prochain, profitant de votre relativefacilité de début d’année pour vous donner les moyens de rester parmi les meilleures élèves de votre nouvelle classe de troisième. Par contre, si vous vous laissez piégerpar le sentiment de facilité que vousallez ressentir les premiers jours, vous risquez fort d’être très vite rattrapée puis dépassée par les autres . On estime qu’un élève redoublant doit avoir au moins deux points sur vingt de moyenne en plus !
Conseils de lecture pour préparer votre argumentaire devant la commission d’appel, dans la collection L’Etudiant :
- “100 questions-réponses pour bien s’orienter” (en particulier, les questions 14 et 15)
- “Le guide de l’orientation au lycée (de la troisième à l’après-bac)”
Par l’Internet : www.letudiant.fr (rubrique “librairie”) o à la librarie de l’éditeur, 27 rue de Chateaudun, 75008 PARIS (métro station Notre-Dame de Lorette)
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Bon courage et bonne chance
Bruno Magliulo
Bonjour Mr Magliulo,
La lecture de ce blog me rassure face à mes interrogations pressantes et sans véritable réponse. Mon petit frère de 14 ans vient de recevoir l’avis de son conseil de classe qui demande le redoublement de son année de 4e. Mes parents et mon frère sont totalement perdus face à cette décision. La moyenne de mon frère est de 9. Oui ce n’est pas une bonne moyenne, oui ce n’est pas un élève qui apprécie le système scolaire et qui ne fournit pas beaucoup d’efforts mais quelques problèmes se posent.
Mon frère ne sait pas du tout vers quel avenir professionnel se tourner. Il voit le redoublement comme une punition et avoue préférer redoubler sa troisième qu’une quatrième où il ne s’est pas du tout épanoui pendant l’année. Il est découragé par le système scolaire, n’a pas du tout confiance en lui et affirme ne pas vouloir travailler dans le cas d’un redoublement.
Alors oui je m’interroge son manque de maturité est évident, ses notes ne sont pas fameuses. Mais le redoublement d’un élève qui ne le souhaite absolument pas et qui ne voit pas cette décision comme un tremplin doit-il lui être imposé ? Je désire ajouter que des efforts sont constamment fournis par mes parents qui ne sont pas très aisés (aide aux devoirs, financement de soutien scolaire, rendez-vous avec les professeurs). Un redoublement de la quatrième sera-t-il vraiment efficace dans des conditions qui ne seront certainement pas améliorées ?
En vous remerciant.
J’ajoute une autre demande qui me semble importante.
Quel redoublement favoriser, si cela peut être dit, un redoublement de quatrième ou de troisième ?
Réponse à Laure
Je commencerai par vous rappeler ou signaler que la famille a droit à faire appel de cette décision de redoublement. Nul ne peut l’empêcher de recourir à une commission d’appel si elle juge avoir de bonnes raisons de le faire. Attention : elle n’a que trois jours pour le faire à partir de la notification de cette décision par le chef d’établissement.
Si elle le fait, il lui faudra présenter un argumentaire qui tienne la route. Il ne suffira pas de dire que “cela risque de le décourager”. Dans une telle perspective, je conseille à la famille de préparer ses arguments à l’avance, et d’aller défendre le cas de l’enfant devant la commission d’appel. S’ils ne le font pas, c’est quasiment fichu d’avance. Pour préparer l’argumentaire, je recommande la lecture du premier des livres signalés en fin de ce commentaire.
Entrer en troisième avec 9/20 de moyenne ne serait pas sans risque car si votre frère y est orienté malgré ses insuffisances, il risque fort de faire une mauvaise troisième, et de se retrouver en fin d’année avec une décision d’orientation non désirée par la famille.
Vaut-il mieux redoubler en quatrième ou en troisième ? Cela dépend des cas bien sur, mais j’aurais bien sur tendance, si une telle décision devait être prise, à le faire en troisième plutôt qu’en quatrième, car l’échéance la plus lourde de conséquences est évidemment celle du passage en seconde.
En tout état de cause, le niveau de la classe de quatrième correspond à un pallier d’orientation, et le conseil de classe a le droit d’imposer un redoublement. J’imagine que ses membres n’ont pas pris une telle décision sans motifs. La question est de savoir si l’élève et ses parents les comprennent et les acceptent. Encore une fois, si la réponse est non, alors il y a toutes les raisons pour recourir à la commission d’appel. C’est vrai que 9/20 de moyenne n’est pas bon, mais pas catastrophique, et que je connais des collèges où avec un tel bilan scolaire, on passe. Mais il est des collèges plus “sélectifs” que d’autres.
Enfin, qu’un élève de quatrième n’ait pas encore de projet professionnel est fort compréhensible. Il n’est jamais que comme 85% des élèves parvenus à ce niveau de scolarité. Si cette incertitude est levée l’an prochain, il pourra envisager de préparer ensuite un bac professionnel. Mais si son incertitude demeure, il aura évidemment intérêt à repousser le moment du choix de son devenir professionnel à au moins l’après bac général ou technologique. Et pour cela, il lui faudra commencer par être admis en seconde générale et technologique ou en seconde purement générale. Or, ces deux classes de seconde sont très exigeantes, nettement plus qu’une classe de 4e ou 3e de collège.
Dernière chose : s’il doit effectivement redoubler (cette année ou l’an prochain s’il est finalement admis en troisième… ce que je ne lui souhaite évidemment pas), il faut que vous sachiez qu’on estime qu’une classe que l’on redouble n’est profitable à l’élève que s’il obtient au moins 2/20 de moyenne en plus ! Or, le risque du redoublement, c’est de se laisser piéger par l’illusion de facilité que l’élève ressent les premiers jours. S’il n’en profite pas pour “se donner à fond” et s’efforcer d’être et de rester parmi les meilleurs de sa classe, il va très vite être rattrapé par beaucoup d’ autres, puis dépassé.
Pour aller plus loin, dans la collection L’Etudiant :
- “100 questions-réponses pour bien s’orienter” (avec des articles consacrés à la commission d’appel : comment faire appel d’une décision d’orientation, comment préparer son argumentaire …); au redoublement aussi …)
- “Le guide de l’orientation au lycée (de la troisième à l’après-bac)” : tout sur les diverses filières d’études qui se présentent après la classe de troisième, jusqu’à l’entrée dans l’enseignement supérieur, les choix à faire année après année …
-Par l’Internet : www.letudiant.fr (rubrique “librairie”)
Pour faire accompagner son projet d’orientation par un expert (y compris à distance) :
- Solutions orientation (01 75 55 41 60 et www.so.letudiant.fr)
N’hésitez pas à me poser une autre question si vous le désirez, cette année ou dans le futur
Bon courage et bonne chance
Bruno Magliulo
Je viens de passer devant la commission d’appel. Visiblement il est très difficile de savoir qui est qui, mais une chose dont je suis sur; c’est que je n’ai pas vu un seul des professeurs de mon fils ni le directeur adjoint de l’établissement. Depuis le milieu du second trimestre je demande un rendez-vous avec le directeur adjoint, sans aucun résultat. J’ai eut le résultat du conseil de classe par les délégués le lendemain soit le mercredi 17 juin 2009, j’ai appeler le collège immédiatement pour obtenir un rendez-vous, on m’en a donné un pour le vendredi 26 juin à 15h30, hors, la commission d’appel s’est dérouler ce même jour à 9h. Je me suis donc présentée sans avoir rencontrer une seule personne de l’établissement scolaire. J’ai eut connaissance de manière formelle de la décision le lundi 22 juin et je devais rendre le dossier pour la commission le mardi 23 juin avant 12h. Je me pose la question de savoir, si tout est fait dans les règles de l’art dans cet établissement ? Pourriez vous me dire si la procédure a été respectée, si non, quelles sont les démarches que je dois établir pour faire valoir mes droits et à qui dois-je adresser ma requête ?
Merci de de votre compréhension.
Réponse à Mouret
Que vous n’ayiez pas vu de représentant de l’établissement (ni de la direction, ni du corps professoral) lors de la réunion de la commission d’appel, est choses normale : le point de vue des responsables de l’établissement est communiqué aux membres de la commission par un dossier, accompagné éventuellement d’un argumentaire de la décision d’orientation rédigé et signé par le chef d’établissement. Soit dit en passant, le fait qu’ils n’y soient pas invité est pour la famille qui fait appel une garantie : c’est vous qui vous exprimez en dernière instance, sans être contredit ou interrompu par les représentants de l’établissement… ce qui ne veut évidemment pas dire que la commission d’appel va vous donner forcément raison.
Les textes réglementaires stipulent que lorsque la décision d’orientation prise au niveau de l’établissement n’est pas conforme à vos voeux, le chef d’établissement doit vous le faire connaître (pas forcément en “face à face” : ça peut être par courrier, ou via un de ses représentants) PAR ECRIT (obligatoire) et en accompagnant la présentation de la décision d’orientation par les “motivations” (les raisons) de cette décision. Et c’est sur la base de ces raisons que vous pouvez préparer votre défense, votre propre contre-argumentation, à présenter aux membres de la commission d’appel.
C’est d’ailleurs un principe de droit très classique : comment exprimer sa défense si on n’a pas au préalable reçu une présentation claire des motifs de “l’accusation” (vous concernant, la décision d’orientation et ses motifs) ?
Autre point réglementaire : cette présentation explicitée de la décision d’orientation doit vous être présentée de façon à ce que vous disposiez au moins des “trois jours francs” (72 heures)réglementairement prévus avant que vous exprimiez votre recours devant la commission d’appel, ceci pour vous donner un minimum de temps pour réfléchir à ce que vous allez décider (après tout : un dialogue constructif peut vous amener à accepter la décision d’orientation et donc à renoncer à user de ce droit), et surtout, pour préparer votre argumentation dans un délai raisonnable avant la réunion de la commission d’appel.
Dois-je comprendre que la commission d’appel a donné raison à l’établissement ? Je suppose que oui, bien que vous ne le précisiez pas, car dans le cas contraire, vous ne poseriez sans doute pas les questions que vous évoquez.
Si c’est bien cela, sachez qu’on ne fait pas appel de la décision de la commission d’appel qui est “en dernière instance”, définitive si vous préférez. Mais si vous êtes convaincue qu’il y a eu des anomalies ou du non respect du cadre réglementaire, alors il vous reste un dernier recours possible : le “médiateur académique”.
Dans chaque rectorat (donc, forcément dans celui de votre académie), un “médiateur académique” est chargé d’examiner les éventuelles doléances des familles et, après étude, de proposer une décision ultime au recteur, qui n’est cependant pas obligé de la suivre (mais le fait le plus souvent). Conseil : si vous décidez de recourir à ses services, faites le très rapidement, compte tenu du calendrier. Pour en avoir le nom, les coordonnées, et surtout, connaître la marche à suivre, vous devez vous connecter sur le site de votre académie (www.ac-nom de l’académie.fr … par exemple : www.ac-paris.fr ou www.ac-grenoble.fr ou www.ac-aix.marseille.fr etc.). Autre formule : vous tapez “médiateur de l’académie de …” sur n’importe quel moteur de recherche.
Et bien sur, rien ne vous interdit de faire accompagner votre démarche par une association de parents d’élèves si vous le jugez utile … et si vous êtes adhérente bien sur.
Vous trouverez une présentation détaillée du rôle du médiateur académique dans un livre de L’Etudiant que je vous ai précédemment recommandé : “100 questions/réponses pour bien s’orienter”. A partir de la page 46, vous trouverez réponse à la question “A quoi sert le médiateur académique ?”, avec de très utiles conseils pour recourir à ses services. Procurez vous le d’urgence.
Si vous vivez en région parisienne, vous le trouverez à coup sur à la libraririe de L’Etudiant, qui est installée dans le hall de l’immeuble au 23 rue de Chateaudun dans le 8e arrondissement (station métro la plus proche : Notre-Dame de Lorette, sur la ligne 12, assez proche du RER station Auber et de la gare St Lazare). Sinon, par l’Internet : www.letudiant.fr (rubrique “librairie”), ou essayez une librairie scolaire locale, mais dans laquelle il n’est pas certain que vous le trouverez de suite (on vous le commandera)
Merci de me tenir informé de la suite donnée à cette affaire, et n’hasitez pas à me poser à nouveau une question si cela peut vous aider.
Bon courage et bonne chance
Bruno Magliulo
bonjour et merci pour tous ces passages, je suis désolée mais je suis dans une voie sans issue depuis le mois de juin, face à l’inspection académique forte de rigueur et de rigidité devant les lois, et je ne retrouve pas dans tous vos érits le cas particulier que je me permets d’exposer. Mon fils âgé de 15 ans a suivi une scolarité collège dans un établissement privé depuis 3 ans. Suite à notre retour de l’étranger voici 3 ans, pour graves raisons médiacles me concernant, je n’ai pas trouvé à cette époque l’attention de l’académie et encore moins l’indulgence d’un établissement d’accueil. J’ai opté pour un privé hors contrat. Je comprend mieux maintenant la différence. un Test de Passage vieux de plusieurs décennies. Résultat à ce test défavorable pour mon fils, demande d’orientation en lycée professionnel ou redoublement de la 3e. J’ai émis mon désaccord, nous sommes dans l’attente de la réponse du médiateur.
Pourquoi si peu d’indulgence à l’égard d’un dossier non révisé dans toute son ampleur. De bons résultats et de belles appréciations à l’appui dans les bulletins, mais une administration fermée à tous dialogues. Le plus frustrant pour une mère ne pas avoir les mêmes droits face à ce genre de situation, qu’un parent ayant un enfant dans le public et qui peut avoir la réserve de choix pour ou contre le redoublement ou autre orientation. Seule dans un même pays de droits d’égalité, ou est la justice pour un enfant qui désire étudier et progresser, avec les mêmes chances que son voisin. MERCI DE VOTRE ATTENTION
Réponse à Madeleine
Croyez bien que je comprend votre position face au problème que vous rencontrez, mais je ne puis hélas que vous dire que les autorités académques sont dans leur droit d’agir ainsi : les règles concernant l’orientation, et notamment celles concernant le droit d’appel auprès d’une “commission d’appel” (qui se tient généralement entre le 15 juin et le 15 juillet) des parents en cas de décision jugée non acceptable par ces derniers, ne concernent que les familles usagères des établissements publics et privés SOUS CONTRAT DASSOCIATION AVEC L’ETAT.
Compte tenu du fait que les établissements privés hors contrat ne font l’objet d’aucun contrôle pédagogique de la part des autorités ministérielles et académiques (par exemple : il est interdit aux inspecteurs de contrôler le recrutement des enseignants, puis leur efficacité pédagogique), les droits dont je viens de parler ne concernent pas les familles qui ont opté pour de tels établissements.
Le seul recours dont vous disposez est en effet le médiateur académique, mais je crains que vous ne puissiez guère compter sur un abitrage favorable de ce dernier. J’espère me tromper.
Il y a cependant un avantage à cette situation : les établissements privés hors contrat ne dépendant pas des autorités académiques, une décision d’orientation vers la seconde professionnelle peut ne pas être appliquée par le directeur d’un lycée privé hors contrat (ce qui serait impossible pour une orientation vers un lycée pubic ou privé sous contrat). Du coup, vous pouvez maintenir votre enfant dans un tel type d’établissement, mais il vous appartient de négocier avec son responsable l’autorisation d’une orientation en seconde générale ou générale et tecnologique, selon votre voeu. La réponse ne dépend pas de l’académie, mais de lui-même, sur votre demande. Mais c’est à vous de le trouver cet établissement accueillant… aux tarifs différents de ceux des établissemen ts privés sous contrat bien sur.
Pour en savoir plus sur vos droits, les conditions du retour dans le public ou privé sous contrat, etc., je vous conseille les deux lvres suivants :
- 100 questions-répnses pour biens ‘orienter
- Le guide de l’orientation au lycée (de la troisième à l’après-bac)
Dans la collection L’Etudiant, en librairie scolare ou sur le site de l’éditeur : www.letudiant.fr (rubrique “librairie”)
N’hésitez pas à me poser d’autres questions si vous le désirez
Bon courage et bonne chance
bruno Magliulo
Bonjour,
Tout dabord je ne sais pas si ce que je vais vous dire je le dis dans la bonne “rubrique”.
L’année dernière étant en classe de seconde et étant allé au conseil de classe du 3ème trimestre, j’ai remarqué que dans mon lycée il fesait passé les élèves en première ayant peur que les parents fasse appel si ils proposaient le redoublement. Et sa ma un peu “choqué”, une amie qui s’attendait au redoublement est passé en première ES avec une moyenne générale de 9,2 , elle avait des résultats médiocre en maths, histoire géo, français. Elle n’avait même pas fait option SES!
Cette année elle coule litteralement. Et là en lisant cette article et les commentaires je me rend compte qu’on fait redoubler les mauvaise personnes, et ont laisse s’effondrer les personnes ayant besoin d’un redoublement!
Et je trouve aussi que la filière STG est pour les professeurs (et même le principale) une classe poubelle! On essaye d’y faire passer des personnes n’ayant pas l’envie de faire cette filière, juste pour ne pas les faires redoubler!
(Je suis dans un lycée génerale & technologique) et j’ai également remarqué que les professeurs avaient une sorte de “méprit” envers les élèves de STG et je dirait même mon principale (qui m’avait encouragé à aller en STG, car j’hésitais entre STG et L). Certains de mes professeurs de cette année s’autorise à mâcher du chewing-gum par exemple! Alors que si nous nous en avons un, on se fait litteralement tuer. Puis sinon on nous “crée” des emploi du temps qui me parait inadmissible (ex: le mercredi aprem-midi je n’ai que 1heure de cours de 4h à 5h, je dois donc rester au lycée) et quand je regarde mes chères camarades de S ou L ou même ES je remarque la difference. Eux on ne leur fait pas cela, on essaye de leur fait un emploi du temps correct..
Enfin je m’écarte du sujet, et je pense que le système Français de l’éducation de marche pas, car nous sommes totalement épuisé en rentrant du lycée, on est au lycée du lundi 8h00 au vendredi 17h (surtout si comme moi, nous n’avons pas la possibilité de rentré étant donné notre emploi du temps bourré de trou). Nous élèves sommes epuisé par ce quotiden, nous travaillons toute la semaine pour assurer notre avenir (ce qui est honorable). Nous n’avons pas le droit au REPOS. Normal qu’après les élèves font des depressions et ne vont pas en cours et sont dans l’obligation de redoubler…
Réponse à Mary
Ce n’est pas une question, c’est un véritable “cri du coeur”. Ce que vous décrivez est effarant, tellement que j’ai du mal à croire que ce soit à ce point.
Reprenons les divers points de votre témoignage :
1°) Normalement, les redoublants sont les moins bons élèves, bien sur. Il serait absurde de faire passer en classe supérieure des élèves médiocres, et de faire redoubler de meilleurs élèves qu’eux. D’ailleurs, si c’est le cas dans votre établissement, vous devriez faire appel de la décision d’orientation vous concernant : à tous les coups, si vous pouvez faire la preuve (photocopies des bulletins de notes et appréciation) qu’un moins bon élève que vous est passé, sans qu’il y ait un motif légitime, alors la commission d’appel va casser la décision d’orientation en votre faveur. mais il ne suffira pas de le dire : il faudra le prouver.
2°) Il est malheureusement vrai que dans beaucoup de lycées, et dans l’esprit de beaucoup d’élèves et parents, être orienté vers STG est considéré comme étant moins “noble” que vers un bac général. Mais je vous le dis clairement : il vaut mieux bien réussir un bac STG que péniblement en filière générale. A l’issue d’un bon bac STG, les débouchés seront nombreux, et ce y compris vers des filières sélectives (BTS, IUT, écoles, classes prépas …) alors qu’un bachelier général moyen aura un potentiel de débouchés très inférieur. Alors ne faites aucun complexe : l’important c’est d’être bon là ou on est.
3°) Quand à dire que dans l’enseignement secondaire français les volumes de travail imposés aux élèves sont très lourds, c’est vrai : peu de pays ont des horaires aussi importants qu’en France. Espérons que la réforme en cours du lycée général et technologique contribuera à ramener la pression à un niveau plus acceptable. Mais quand vous écrivez “du lundi 8h au vendredi 17h”, vous exagérez : une classe de STG c’est très exactement entre 30 et 34 heures de cours par semaine selon les options. C”est déjà beaucoup ! Et il est vrai que so on ajoute le travail demandé hors des classes, cela fait encore plus !
Pour en savoir plus, dans la collection L’Etudiant :
- Que faire avec un bac STG ?
- Pour quelles études êtes-vous fait ?
- 100 questions/réponses pour bien s’orienter
Par l’Internet : www.letudiant.fr (rubrique “librairie”)
Et n’hésitez pas à me faire part de vos commentaires ou à me poser des questions si vous le désirez
Bon courage et bonne chance
Bruno Magliulo
Tout dabord merci pour votre réponse.
1) Je ne me sent pas capable d’affronter cela.
2) Je sais qu’il vaut mieux faire un bac STG et le réussir que de passer un autre et de se planter. C’est pour cela que j’ai choisis cette filière, que j’apprécie enormément d’ailleurs!
Ce que vous m’avez dit m’a tout de même donner un peu plus confiance en ce choix.
3) Et je dis “du lundi 8h au vendredi 17h”, mais comment dire je ne dit pas que j’ai trop d’heures de cours (loin de là biensur…), je veux juste dire que les horaires son effarant. Je dis cela car je n’ai “aucune pause” dans la semaine, je suis tout le temps au lycée même quand je n’ai plus rien à faire, je suis obligé j’ai de tels horaires (à en faire presque peur). Mon père à appeler une fois le principale juste pour savoir si il serait possible de bouger UNE heure comme ça on pourrait (ma classe) terminer à midi le mercredi et avoir une pause dans la semaine, mon principale a tout simplement répondu “Si vous n’êtes pas content, vous n’avez qu’un changer votre fille de lycée”, j’ai trouvé se propos révoltant! Enfin de toute façon une “petite élève” ne pourra jamais rien faire contre “le grand principale” même si celui-ci a parfois tord..
Nouvelle réponse à Mary
Nous sommes donc ben d’accrd. Vous avez chosi le bac STG, et comprs qu’il vaut meux bien réussir ce bac que médiocrement (ou échouer) dans une autre séie… même si cete dernire est pls réputées. Alors, vous avez tout compris.
Vous m’avez par ailleurs posé une atre question sur les études de journalsme : j’y ai répondu.
Bon vent Mary
Bruno Magliulo
Je viens de “survoler” votre rubrique. Pour ou contre le redoublement ? Vaste question. Notre fille a toujours eu d’énormes difficultés en maths, depuis le CE1. Tous les instits nous disaient ” ce sera une littéraire” étant donné qu elle n a eu aucun problème pour la lecture “fin 1er trimestre lecture acquise”.
Arrivée en 6è l’année dernière, la cata. Notre fille étant très lente, était complètement perdue. Bilan mi avril : convoquer auprès de M. Le Principal qui me parle de SEGPA. Je suis tombée des nus. Ma fille est de fin d’année, n’a jamais redoublé. C est une enfant un peu immature :j’explique tout cela à ce monsieur, qui me rétorque : enfant immature = il ne connait pas - Redoublement : abolition des redoublements punition !!! Aberrant.
Je lui ai tenu tête pendant 1 h 00. Ce monsieur m’a affirmé qu’il ferait un bilan auprès de médecins de l’Education Nationale !! Bilans : RAS. J’ai pris la décision d effectuer un bilan auprès d’une orthophoniste : Conclusion : ma fille frôle la Dyscalculie. A perdu facilement 5 années. Aucun instit (en primaire : classe de 22 élèves maximum) aucun prof en 6ème (17 élèves dans la classe de ma fille ) n ont décelé quoi que ce soit . C’est affligeant !
Ma fille a donc redoublé sa 6ème qui lui est profitable. Mais dans quelques années, à la fin de la 3ème, c’est ce même personnage qui prend les dossiers d’orientation (ail aie!!!!!)
Réponse à Sylvie
Votre cas est malheureusement très révélateur (à vos dépens cependant), de l’absurdité de l’excès d’usage du redoublement qui se pratique dans certains établissements. Comme si, dans la situation qui est celle de votre fille, le redoublement pouvait être en quoi que ce soit LA solution.
Votre fille a cependant beaucoup de chance : elle a des parents qui n’ont pas pris pour argent content les positions tranchées des “pédagoguqes”, et vous avez défendu avec efficacité le dossier de votre enfant.
Bravo ! Mais je frémis en imaginant ce qu’une situation semblable donnerait avec des parents moins combatifs que vous.
Bruno Magliulo
Complément de réponse à Sylvie
Concernant la situation en fin de troisième, sachez que vous y bénéficiez d’un droit d’appel d’une éventuelle décision d’orientation que vous estimeriez devoir contester. Faites cependant très attention à la procédure car elle est différente de celle que vous avez utilisée jusqu’ici.
Pour tout savoir sur cette procédure, procurez vous le livre publié dans la collection l’Etudiant, intitulé “100 questions/réponses pour bien s’orienter”. Autre conseil de lecture : “Le guide de l’orientation au lycée (de la troisième à l’après-bac)”
Par l’Internet : www.letudiant.fr (rubrique “librairie”)
N’hésitez pas à me poser une autre question si vous le souhaitez
Bon courage et bonne chance
Bruno Magliulo
J´ai une question au sujet du redoublement
Bonjour Monsieur Magliulo,
Après avoir lu beaucoup de commentaires à ce sujet ainsi que vos réponses et appréciations, je me permets de vous écrire car j´ai actuellement un grand souci avec mon fils Paul de 13 ans (classe de 4e) et son manque de motivation et travail personnel.
Paul suit les cours à l´ESF (école européenne) de Francfort dans la section francaise depuis le CP. Né à Francfort, il est tout d´abord allé au Kindergarten allemand, a ensuite accompli la dernière année de maternelle au Lycée francais Victor Hugo avant l´ouverture de l´école europ. rentrée 2002.
Paul maitrise parfaitement le francais comme l´allemand (tout au moins à l´oral). Il parle sans accent et se débrouille très bien aussi en anglais. A l´écrit par contre, aussi bien en grammaire qu´en orthographe et écriture, c´est une grande catastrophe !!!!!!!!!
J´ai déjà eu un RV avec son prof principal qui est aussi professeur de francais, laquelle m´a fait part du manque de sérieux dans son travail et donc de résultats insuffisants ceci malheureusement dans pratiquement toutes les matières à part, sport et art.
Dans les matières suivantes maths, sciences et francais sa moyenne du premier semestre est de 5/10 et dans toutes les autres 6 /10. Il faut savoir que pour être promu dans la classe supérieure une note annuelle d´au moins 6/10 (dans chaque matière ) est requise. Les professeurs demandent même
une note de 7/10 pour être du côté sécurité.
Prenant le problème très à coeur, j´ai eu 2 fois un entretien avec la Directrice, le dernier datant de début Février. Cette dernière me fait part des statements du conseil de classe : les professeurs ne sont pas prêts à augmenter les notes de votre fils car il ne travaille pas suffisamment et régulièrement, n´est pas assez concentré. Il serait injuste de bien le noter ceci par rapport aux autres de la classe qui font beaucoup d´efforts. Commentaire sur le bulletin de la prof de francais énervée : Ne prétendez pas lire les livres mais lisez les plutôt. Cela vous fera dépenser moins d´énergie !!!!
La Directrice me dit que tous les professeurs sont d´accord sur un point : Paul a un potentiel en lui et des capacités mais il faut travailler sa volonté et sa régularité. Elle me dit de me préparer mentalement à un éventuel redoublement mais ne pense pas, dans le cas de Paul que cela va servìr à quelque chose. Elle me conseille plutôt de le changer d´école et de le mettre dans une ou la pression serait moins élevée que chez les profs francais.
Je ne sais plus que faire et que penser. J´ai demandé à la Directrice de consulter le psychologue de l´école pensant qu´une aide extérieure pourrait être utile. Elle m´a dit qu´elle allait préparer les formulaires officiels et depuis le 5 février, j´attends toujours me demandant oú cela bloque ?
Personnellement, il est possible que Paul fasse un blocage par rapport à ce qui est Francais/pour se mettre en opposition à moi dans cette période pubertaire. D´autre part, d´origine asiatique par son père, fait il peut-être en secret un complexe d´infériorité ?
Nous sommes toujours en dialogue et avons beaucoup de conversations avec Paul mon mari et moi-même. Paul lui même est d´accord pour dire qu´il est paresseux et reconnait ne pas être motivé, que l´envie de l´étude lui manque.
Bien sûr, je veux que mon fils soit heureux et ne veut pas exercer pression sur lui mais tout de même, nous ne pouvons pas le laisser ne rien faire et s´amuser en permanence sans rien dire.
Je suis parfois angoissée quand à ce changement éventuel d´école, me demandant quelle école pourrait mieux lui convenir ?
En admettant qu´il soit obligé de changer, je me dis que même dans une autre, il faudra tout de même travailler et fournir un effort.
Assez désemparée, je vous serais reconnaissante de me donner si possible un avis ou un conseil.
Par avance un grand merci
Hélène, la maman de Paul
Francfort sur le Main
Réponse à Hélène
Cas très complexe que celui que vous me soumettez. Tellement que de là où je suis, même avec les quelques informations que vous me donnez, je suis fort mal placé pour procéder à une analyse sérieuse et rigoureuse de la situation. Je ne dispose pour cela que d’informations parcellaires, de votre point de vue, de celui que VOUS percevez être le point de vue de l’équipe pédagogique dans l’établissement scolaire fréquenté … Tout ceci est éclairant, mais ne permet évidemment pas de faire un diagnostic fiable qui, comme vous l’évoquez vous même, renvoie à tellement de paramètres complexes qu’il demande en particulier une approche par un psychologue de métier spécialiste des adolescents, ce que je ne suis pas, humble expert en matière d’orientation de mon état. Je me garderai donc bien de vous exposer le moindre diagnostif, n’étant ni suffisamment informé, ni sur place, ni formé … pour cela.
Par contre, si je me situe sur le terrain qui est celui de ma compétence (l’orientation scolaire et professionnelle), je vous dirais qu’en effet, comme cela vous a été dit, le redoublement , dans le cas de votre enfant, pourrait ne pas servir à grand chose, si ce n’est à le sanctionner, et à tirer les conséquences du diagnostic que semble faire les membres de l’équipe pédagogique, à savoir qu’il n’est pas parvenu à se doter des “pré requis” nécessaires pour passer en classe supérieure et pouvoir y suivre une scolarité réussie.
Pour qu’un redoublement serve à quelque chose, donc soit réussi, il est bien sur nécessaire que l’élève obtienne, en année de redoublement, des résultats significativement supérieurs à ceux de l’année d’avant, donc profite de son avantage relatif et à court terme (les toutes premières semaines, durant lesquelles il va être “meilleur” que ceux qui sortent de 5e), en se mettant à déployer un travail tel qu’il pourra demeurer parmi les meileurs de sa classe toute l’année durant.
Or, visiblement, le problème est moins lié à son potentiel (que tout le monde considère comme étant important), qu’à sa capacité à produire l’effrt nécessaire pour le mettre en oeuvre. A cet égard, ce que vous me dites concernant son niveau en langues (français et allemand) est très éclairant : il est bon en expression orale … mais ce genre d’acquisition, quand on vit en Allemagne, ne demande guère d’effort ! Par contre, tout ce qui ne s’apprend pas “dans la rue” ou “à la maison” mais demande un effort d’apprentissage (la grammaire, l’orthographe, la capacité rédactionnelle …) lui fait défaut.
Il me semble donc que vous ne parviendrez à débloquer la sitation que lorsque vous serez avec lui parvenu à débloquer les difficultés psychologiques qui semblent l’habiter, et demandent à être préalablement dénouées. Il faut donc commencer par là, et si vous y parvenez, alors peut être qu’un redoublement sera salvateur.
J’ai conscience de ne pas répondre intégralement à tout ce que vous me demandez, mais je vous ai expliqué en début de cette réponse pourquoi. Par contre, si vous désirez me poser une autre question, n’hésitez pas à le faire.
Pour en savoir plus, dans la collection L’Etudiant :
- 100 questions/réponses pour bien s’orienter
Par l’Internet : www.letudiant.fr (rubrique “librairie”)
Bon courage et bonne chance
Bruno Magliulo
Bonjour Monsieur,
Un grand Merci pour toute votre attention et votre réponse.
Je me permettrai de vous recontacter à nouveau dans un future proche.
Hélène
Bonjour,
J’ai besoin de lire des avis. Je m’attends à ce que certains soient opposés à ce que je pense, mais justement, j’aimerais avoir leurs arguments.
J’ai une fille de juste 15 ans.
Elle est en 3ème et n’a donc jamais redoublé.
Elle est une vraie fumiste, c’est vrai. Depuis petite, elle avait quelques facilités et a donc toujours peu travaillé.
Pas faute de lui dire qu’un jour ou l’autre elle le paierait…
(et quand je dis qu’elle a des facilités, ce n’est pas par obscurantisme maternel, c’est simplement la vérité. Je compare avec sa petite soeur qui est en CM2 et qui a des résultats excellents parce qu’elle est besogneuse et qu’elle travaille beaucoup.)
BREF!
Passage juste en 3ème après n’avoir rien foutu du tout en 4ème. En moyenne 1/4 d’heure de boulot par jour. (pas faute d’avoir puni, privé de sorties, d’internet…)
Un grand je m’en foutisme.
1er trimestre de 3ème: très bof.
10.5 de moyenne générale (je ne compte pas la musique, le sport, la note de vie de classe etc…)
Bulletin: c’est nul! Elle doit se mettre à bosser!
Rencontre avec la prof principale qui nous parle immédiatement de BEP. Son père & moi sommes très surpris parce que:
- BEP dans quoi? (notre fille ne manifeste pas d’intérêt pour grand chose.)
- Déjà?
Donc, c’est non. Et dans la fiche des souhaits du 2ème trimestre, nous notons juste “passage en 2nde générale”.
Et nous précisons bien à notre fille que si elle ne se bouge pas, elle va redoubler.
Comme l’idée la terrifie (se retrouver avec des petits de 4ème), elle se met un tout petit peu au travail et parvient à remonter ses moyennes.
Qui sont donc pour le 1er et 2ème trimestre:
Histoire-Géo: 1er: 12.4 - 2ème:10
Anglais: 1er: 13.3 - 2ème: 12.71
Espagnol: 1er: 9.27 - 2ème: 12.75
Français: 1er: 7.2 - 2ème: 8.63
Maths: 1er: 8.44 - 2ème: 9.83
Physiques: 1er: 9.80 - 2ème: 10.72
SVT: 1er: 9.88 - 2ème: 11.75
Techno: 1er: 13.86 - 2ème: 15.31
On est bien d’accord, rien de folichon.
Hier soir, conseil de classe. Nous n’avons pas le bulletin bien sur, mais la déléguée a dit à ma fille que le conseil continuait à proposer un BEP.
Même pas un redoublement….
Sa meilleure copine, qui est dans sa classe et que nous connaissons depuis le CP a sensiblement les mêmes moyennes. (en dessous de 10 en maths & français, au dessus à peine pour les autres)
Et elle a un avis favorable pour un passage en seconde.
Et c’est là que je en comprends pas/plus!
Elle va passer (sous réserve d’un 3ème trimestre identique bien entendu) parce qu’elle est dixit le conseil, travailleuse, écoute en classe et ne met pas de chahut.)
Ma fille irait en BEP parce qu’elle n’écoute pas assez, bavarde trop et ne fournit pas assez de travail personnel.
Tout ceci est vrai.
MAIS
On préfère donc une élève qui arrive péniblement à 10 de moyenne générale en travaillant & écoutant à une élève qui arrive au même résultat en ne foutant quasiment rien???
Pas une seule interrogation sur la maturité de ma fille. Ni sur le pourquoi de sa flemme généralisée. (côté chahut, je ne doute pas qu’elle bavarde beaucoup mais elle n’a pas été collée une seule fois depuis le début de l’année. Donc pas super méchant…)
Elle a à peine 15 ans.
Le conseil de classe lui avait demandé de remonter ses notes au 2ème trimestre, ce qu’elle a globalement fait. (Et là où elle a un peu baissé, elle reste au dessus de 10).
A la limite, on nous dirait redoublement car manque de travail, je comprendrais. Mais cette insistance pour la pousser en BEP me fout en colère.
Je connais ma fille! Elle va se réveiller! depuis 2 ans, elle traverse une période d’ado clichée avec le petit je m’en foutisme qui va avec. Mais elle ne peut pas aller en BEP!
peuvent-ils nous obliger?
Si nous faisons appel, a-t-elle des chances si elle garde ce genre de moyennes?
Je suis en colère parce que si son père & moi n’étions pas présents, si nous ne refusions pas, elle irait en BEP, sans même choisir lequel. Belle réussite…
Votre avis?
Réponse à Ariane
Question complexe et à géométrie très variable que celle que vous soulevez. Du coup, je suis contraint à une longue analyse/réponse, et vous demande à l’avance de m’en excuser.
Vous avez raison sur un point (au moins) : les professeurs ont toujours eu tendance à préférer, lorsqu’ils comparent deux élèves réalisant sensiblement la même “performance scolaire” (c’est-à-dire obtennant grosso modo les mêmes résultats scolaires), l’élève “besogneux”, qui se bat pour essayer de s’élever, qui est respectueux des autres (et en particulier de ses professeurs), qui est calme en classe et fait un effort de participation, à l’élève qui parvientà un résultat comparable sans faire grand chose, et qui de surcroit est plus ou moins dérangeant dans la classe, voire dans l’établissement scolaire. Une décision d’orientation se prend en effet en croisant DEUX critères de jugement pédagogique de l’élève : son bilan scolaire d’une part, MAIS AUSSI, ses comportemets scolaires. Et là, je ne suis pas surpris que, compte tenu de ce que vous décrivez être les comportements de votre fille, elle en paie le prix.
Je comprend cependant parfaitement votre raisonnement, qui n’est pas qu’un simple raisonnement de parent d’élève, qui consiste à penser que potentiellement, c’est évidemment l’élève qui obtient sa moyenne sans grand travail, qui a les plus grandes perspectives de réussite par rapport à un autre élève qui a atteint ses limites et ne peut espérer faire beaucoup mieux. Disons les choses comme elles sont : bien peu de professeurs raisonnent ainsi, et c’est là un fait qui se retourne évidemment contre votre fille. C’est d’autant plus vrai qu’en fin de troisième, comme de seconde, vous n’avez pas le pouvoir de décision : il appartient intégralement au conseil de classe et au chef d’établissement. Votre seul pouvoir est celui d’émettre des voeux d’orientation.
Cependant, vous avez un certain nombre de droits que je vous conseille de ne pas hésiter à utiiser si vous n’êtes pas satisfaite des décisions d’orientation prises à l’issue du troisième conseil de classe (d’ici là, si votre fille améliore son “score” et se comporte de façon plus “acceptable par les professeurs”, elle obtiendra peut être l’orientation désirée vers une seconde générale). A la date d’aujourd’hui, rien n’est définitif.
Si ce n’est pas le cas, voici vos droits de contestation :
1. Vous avez parfaitement le droit, lorsque vous remplirez la “fiche navette” en vue du troisième conseil de classe, de ne faire qu’un seul voeu : “seconde générale”, à l’exclusion de tout autre. Nul ne peut vous obliger à faire un deuxième voeu.
2. Sur cette base, le conseil de classe peut prendre trois décisions :
a) vous donner satisfaction pour ce voeu
b) prendre une décision d’orientation vers la voie professionnelle
c) prendre une décision de rédoublement
Dans les cas b) et c), vous disposez d’un droit d’appel, c’est-à-dire de soumettre le cas de votre enfant à une commision d’appel qui est extérieure à l’établissement et réexamine la décision d’orientation. Conseil si vous le faites : allez vous même défendre le dossier de votre fille, et surtout, essayez de mettre en évidence des anomalies du genre de celle que vous sighnalez : à moyenne équivalente une autre élève est passée en seconde générale. Attention : il ne suffira pas de le dire, il faudra le prouver en obtenant des parents de cete autre élève qu’ils vous fournissent les photocopies des bulletins scolaires de leur enfant. Si le motif est celui des “comportements scolaires”, vous pouvez bien sur dire que vous contestez cela, mais surtout, vous avez un argument : en quoi être orientée vers une seconde professionnelle non désirée serait-il de nature à régler le problème ? Ce pourrait même être pire puisqu’elle serait alors en orientation non désirée.
Dans le cas b) (orientation imposée vers la voie professionnelle) vous disposez du droit de préférer un redoublement volontaire en troisième. Attention, ce droit ne peut être utilisé qu’une seule fois sur tout le parcours 3e/terminale (vous ne pourrez alors pas le réutiliser en fin de seconde générale si la classe de première qui est proposée n’est pas celle que vous désirez).
Pour en savoir plus, dans la collection l’Etudiant :
- Le guide de l’orientation au lycée (de la troisième à l’après-bac)
- 100 questions/réponses pour bien s’orienter (tout savoir sur le droit d’appel, comment préparer sa défense, le droit au redoublement volontaire aussi …)
Par l’Internet : www.letudiant.fr (rubrique “librairie”)
N’hésitez pas à me poser une autre question si vous le désirez
Espérant que cette réponse détaillée sera de nature à vous aider dans votre actuelle réflexion, et vous souhaitant bon courage et bonne chance
Bruno Magliulo
Merci 1000 fois pour votre réponse.
J’ai, depuis, rencontré quelques professeurs et mon étonnement va en amplifiant.
En fait, j’ai demandé à chacune pourquoi le redoublement n’était pas envisagé et si elles considéraient normal d’orienter en Bac Pro une ado qui n’a pas la moindre idée de son avenir.
- Prof principale (techno):
Nous ne proposons plus de redoublements, c’est une décision académique. Le redoublement coute cher!
- Prof d’histoire:
Nous ne proposons le redoublement qu’aux élèves les plus méritants!
- Prof d’anglais:
je ne me souviens plus du conseil de classe… Je ne sais pas vous dire pourquoi on a souhaité l’orienter en Bac pro. peut-être pour lui faire peur?
- Prof de français:
allez, ses résultats sont en train de remonter. Si elle s’accroche, elle pourra redoubler!
???
Depuis, ma fille s’est mise au boulot et enchaîne les bonnes notes. Ce qui me met bien évidemment en joie puisque:
1- elle va certainement passer si elle ne relâche pas la pression (elle s’est même payée le luxe d’un 14 au brevet blanc en histoire…)
2- j’espère que si ses notes continuent à grimper, ses profs en concluront qu’il ne faut pas juger trop vite et amalgamer comportement et travail.
(Juste une précision: ma fille ne met pas de chahut. Elle est indifférente et dort pendant les cours. Je comprends à 100% que ça doit irriter mais ça ne perturbe pas le travail de la classe.)
Mais globalement, je suis extrêmement déçue du je m’en foutisme de ses profs.
Sa prof d’histoire m’a dit un truc qui me chiffonne:
d’après elle, avant, il y avait dans une classe 20% de très bons et bons élèves, 60% d’élèves moyens et 20% de cancres.
A l’époque, ma fille se serait trouvée dans les 60%.
Mais depuis quelques années et notamment pour limiter les passages en seconde, le schéma serait plus:
40% de très bons & bons élèves, 20% de moyens, 40% de cancres.
Et les élèves moyens ennuient l’éducation nationale.
Les cancres partent en BacPro qui sont saturés.
Les bons partent en 2nde générale.
Et les moyens, bac pro si les parents ne protestent pas, 2nde pour ceux dont les parents pourraient faire appel.
Qu’en pensez-vous?
Confirmez-vous?
bonjour,
Mon fils âgé de 16 ans est en 1ère ES. Ses moyennes sont catastrophiques : 6,3 pour les deux trimestres. On lui propose une réorientation. Or il ne veut pas de réorientation. Puis-je proposer à sa demande un redoublement, car il veut vraiment faire une terminale ES. Il ne s’est pas mis au travail cette année. L’année dernière il était dans un autre lycée où il a subit quelques harcèlement. Le lycée dans lequel il se trouve a un taux de réussite de 95%. Son professeur principale m’a dit qu’il faudrait une réorientation dans un autre lycée et que le redoublement n’était même pensable. Si je propose un redoublement que que celui-ci n’est pas accepté, peut il passer un terminale ES ?
Merci de m’aider.
Réponse à Glix
La classe de première n’est pas un “palier d’orientation” (contrairement aux classes de troisième et seconde). Concrètement cela veut dire que le redoublement y est exceptionnel : le passage en terminale est normalement AUTOMATIQUE et le conseil de classe n’a pas le droit de s’y opposer.
Cela dit, le vrai problème est de savoir si c’est raisonnable en l’état actuel des résultats de votre enfant. Je pense que non : passer pour aller ensuite dans le mur n’est évidemment pas la bonne solution. Mais si c’est ce que vous voulez : c’est votre droit le plus absolu.
Cependant, vous pouvez solliciter un redoublement volontaire, que le conseil de classe n’est pas obligé d’accepter (ça se négocie). Et vous ne bénéficiez d’aucun recours contre un éventuel refus de ce type (pas de commission d’appel en fin de première, ce qui est logique puisque le passage en terminale est automatique).
Cela dit, il semble que votre fils soit scolarisé dans un établissement relativement sélectif (si je fais référence au taux de réussite au bac, nettement supérieur à la moyenne qui est de l’ordre de 85%). Du coup, l’évaluation des élèves, et les exigences des enseignants, y sont probablement plus sévères que dans certains autres lycées dit “accompagnateurs”. D’où l’idée, qui peut être pertinente, de demander à redoubler … dans un autre lycée. Mais attention : si c’est pour aller dans un lycée très réputé, aussi exigeant que son actuel lycée, la réponse de cet autre lycée sera probablement négative (il n’est pas obligé de le prendre), et si d’aventure on répondait positivement à votre demande, cela ne changerait pas de cadre pédagogique et le problème de l’hyper exigence demeurerait. Changer de lycée ne serait une bonne solution que si votre fils passe dans un lycée moins sélectif !
Pour en savoir plus, dans la collection L’Etudiant :
- Le guide de l’orientation au lycée
- 100 questions/réponses pour bien s’orienter (avec le droit d’appel, comment négocier une demande de redoublement volontaire, etc.)
- Que faire avec un bac ES ?
Par l’Internet : www.letudiant.fr (rubrique “librairie”)
N’hésitez pas à me demander un complément de réponse si vous le souhaitez
Bon courage et bonne chance
bruno Magliulo
Nouvelle réponse à Ariane
Ce que j’en pense ? C’est que vous avez probablement scolarisé votre fille dans un lycée que l’on peut qualifier de “sélectif”, et donc dans lequel les pratiques d’évaluation sont plus sévères que dans nombre d’autres, plus “accompagnateurs”.
Tout dépend de l’objectif que se fixe le lycée : amener un maximum d’élèves à réussir le bac, même si c’est de façon moyenne, ou viser beaucoup plus haut afin qu’une importante proportion des élèves puissent accéder aux filières sélectives de l’enseignement supérieur (classes prépas, grandes écoles, IUT, etc.) ?
Cela dit, comment peut on dire que “le redoublement c’est réservé aux élèves méritants” ??? Rien de plus absurde qu’une phrase comme celle-là ! Non, en toute logique, le redoublement ne doit être utilisé qu’à la marge, et il me semble qu’on devrait donner sa chance à un élève méritant. Tous les élèves ne sont pas destinés à l’Ecole Polytechnique !
Quand à se servir de l’orientation vers la voie professionnelle pour se débarrasser des élèves qu’on ne souhaite pas garder chez soi, c’est un grand classique, mais c’est aussi un grand scandale. C’est l’histoire de la poussière que l’on ne traite pas, mais que l’on se contente de déplacer sous le meuble du voisin, et après moi le déluge. Par définition, une orientation vers une seconde pro devrait procéder d’une vocation professionnelle qui se travaille en amont, à la condition cependant que les professeurs principaux et les conseillers d’orientation fassent leur boulot. Je ne sais comment ce travail d’accompagnement du projet d’orientation des familles est mené dans votre établissement, mais il semble qu’on pourrait sans doute y faire mieux les choses.
Bon courage et bonne chance
bruno Magliulo
Je vous remercie infiniment de votre réponse. Une question me chagrine encore. Si toutefois il n’est pas accepté dans un autre lycée pour un redoublement, peut-il se retrouver sans lycée ?
Si toutefois nous demandons quand même son passage en terminale, peut-on lui refuser le passage dans le lycée où il est actuellement ?
Je suis tout à fait consciente et mon fils aussi qu’il faut absolument qu’il travaille et qu’il leur démontrer qu’il a envie de poursuivre ses études en ES…
Merci de votre réponse.
BRAVO Pour toutes les réponses que vous faites.
Cordialement
Complément de réponse à Glix
La décision d’orientation prise dans un collège ou lycée (passage dans la classe supérieure, redoublkement …) s’impose dans tout autre établissement si celui-ci est de statut public ou privé sous contrat. En d’autres termes, si un établissement refuse l’orientation souhaitée par une famille, cette décision s’impose dans tout autre établissement public ou privé sous contrat. Cas particulier que je ne vous conseille pas : le passage dans ce cas dans un établissement privé hors contrat. Dans ce seul cas, l’établissement n’est en rien lié à la décision d’orientation prise dans le cadre d’un autre établissement.
Mais attention : outre le coût de telles études, on ne peut plus ensuite revenir dans un établissement public ou privé sous contrat (dans le secondaire)
Cependant, votre fils étant scolarisé en première, cette question ne se pose pas : encore une fois, la première n’est pas une classe d’orientatioçn (contrairement à la seconde), et donc nul n’a le droit d’empêcher votre enfant de passer en terminale ES. Autrement dit, vous avez le droit d’exiger son passage en terminale ES : le conseil de classe ne peut pas s’y opposer (sauf s’il s’agit d’un établissement privé hors contrat)
Bon courage et bonne chance
Bruno Magliulo
Merci encore pour les renseignements complémentaires que vous m’avez adressés. Je prends bonne note de tout ceci et les cartes sont entre les mains de mon fils…
MERCI POUR TOUT.
Message à l’attention de FRUSTRE,
Bonjour,
Est il possible de vous joindre afin de vous faire part de problème que je rencontre.
D’avance merci
Réponse à Myriam
Je veux bien vous aider à entrer en contac avec “FRUSTRE” afin que vous lui exposiez vos interrogations, ainsi que vous écrivez souhaiter le faire, mais il va falloir m’aider car je ne vois pas de qui il s’agit.
A quelle rubrique avez-vous lun un commentaire de sa part, et quelle date ?
Si vous me communiquez ces deux renseignements, je pourrai, étant administrateur de ce blog, retrouver son mel personnel (ce que vous ne pouvez fare par vous même, étant simple “utilisatrice”) et pourrai lui faire part de votre demande (ensuite, à lui de décider d’accéer à votre demande ou pas)
Sans ce double renseignement, je ne puis faire grand chose pour vous.
Bruno Magliulo
bonjour,
mon fils est en troisiéme c’est une année catastrophique il a 6 de moyenne mais je comprends pas car il veut absolument aller en seconde general mais il ne fait rien et ne veut pas redoubler dans ce college hors le mettre en privé nous est completement impossible financierement car j’ai deja un fils en fac et on n’arrive plus a s’en sortir.
Je ne sais pas quoi faire car en plus il n’a pas d’idée de metier
pourriez vous me donner des idées car la franchement je suis dans le neant
je vous remercie d’avance
cordialement
Réponse à Maman
Situation difficile en effet. Il est clair qu’avec 6/20 de moyenne, votre fils n’a aucune chance que le conseil de classe de fin de troisième trimestre lui donne le feu vert pour une admission en seconde générale. Plusieurs décisions - qui ne vous et lui conviendront pas - risquent donc d’être prises : un redoublement imposé ou une orientation forcée vers une seconde professionnelle (c’est le droit du conseil de classe que de prendre une telle décision si les professeurs sont convaincus que votre fils n’a pas d’aptitude particulière pour l’enseignement purement général).
Cela étant, sur cette deuxième orientation, vous pourrez plaider que votre fils n’ayant pas pour le moment la moindre vocation professionnelle, il serait absurde qu’on l’oriente vers une seconde professionnelle, ce qui, tout au contraire, suppose un minimum de vocation professionnelle.
Reste donc le redoublement. Vous écrivez que votre fils n’en veut pas dans cet établissement. Mais rien ne vous interdit de chercher un autre établissement d’accueil, en espérant qu’il en existe plusieurs autres autour de chez vous. Sauf qu’il ne sera évidemment pas simple de trouver un autre collège avec une moyenne de 6/20. Vous évoquez les établissements privés en disant que pour vous c’est trop coûteux. Dont acte, mais sachez que même si vous aviez les moyens, avec une telle moyenne il y a fort à parier qu’aucun collège privé sous contrat ne l’aurait pris. Ne resterait alors que le secteur privé hors contrat, moins regardant sur le niveau des élèves recrutés, mais très regardant par contre sur l’aptitude des parents à payer d’importants droits de scolarité, bien supérieurs à ceux réclamés pour une scolarisation dans un établissement privé hors contrat. On laisse donc tomber.
Retour donc à la case départ : le redoublement, sachant que vous pourrez demander au service de scolarité de votre rectorat d’académie un changement de collège vers un autre collège public (à vous de négocier cela au rectorat). Mais il y a un risque que le redoublement se passe dans le même établissement, et que votre fils en veuille ou pas n’aura alors pas grande importance : vous n’aurez alors pas le choix . Ce sera ça ou l’interruption des études secondaires générales.
Reste une hypothèse qu’il est peut être un peu tard à cette date pour l’évoquer : celle d’un redressement spectaculaire des résultats scolaires durant le troisième trimestre, qui donneraitent aux membres du conseil de classe l’envie de lui accorder le passage, et dans ce cas, il serait évidemment dans un autre établissement puisque, sauf cas exceptionnel, les collèges publics ne sont pas intégrés dans des “ensembles scolaires” comprenant collge et lycée.
Le mieux (ou le moins pire) serait de préparer votre fils à l’idée d’un redoublement d’une part, et qu’il y a un risque important que cela se fasse dans le même collège. Le fait qu’il ne le veuille pas ne suffira évidemment pas à empêcher qu’une telle décision soit prise à son encontre. A lui ensuite de dépasser son refus en partant du principe qu’il n’en a que pour une année de plus, et de profiter de son état de redoublant pour se mettre à travailler et obtenir l’an prochain les résultats qu’il lui faudra pour être admis en seconde générale. Mais attention : si le redoublement ne s’accompagne pas d’un relèvement significatif de ses résultats (au moins 4 ou 5/20 de moyenne en plus en ce qui le concerne), alors il y a risque qu’il ne se retrouve l’an prochain dans la même situation.
Un an d’études en plus, ce n’est pas grave si c’est pour rebondir positivement. Essayez de l’en convaincre (et de vous en convainre);
Peut être qu’une rencontre avec le professeur principal (si vous ne l’avez pas déjà eue) serait de nature à facilier cette prise de cnscience.
Attention : même s’il redouble, il a intérêt à se présenter aux épreuves du brevet car s’il le réussit, il augmentera d’autant ses chances d’être admis en seconde générale l’an prochain.
Il est probable que cette réponse ne vous satisfera qu’en partie, et que vous ressentirez le besoin de poser d’autres questions après sa lecture. N’hésitez pas à le faire : j’y répondrai.
Pour en savoir plus, dans la collection L’Etudiant, je vous conseille de vous procurer les lvres suivants :
- “Le guide de l’orientation au lycée (de la troisième à l’après-bac)” : tout sur les études après la classe de troisième, et tout au long des lycées, filière par filière, avec els débouchés vers la vie active
- “Pour quelles études êtes-vous fait ?” (pour bien choisir ses études, et son secteur professionnel de prédilection), avec tests et grilles d’auto-analyse
- “Le guide de l’orientation au lycée” : les pièges dans lesquels vous ne devez pas tomber, vos droits (d’appel, de redoublement volontaire utôt que d’accepter une orientation non désirée, etc.)
Par l’Internet : www.letudiant.fr (rubrique “librairie”)
Encore une fois, n’hésitez pas à me poser d’autres questions si vous le désirez
bruno Magliulo
Bon courage et bonne chance
Bonjour Monsieur MAGLIULO,
J’ai assisté, récemment, à l’une de vos conférences, et bien évidemment, j’ai fort apprécié vos propos très pertinents.
J’ai donc une question à vous soumettre, concernant le redoublement en Série S.
Mon fils termine actuellement son année de Première S. Sa moyenne de l’année de Seconde était de 12.
La première S est une classe difficile : programmes chargés, méthodes de travail à acquérir, notions à maitriser et à approfondir …
Le Lycée où il est scolarisé, a, à mon avis, un niveau d’exigences assez élevé, notamment en Français. Le professeur de français, certainement brillant (Professeur titulaire) avait annoncé dès la réunion de parents de la rentrée scolaire, que l’année allait être difficile, et qu’il poserait des « notes dures ». Effectivement, ça a été le cas. Mon fils a eu une moyenne de 1er trimestre de 6,2 (celle de la classe est de 8,7, maxi : 12,1, mini : 5), et de 7,4 au 2ème trimestre (celle de la classe est de 10, maxi : 15,4, mini : 6,8). Les œuvres (ou extraits) étudiés sortent des sentiers battus, et sont ardus. Les sujets de devoirs sur table ou « maison » sont aussi complexes.
Mon fils a été assez vite déstabilisé et découragé par la difficulté, sans cependant s’arrêter de travailler au fil de l’année.
Voilà pour le français.
D’autre part, ses moyennes générales de premier et deuxième trimestres sont « moyennes » :
- 9,9 au 1er trimestre (moyenne de la classe 11,7, maxi : 16,8, mini : 8,7)
- 9,5 au 2ème trimestre (moyenne de la classe 11,4, maxi : 17,6, mini : 8,4)
1er trimestre : 2ème trimestre :
Maths:9,3 Maths :9,3
Physique : 11,3 Physique : 8,3
SVT : 9 SVT : 10,3
Français : 6,2 Français : 7,4
Histoire-Géo : 11,1 Histoire-Géo : 7,5
Anglais : 14,8 Anglais : 12,8
Espagnol : 14,8 Espagnol : 11,4
Les appréciations reprennent un peu les mêmes remarques :
-1er trimestre : résultats trop justes (maths), manque d’efficacité, il faut intensifier les efforts, travail pas assez approfondi, difficultés en analyse (français), leçons pas assez apprises (hist-géo).
- 2ème trimestre : niveau reste insuffisant (maths), doit fournir plus d’efforts, il faut réagir rapidement (physique), travail d’analyse doit être plus soutenu (français), travail personnel manque d’envergure, il faut maintenir un travail personnel régulier et soutenu pour progresser encore.
En appréciation générale du 2ème trimestre : Doit faire plus d’efforts pour améliorer ses résultats. Un doublement de la série est conseillé.
Nous y voilà donc … Et il est bien évident que je voyais ceci arriver.
J’avais donc anticipé les choses, et, avant les vacances de Pâques, avec mon fils, nous avons rencontré les professeurs de français, de maths et de physique pour connaître leurs avis.
Mon fils les a informés qu’il envisagerait éventuellement, en poursuite d’études post-bac, de postuler à un DUT Réseaux et Télécoms. La visite à une Porte Ouverte d’IUT l’avait motivé et intéressé.
Les trois enseignants sont partagés. Mon fils est dans le « ventre mou » de la classe, avec cette moyenne, ni bonne, ni mauvaise, mais cependant juste pour envisager une classe de Terminale S sereinement (bloc scientifique et français). Tous trois pensent qu’il a les capacités de mieux faire, et confirment qu’il est fait pour la série S (esprit scientifique). Il est vrai qu’il est intéressé par ce qu’il étudie.
En parallèle à notre démarche envers ses professeurs, j’ai proposé à mon fils, une réorientation vers un Bac STI. Ce bac peut aussi mener à un DUT Réseaux et Télécoms. Il ne veut pas en entendre parler. Une visite, en Mars dernier, aux portes ouvertes d’un lycée proposant la série STI ne l’a pas accroché du tout.
Deux de ses professeurs ne sont pas « favorables » à la règle générale du redoublement. Ils ont dit clairement que le redoublement n’est efficace que s’il y a acceptation du jeune, investissement réel de sa part dans le travail lors de l’année de redoublement. Sinon, celle-ci peut être totalement inefficace. Ils connaissent un cas de redoublant qui va finir son année avec une moyenne bientôt inférieure à celle de l’an passé.
Le professeur titulaire conseille tout de même à mon fils le redoublement, pour «effacer » ses bulletins de 1ère, remettre les compteurs à zéro afin de se constituer un dossier correct d’accès en enseignement supérieur.
C’est aussi mon avis, et je tiens ce discours auprès de mon fils depuis un moment, car je sais que les accès en IUT sont sélectifs, sur dossiers, et que les meilleurs sont bien entendu les gagnants à la course aux inscriptions.
Cependant, je sais aussi, car les enseignants d’IUT nous l’ont dit (à mots couverts), que les IUT à caractère « scientifique » ne font pas le plein de leur capacité d’accueil. Il semblerait qu’ils aient donc revus à la baisse leurs critères de sélection sur dossiers.
Alors, faut-il s’y fier, et se dire qu’il serait accepté en IUT avec un dossier moyen ?
Faut-il se dire que de toute façon, le problème n’est pas l’acquisition du bac, qu’il l’aura probablement même en redoublant sa terminale, et du coup ne pas tenir compte du conseil de redoublement de la première S ?
D’un autre côté, faut-il se risquer au passage en terminale avec, à priori, des fondamentaux non acquis ?
Tout cela me parait bien hasardeux tout de même …
Donc, au vue de ses résultats, de sa série de Bac, la question est de savoir quelle classe il vaut mieux redoubler, la première ou la terminale ?
Une chose m’inquiète tout de même, c’est la façon dont réagit mon fils. Il semble penser que « ça va le faire », malgré l’avis de redoublement du conseil de classe du 2ème trimestre, et mon point de vue. Il va sans dire que nous savons que le redoublement ne peut être imposé, juste conseillé.
Lors de l’entretien avec le professeur titulaire, avant les vacances de Pâques, ce dernier avait fortement conseillé à mon fils de prendre sa décision durant ces vacances de Printemps, et quelle qu’elle soit, de la « digérer ». Le deuxième impératif donné par l’enseignant était le suivant : que mon fils envisage un redoublement ou un passage en terminale, il devait absolument fournir un travail à la hauteur des exigences de première, car d’après les professeurs, il ne doit pas approfondir suffisamment son travail.
Selon son professeur titulaire, deux options se présentent à lui :
1) Soit il bluffe tout le monde, et décroche un bulletin de troisième trimestre aux alentours de 11-12. Il prend alors la décision de passer en terminale, tout en sachant qu’il a obligation de résultats sur les 2 bulletins de Terminale (1er et 2è trimestre), pour être accepté en accès sélectif en IUT.
2) Soit, le troisième trimestre reste identique aux deux précédents, et il vaut mieux envisager le redoublement « positif »
Aujourd’hui, aucune décision n’est prise. Mon fils n’a pas « digéré » l’éventualité d’un redoublement. Nous attendons donc le bulletin du 3ème Trimestre, et l’avis du conseil de classe. Et il faudra bien trancher !
Le problème auquel je fais face est le suivant : je pense que mon fils ne veut pas redoubler. Il le vit mal, comme un échec, une sanction, se disant que ses copains (certains pas meilleurs) vont passer en terminale, et lui non. Je lui explique qu’il doit le prendre autrement, comme une chance de s’améliorer, et de penser à son orientation post-bac. Mais il n’a pas la distance suffisante qu’un adulte est capable d’avoir face à un redoublement, ni cette faculté à se projeter dans l’avenir. Il doit juste voir l’échéance immédiate, voir le couperet tomber …
De façon à aborder les choses sous un nouvel angle, je lui ai aussi proposé un redoublement dans un autre lycée. Sa réponse est négative. Dans le cas d’un redoublement dans le même Etablissement, il se retrouverait donc face aux mêmes enseignants.
Tout ceci est bien compliqué, car si je lui impose un redoublement, il est susceptible de ne pas travailler suffisamment, et de ne pas utiliser cette année à bon escient.
Je persiste à penser (mais sans en avoir la certitude), qu’une seconde année de 1ère lui éviterait d’arriver en fin de terminale avec un dossier « moyen », voire « juste », s’il se retrouve en difficulté en Terminale, et d’être forcé de s’orienter, par défaut, vers l’université, ce que je souhaite à tout prix lui éviter.
Que pensez-vous de la situation ?
Pensez-vous qu’il vaut mieux faire preuve de sagesse et de lui faire redoubler sa 1ère S?
Quel avis donneriez-vous ?
Je précise qu’il n’a jamais redoublé.
Peut-être avez-vous déjà eu à aider des familles qui se retrouvent dans cette situation inconfortable.
D’avance, je vous remercie pour vos conseils.
Réponse à “une maman parmi tant d’autres”
Merci d’abord pour votre bonne appréciation de ma conférence à laquelle vous avez assisé quelque part en France ou dans un lycée français de l’étranger.
Vous avez raison de vous qualifier de “maman parmi tant d’autres” car comme vous le savez, votre questionnement est des plus fréquents.
Un point de principe d’abord : le redoublement en fin de première n’est pas un droit, ni pour la famille, ni pour le conseil de classe. Les établissements sont même de plus en plus contrôlés sur ce point et incités à ne pas en abuser. Le principe est qu’une fois admis en première, l’élève passe AUTOMATIQUEMENT en terminale de la même série. Par contre, la famille peut solliciter un redoublement volontaire (et dans ce cas il appartient au conseil de classe d’en décider), tout comme des professeurs peuvent le suggérer à la famille (qui a le droit de refuser).
Mais tout dépend de ce que l’on vise. Si c’est une humble réussite au bac (ce qui est tout de même la mission de base de tout lycée), alors, la plupart des demandes de redoublement volontaire (car il s’ait bien de cela) ne se justifient pas. Si par contre le but est d’être à la hauteur de certaines filières supérieures exigeantes et sélectives à l’entrée, la question ne s’envisage évidemment pas de la même façon. Et vous vous doutez bien que d’un établissement à un autre, la priorité n’est pas la même. Vous décrivez l’actuel lycée fréquenté par votre enfant comme faisant plutôt partie des établissements que nous qualifions de “sélectifs” plutôt qu’ “accompagnateurs”. Je ne suis donc pas surpris par la façon de traiter pédagogiquement le cas de votre enfant qu’ont les professeurs de cet établissement : là où dans certains autres lycées en on se poserait même pas la question du redoublement volontaire, là on se (et vous) la pose, parce que l’objectif final est loin de se réduire à la simple réussite au bac. Ce genre de lycée présente évidemment des avantages et des inconvénients, selon les cas particuliers de chaque élve.
Je vous fais d’aileurs un pronostic : les notes que va obtenir votre fils aux épreuves anticipées du bac (en français) seront probablement supérieures (et même assez signaificativement) par rapport à celles qu’il obtient dans l’établissement. Logique : l’exigence n’est pas la même, et en disant cela, je ne juge évidemment pas son actuel professeur de français, je me contente de noter une différence.
Venons en aux objectifs de votre fils : entrer dans un IUT, plus précisément en filière “réseaux et télécom”. Je vais être très clair : avec ses actuels résultats, il n’y sera pas admis. Cette filière, comme toutes celles des IUT, est très sélective (surtiout dans les IUT installés en milieu fortement urbain), et ne prend pas d’élève simplement moyen, ni même “assez bons”. La sélection se fait sur dossier (bulletins de première et terminale + lettre de motivation). Je comprend donc pleinement le raisonnement du professeur qui sugère d’ “effacer la mauvaise première”. En effet, si votre enfant redouble volontairement, on ne tiendra pas compte de la première année de première S, mais uniquement de la deuxième. Et ce raisonnement peut s’appliquer à toutes les filières supérieures sélectives (classes prépas, IUT, BTS, écoles à recrutement niveau bac, certaines universités de technologie…).
La destinée traditionnelle d’un élève qui parvient au bac S en étant moyen (ce qui suffit pour le bac), c’est de se retrouver obligé, que cela lui plaise ou non, d’entrer ensuite en première année d’un premier cycle universitaire licence non sélectif. Pourquoi pas ? Mais il ne sera alors pas possible de dire “je n’en veux pas” ! Ca sera ça ou rien !
Bien sur, on peut se dire “je passe en terminale S, et en cas d’échec au bac, je redoublerai”. Mais attention : le dossier de candidature comportera alors deux bulletins (ceux de première S puis la première année de terminale S) plutôt négatifs, et ce sera pire que tout ! De plus, en cas de réussite “ric / rac” au bac S (ce qui arrive assez fréquemment ) votre fils ne pourra pas redoubler volontairement… sauf dans le privé hors contrat !
En résumé, compte tenu de l’âge de votre enfant, de ses résultats actuels, et de son ambition pour le post bac, si j’étais lui, je suivrais le conseil des enseignants qui suggèrent un redoublement volontaire.
Mais attention : il y a en effet des cas de redoublement complètement raté. En début d’année scolaire, votre fils va ressentir une très provisoire sensation de facilité . Il va avoir le sentiment d’obtenir de bons résultats sans faire grand chose, et cela pourrait le démobiliser. Dans ce cas, soyez assurée que très vite, cet avantage de départ va s’estomper, puis disparaître, puis même se retourner contre lui dans la mesure où il va alors être rattrapé et dépassé par les autres. Il va donc falloir qu’il comprenne que son redoublement ne sera avantageux que si tout au contaire, il profite de cet avantage de départ pour “passer le turbo”, et faire tout au long de l’année de première S redoublée partie de la tête de classe. Sachez qu’on estime qu’un élève redoublant qui n’obtient pas au moins O2/20 de moyenne en plus a raté son redoublement.
Or, à cet égard, ce qui m’inquiète, c’est ce que vous écrivez lorsque vous dites qu’il semble mal vivre l’idée d’un redoublement. Il faudra alors veiller à ce qu’il ne vive surtout pas cela comme une sanction, mais comme une chance qui lui est offerte de pouvoir avoir de réelles chances d’entrer deux ans après dans la filière qu’il désire intégrer. Et bien sur, s’il refuse malgré tout, bien lui expliquer quelles sont les contre parties de son choix en matière de post bac sélectif sur dossier.
Autre conseil : s’il accepte l’idée du redoublement volontaire, qu’il ne se démobilise surtout pas par rapport aux épreuves anticipées de français. Si elles venaient à bien se dérouler, et donc à lui procurer deux bonnes notes (aux épreuves écrite et orale), il pourrait les “stocker”, ce qui serait évidemment un avantage. Et surtout, le constat qu’il obtient malgré tout de bonnes notes pourrait le mettre en plus grande confiance.
Pour en savoir plus, dans la collection L’Etudiant :
- Pour quelles études êtes-vous fait ?
- 100 questions/réponses pour bien s’orienter (avec en particulier plusieurs pages sur le redoublement volontaire)
Par l’Internet : www.letudiant.fr (rubrique “librairie”)
N’hésitez pas à me poser une autre question si vous le désirez
Bon courage et bonne chance
Bruno Magliulo
je rebondis sur votre échange avec “une maman parmi tant d’autres. ”
Mon fils est pratiquement dans le même cas que son fils.
En cas de redoublement volontaire et “accepté” par l’enfant , vaut-il mieux, selon vos statistiques, le faire redoubler dans le même lycée ou dans un autre ( ou il n’a pas d’étiquette ).
Et dans ce cas, faut-il mieux le mettre dans une école plus selective pour qu’il soit obligé de travailler et qu’il ne vive pas sur ses acquis ou bien dans une école moins “forte” pour qu’il reprenne confiance en lui ?
En vous remerciant par avance,
Marie
Bonjour Monsieur Magliulo,
Je vous remercie pour votre réponse, et les conseils que vous prodiguez.
En raison de l’âge de mon fils, de ses résultats actuels en 1ère S, et de son projet post-bac (IUT), vous conseillez le redoublement volontaire.
Je profite tout de même de cet envoi pour vous préciser certains points, et vous poser quelques nouvelles questions.
Tout d’abord, je tenais à préciser une chose, au sujet du lycée où est scolarisé mon fils. C’est un petit lycée privé sous contrat, dans une petite ville. Il n’est pas ultra-sélectif, mais à un niveau d’exigences tout de même supérieur à un autre lycée, toujours privé sous contrat, situé à égale distance de notre lieu de résidence, dans une autre petite ville. Je peux les comparer puisque mon fils aîné a été scolarisé dans le second. J’ai proposé à mon fils d’y redoubler, pour changer d’environnement. Il ne le souhaite pas.
En ce qui concerne le projet de poursuite d’études post-bac de mon fils en DUT Réseaux et Télécoms, vous êtes catégorique. Ses résultats « moyens » en Première, ne lui permettraient pas d’être admis en filière sélective.
Selon vous, quelle moyenne (1ère + Terminale) faut il atteindre pour accéder en DUT de type scientifique : Réseaux et Télécoms, Informatique… ?
Vous m’écrivez qu’en région urbaine la sélection est encore plus sélective. Une précision tout de même, concernant notre région de résidence, nous ne sommes pas en milieu urbain, nous habitons la Bretagne. Les deux IUT les plus proches proposant le DUT Réseaux et Télécoms sont situés à Lannion et Saint-Malo. Les demandes y sont peut-être moindres que dans les milieux fortement urbains. Le savez-vous ?
D’autre part, pour tenter d’affiner son projet d’orientation, en parallèle à ses recherches concernant les DUT, mon fils a aussi voulu découvrir le BTS IRIS Informatique et Réseaux pour l’Industrie et les Services Techniques. Nous nous sommes donc rendus aux Portes Ouvertes d’un Lycée préparant ce BTS. Il semble moins intéressé que par le DUT Réseaux et Télécoms, mais il s’était dit : pourquoi pas ?
Par contre, venant de Série S SVT, je ne sais pas s’il y serait admis. Les Bacs STI semblent prioritaires. Leur programme d’études est probablement plus adapté.
Qu’en pensez-vous ?
Cette formation est, elle aussi sélective, accessible sur dossier, et au vue de son dossier actuel de 1ère le problème de niveau risque d’être le même…
Il en ira de même pour toutes les filières d’études supérieures sélectives…
Pour en revenir à la décision à prendre, en cette fin d’année scolaire, le problème reste entier. Comme vous l’avez compris, mon fils n’ « accepte » pas le redoublement. Il a fallu rendre la fiche de vœux Jeudi dernier, car le conseil de classe du 3ème trimestre aura lieu demain. Après discussion avec mon fils, dans le but de ne pas mettre en place une « guerre de positions », nous avons trouvé un compromis. J’ai indiqué « redoublement en 1ère S » OU « passage en terminale S », avec spécialité Physique. Nous allons attendre l’avis du conseil de classe, les résultats du 3ème trimestre, avant de prendre une décision définitive.
Lors de notre discussion, mon fils m’a avoué ne pas avoir travaillé « du tout » durant cette année scolaire. Il ne veut pas redoubler, car il ne se dit pas « motivé » pour refaire une classe de 1ère S, me dit qu’il n’en fera pas plus. En revanche, il se dit prêt à travailler cet été, afin de de combler ses lacunes. Il me demande de lui faire confiance, qu’il travaillera beaucoup en Terminale, afin de réussir Si ça se passait mal, et qu’il n’obtenait pas le Bac, il préfèrerait redoubler la classe de Terminale.
J’ai du mal à croire qu’il n’ait pas travaillé « du tout ».
La semaine dernière, j’ai demandé l’avis d’un enseignant. Lorsqu’il a vu les bulletins de mon fils, il m’a demandé s’il avait travaillé. J’ai répondu que oui, mais pas suffisamment, pas de façon approfondie. Ce dernier m’a alors dit qu’il valait mieux envisager le redoublement, sinon, mon fils allait vraiment souffrir en Terminale. S’il n’avait pas travaillé « du tout », les choses pouvaient être vues différemment, car cela signifiait qu’il avait de la « réserve ». J’ai rendu compte à mon fils de cette conversation.
Ce n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd, et je me dis que le fait de « m’avouer » qu’il n’avait pas travaillé « du tout », la veille de rendre la « fiche navette » à son professeur titulaire, n’était pas totalement innocent …
Vous imaginez bien que ce discours a le don de M’EXASPERER ! On ne rattrape pas des lacunes aussi facilement, en deux mois d’été, même avec du soutien. Le TRAVAIL était à fournir cette année de 1ère S. Il le savait, ce n’est pas faute de le lui avoir répété, faute d’avoir expliqué les enjeux, de façon claire et nette. Il sait comment se passent les accès en Enseignement Supérieur, car son frère aîné l’a précédé !
Aujourd’hui, il comprend bien, à ses dépends, que ne pas travailler n’est pas une solution. Mais un peu tard …
Et comme nombre de jeunes un peu « naïfs », il pensait sans doute que « ça allait le faire », puisque le passage de Première en Terminale est automatique. Il suffirait donc, que je coche la case : passage en Terminale S !
En raisonnant de la sorte, il ne se projette toujours pas vers l’après-bac, et l’issue qu’il se prépare : une orientation par défaut vers l’Université. D’autant plus qu’il ne souhaite pas cette voie. Il a une vision à court terme. L’erreur, l’échec, la « honte » de redoubler sont bien plus présents dans son esprit que l’après-bac. Sa vison est celle d’un adolescent. Je la comprends, car à cet âge il est difficile de réfléchir sur le long terme. Le jugement de son entourage doit aussi peser. Que vont penser les copains ? Est-ce que je vais les perdre ? Il est dans une classe où il se plait, les professeurs apprécient leur état d’esprit. Certains élèves tirent le groupe par le haut. Un redoublement oblige à quitter un groupe connu depuis la seconde…
Dans l’hypothèse où je lui impose un redoublement, il va falloir instaurer un dialogue important, et il faudrait qu’un « déclic » se produise, afin qu’il réussisse à « digérer » cette décision, et non qu’il la vive comme une sanction.
Je pense que ça va être le plus difficile, et ne suis pas certaine d’y arriver. Je ne pourrai en aucun cas travailler à sa place, le problème est là. Le redoublement exige un investissement important de sa part, et de bons résultats à la clé. Sinon cela ne servira à rien.
Une personne m’a donné une idée. Partant du principe que les ados s’écoutent entre eux, alors qu’ils n’entendent pas de la même manière les avis des adultes (profs, parents …)
L’idée serait que mon fils puisse discuter avec un jeune qui a redoublé sa Première de façon positive, et qui a de meilleurs résultats cette année. Ca, c’est facile, il a un cas dans sa classe. Deuxièmement, ce serait bien qu’il rencontre un élève de Terminale, qui lui, est passé avec des notes moyennes, et a eu beaucoup de difficultés, finissant son année ric-rac.
Ceci permettrait peut-être à mon fils de voir les choses autrement …
En dernier lieu, j’ai trois questions :
La première, à propos de l’épreuve anticipée de Français. Vous m’écrivez qu’en cas de redoublement volontaire, s’il obtient de bonnes notes à l’oral et à l’écrit, il pourrait les « stocker ».
Je dois mal comprendre ce que vous voulez dire.
Voulez-vous dire qu’il pourrait conserver ses notes de Français, et les faire valoir la deuxième année de 1ère si elles sont meilleures que celle qu’il obtiendrait lors d’un redoublement ?
Si c’est le cas, je l’ignorais.
Je pensais que les notes obtenues étaient perdues, et devaient être obligatoirement remplacées par les nouvelles notes du deuxième passage des épreuves anticipées, quelles soient bonnes ou mauvaises.
La deuxième, au sujet des bulletins de terminale pris en compte pour un accès en IUT, lors d’un redoublement. Vous écrivez « Je passe en Terminale S, et en cas d’échec au bac, je redoublerai ». « Mais attention : le dossier de candidature comportera alors deux bulletins (ceux de 1ère S, puis la première année de Terminale S) plutôt négatifs, et ce sera pire que tout ! »
Là, à l’inverse des notes de Français, je pensais que les bulletins de la première année de Terminale étaient « effacés », au profit des bulletins de la deuxième année, celle qui est doublée. Sinon où est l’intérêt d’un redoublement ?
Pour conclure, avant de prendre notre décision, peut-on demander au conseil de classe de réserver notre avis jusqu’à l’obtention des notes anticipées de Français ?
En effet, elles peuvent être un facteur déterminant. Dans l’hypothèse où mon fils a de mauvaises notes, et des points à rattraper, la marche à monter serait encore plus haute, et là, il n’y aurait plus de questions à se poser, le redoublement s’imposerait de fait.
Je m’arrête là, et vous remercie d’avance pour votre aide.
Deuxième réponse à “une maman parmi tant d’autres”
A question à géométrie très variable, répnse diversifiée. Je prend donc vos interrogations dans l’ordre de votre présentation :
1. L’admission en DUT comme en BTS est sélective par définition. Bien sur, le taux de la sélectivité varie d’un établissement à un autre (selon sa “réputation”, la densité démographique de la population des candidats, la filière envisagée, etc.). Malheureusement, il n’existe aucune information donnant pour l’ensemble des établissements , et filière par filière, les taux de sélectivité à l’entrée. Par contre, localement, les responsables de chaque filière ont bien sur des statistiques qu’ils sont en droit de faire connaitre … ou de ne pas divulguer, selon leur choix de politique de communication vers les familles.
Ce que l’on sait par contre, c’est qu’en moyenne, l’admission est moins sélective en BTS qu’en DUT. Mais dans les BTS, il existe une politique de “quotas de places réservées” aux bacheliers technologiques, alors que le recrutement en IUT est plus diversifié. De plus, les formations de type IUT sont moins spécialisées, plus “généralistes”, et donc plus propices que les BTS à la poursuite d’études vers des diplômes de deuxième cycle … ce qui explique une préférence de la majorité des bacheliers généraux pour les IUT.
2. Vous vivez en Bretagne. Je ne doute donc pas que le taux de sélectivité y est moindre qu’en région parisienne ou même dans la ville de Rennes. Pour le DUT Réseaux et télécom (que vous citez), je peux vous dire qu’en région parisienne, on est à près de quinze candidats pour une place ! Je connais un IUT de la région de Clermont-Ferrand qui, pour ce même DUT, n’a “que” 6 candidats pour une place. Mais dans tous les cas de figure, il y aura plus de candidats que de places, et donc, un élève moyen n’a quasiment aucune chance d’être admis.
3. Concernant les points que l’on peut “stocker” pour les épreuves anticipées, cela ne concerne que les élèves qui redoublent leur classe terminale après échec au bac. Ils ont le choix entre les repasser (ce qui est lourd car alors cela ajoute une matière de plus à travailler, réviser, et subir au bac), ou les conserver. Et s’ils choisissent de s’y présenter à nouveau, ils prennent leurs risques car il ne sera pas possible de conserver “la meilleure des deux notes” s’ils obtiennent moins en terminale de redoublement, que ce qu’ils avaient obtenu en fin de première !
4. Je peux comprendre le côté répulsif que ressent un jeune ado à l’idée de redoubler : c’est vexant, on perd de vue les copains qui passent en classe supérieure, “c’est la honte”, passer ne m’empêchera sans doute pas d’avoir le bac (et je ne regarde pas plus loin comme vous le dites justement), etc. ! Le problème c’est qu’un tel raisonnement ne cadre pas au projet d’études supérieures de votre fils qui est ambitieux puisqu’il vise à se faire admettre dans une filière sélective. Il ne veut pas redoubler, là il a le droit de refuser : le passage en terminale est automatique. Il ne veut pas entrer en première année d’université : là, il risque fort de ne pas avoir le choix si, comme c’est probable en l’état actuel de ses résultats, il n’est pas admis en filière sélective. A lui, et à vous, de peser le pour et le contre, de bien évaluer les enjeux, les risques … et de les assumer ensuite si ça se passe mal. Après tout, on peut aussi réussir à l’université.
5. Dans les établissements qui sélectionnent sur dossier, on demande les copies des bulletins scolaires des trois trimestres de première et terminale. Si le candidat est redoublant en terminale, on lui demandera le plus souvent de présenter les bulletins des deux années de terminale (plus ceux de première) : donc les bulletins de ses TROIS dernières années scolaires. Vous ne pourrez dans ce cas pas “effacer” le mauvais bulletin de terminale par un meilleur obtenu en redoublant en terminale. Et c’est parfaitement logique sinon comment le jury connaitrait-il les axes de progression de l’élève candidat entre ses deux années successives en terminale ? Mais il arrive que localement, ces règles du jeu , qui sont les plus fréquentes, soient légèrement différentes : je connais des établissements qui demandent les bulletins de classe de seconde , d’autres qui ne demandent que les bulletins des “deux dernières années”, si bien que si le candidat est redoublant en terminale il n’a pas à présenter ceux de premire. Mais ces cas de figure sont rares.
Bon courage et bonne chance
Bruno Magliulo
PS : Sachez que nous avons, avec la direction de votre établissement, le projet que je revienne faire une conférence orientation durant la prochaine année scolaire, mais beaucoup plus tôt afin que ce soit dans un calendrier plus proche de celui des inscriptions. Nous ferions cela en décembre ou janvier.
Réponse à Marie
Il n’existe pas de réponse “standard” à une telle question. Elle dépend bien sur du caractère de chaque enfant, de son bilan scolaire… Si, par exemple, l’esprit de compétition le stimule (il y en a que cela “écrase” au contraire), alors il peut trouver avantage à se trouver dans un établissement de type “sélectif”, à la condition cependant que ses éventuelles lacunes ne soient pas telles qu’il va très vite décrocher et être sous la vndicte d’une majorité d’enseignants. Et va t il psychologiquement supporter une telle atmosphère (”ça ne rigole pas : on est là pour bosser !”) ?
Idem pour le changement d’établissement. c’est vrai que l’avantage du changement c’est qu’on remet les choses à plat, à zéro. Les enseignants (et les camarades de classe) n’ont donc aucune raison d’avoir le moindre a priori et la balle sera dans le camp de votre enfant. Mais si votre fils aime son actuel établissement, s’y sens bien, a noué des amitiés qui comptent avec certains autres élèves … pourquoi ne pas l’y laisser ? Comme vous le savez : l’investissement au travail scolaire d’un adolescent dépend aussi de facteurs tels que l’ “ambiance”, “la qualité du cadre de vie scolaire”, etc.
En résumé, sur ces questions, j’ai envie de vous conseiller de commencer par bien cerner, en famille, les avantages et inconvénients de chaque possibilité de décision, et de prendre celle qui correspond au plus grand avantage global, sachant qu’il y a de fortes probabiltés pour que n’existe aucune décision parfaite, c’est à dire pour laquelle il n’y aura que des avantages.
Un livre, publié dans la collection L’Etudiant, pourrait vous aider à nourrir votre réflexion sur ces importantes et délicates questions : “100 questions/réponses pour bien s’orienter”. Plusieurs pages sont consacrées à ces interrogations que vous évoquez.
Vous pourrez vous le procurer en librairie scolaire, mais aussi par l’Internet : www.letudiant.fr (rubrique “librairie”)
N’hésitez pas à me poser une autre question si vous le désirez
Bon courage et bonne chance
Bruno Magliulo
Bonjour Monsieur Magliulo,
Merci pour vos réponses.
Excusez-moi, mon deuxième envoi était trop dense, et brouillon, je m’en rends compte à la relecture. Je vous remercie d’autant plus d’y avoir prêté attention.
Je viens de lire la réponse que vous avez envoyée à « Marie », qui évoquait un éventuel changement d’établissement pour effectuer un redoublement en 1ère S. Je me pose la même question. La réponse que vous lui donnez m’apporte aussi de l’aide.
Au sujet de mon fils, je voudrais revenir sur un point.
Il est scolarisé dans un lycée d’enseignement général et technologique qui propose les filières S (SVT) - ES- L - STG.
Comme je vous l’ai expliqué, le conseil de classe, en fin de deuxième trimestre, a conseillé un redoublement en S (SVT), jugeant que mon fils a un « profil scientifique ».
En aucun cas la proposition de redoublement en 1ère STI n’a été évoquée. Elle pourrait l’être, en raison du projet actuel de mon fils de s’orienter vers un DUT Réseaux et Télécoms. Je comprends la position du lycée qui ne dispose pas de la filière STI… Ici, on touche à l’épineux sujet de l’intérêt de l’élève par rapport à l’intérêt de l’établissement qui gagne à conserver ses élèves…
Toutefois, cette hypothèse d’orientation vers une 1ère STI Electrotechnique aurait une incidence. Elle obligerait mon fils à fréquenter un établissement plus éloigné de notre domicile, ce qui alourdirait ses journées en raison du trajet.
Votre regard extérieur me semble intéressant. Au vue des résultats, le redoublement en 1ère S vous semble t’il la meilleure solution, ou pensez-vous qu’une filière STI lui serait plus adaptée ?
Il est vrai que je vous ai indiqué que mon fils n’est pas partant pour la STI. Je pense qu’il assimile le redoublement en 1ère S, ou l’orientation vers une série STI à un « déclassement ».
Je suis bien consciente qu’une orientation en STI « fermerait certaines portes », si son projet venait à changer.
Cependant, si cette voie lui convenait mieux, ne serait-il pas plus judicieux de reconsidérer les choses ?
Maintenant, quelle que soit la décision qui sera prise pour son orientation future, il s’agit de trouver la meilleure solution, en accord avec lui, afin qu’il décroche le bac sans trop de difficultés, et puisse envisager un projet d’études supérieures qui lui convienne.
D’avance, merci pour votre réponse à cette nouvelle demande.
P.S. : le conseil de classe aura lieu Jeudi et non aujourd’hui.
Bonjour Monsieur Magliulo,
Merci pour vos réponses.
Excusez-moi, mon deuxième envoi était trop dense, et brouillon, je m’en rends compte à la relecture. Je vous remercie d’autant plus d’y avoir prêté attention.
Je viens de lire la réponse que vous avez envoyée à « Marie », qui évoquait un éventuel changement d’établissement pour effectuer un redoublement en 1ère S. Je me pose la même question. La réponse que vous lui donnez m’apporte aussi de l’aide.
Au sujet de mon fils, je voudrais revenir sur un point.
Il est scolarisé dans un lycée d’enseignement général et technologique qui propose les filières S (SVT) - ES- L - STG.
Comme je vous l’ai expliqué, le conseil de classe, en fin de deuxième trimestre, a conseillé un redoublement en S (SVT), jugeant que mon fils a un « profil scientifique ».
En aucun cas la proposition de redoublement en 1ère STI n’a été évoquée. Elle pourrait l’être, en raison du projet actuel de mon fils de s’orienter vers un DUT Réseaux et Télécoms. Je comprends la position du lycée qui ne dispose pas de la filière STI… Ici, on touche à l’épineux sujet de l’intérêt de l’élève par rapport à l’intérêt de l’établissement qui gagne à conserver ses élèves…
Toutefois, cette hypothèse d’orientation vers une 1ère STI Electrotechnique aurait une incidence. Elle obligerait mon fils à fréquenter un établissement plus éloigné de notre domicile, ce qui alourdirait ses journées en raison du trajet.
Votre regard extérieur me semble intéressant. Au vue des résultats, le redoublement en 1ère S vous semble t’il la meilleure solution, ou pensez-vous qu’une filière STI lui serait plus adaptée ?
Il est vrai que je vous ai indiqué que mon fils n’est pas partant pour la STI. Je pense qu’il assimile le redoublement en 1ère S, ou l’orientation vers une série STI à un « déclassement ».
Je suis bien consciente qu’une orientation en STI « fermerait certaines portes », si son projet venait à changer.
Cependant, si cette voie lui convenait mieux, ne serait-il pas plus judicieux de reconsidérer les choses ?
Maintenant, quelle que soit la décision qui sera prise pour son orientation future, il s’agit de trouver la meilleure solution, en accord avec lui, afin qu’il décroche le bac sans trop de difficultés, et puisse envisager un projet d’études supérieures qui lui convienne.
D’avance, merci pour votre réponse à cette nouvelle demande.
P.S. : le conseil de classe aura lieu Jeudi et non aujourd’hui
Nouvelle réponse à “une maman parmi tant d’autres”
L’idée de demander à bifurquer d’une première S vers une première STI électrotechnique n’a rien d’absurde. Au regard des souhaits d’orientation post bac de votre enfant, il peut pleinement espérer pouvoir se faire admettre dans le DUT ou le BTS cités dans votre mel précédent après un bon parcvours en première/terminale STI.
C’est vrai que cette orientation lui fermerait certaines portes, mais pas celles qui semblent l’intéresser. Que je sache, il n’a pas l’intention de faire des études supérieures de médecine, ou en mathématiques … par exemple !Un bac STI permet, en cas de bon parcours (je dis bien de BON parcours), d’intégrer non seulement des IUT ou BTS, mais aussi des classes préparatoires aux écoles d’ingénieurs réservées aux bacheliers STI, d’autres formations aussi …
Problème : il faut pour cela changer de lycée. Certes , ce peut être un problème. A son âge, quel ado ne souffrirait pas de devoir cesser de fréquenter certains de ses amis, de quitter “son bahut”, etc. ? Mais cela peut d’une part permettre de repartir sur de nouvelles bases, et des amis, il s’en fera d’autres, et il pourra garder ses “vrais” amis. Mais encore faut-il qu’une telle réorientation l’intéresse. Or, vous me dites qu’il n’en veut pas !!! Retour à la case “redoublement volontaire en première S” donc !
Autre chose : ça n’est pas parce que vous le demanderez qu’il l’aura. Le conseil de classe de son actuel lycée va émettre un avis, mais à supposer qu’il soit favorable, il faut trouver un autre établissement qui accepte de l’accuillir en STI électrotechnique : l’avis favorable de l’établissement d’origine est une condition nécessaire, mais non suffisante.
Peut être serait-il bon qu’il y réflechisse, et vite compte tenu du calendrier, en lisant le livre de la collection l’Etudiant intitulé “Que faire avec un bac STI ?”. Vous ne devriez pas avoir de mal à le trouver en librairie scolaire
Bon courage et bonne chance
Bruno Magliulo
Monsieur Magliulo, merci beaucoup pour votre aide et vos conseils.
A nous maintenant de dialoguer, de faire le point, afin de trouver la meilleure solution. De plus, nous allons attendre l’avis du conseil de classe.
Bonjour monsieur Magliulo, Merci pour le travail que vous faites, merci de nous aider à comprendre le système scolaire, et ses rouages, ceci est d’autant plus rare, car fait par un représentant (ou aviez représenté) l’Institution de l’Education. Merci. A mon tour, je me permets de vous poser 2 questions :
- comment puis-je réagir face à l’irresponsabilité de certains profs qui ont reproché à ma fille, scolarisée en 2nde SES, de ne pas avoir la méthode de travail qu’exige la seconde ? Est-ce que ma fille, aurait dû, l’été, dernier, travailler et s’approprier la méthode du lycée ? Ci-après, je retranscris ce que l’équipe pédagogique à noté en octobre 2009 sur le Bulletin d’Adaptation en classe de seconde “S. a conscience qu’il faut adapter ses méthode de travail aux nouvelles exigences secondes avec l’aide des enseignants et des éducateurs”. Je tiens à vous rapporter, seules 3 profs ont apporté des informations utiles sur la méthodologie que ma fille devait avoir, d’ailleurs, elle a réussi, grâce à leur aide à remonter sa moyenne dans ses 3 matières. Pour les autres, nous avons constaté que notre fille était livrée à elle-même. Ainsi, lors du conseil de classe de mars, ils continueront à dire qu’elle n’a pas su adapter la bonne méthode ! Comment peut-elle faire, alors qu’eux-mêmes ne sont pas capables de la guider. Pour vous donner un exemple, lors d’un entretien avec son prof de maths, je lui ai demandé “comment pouvez-vous l’aider à acquérir une bonne méthode de travail?”. Il y a eu un blanc… puis il m’a répondu que ma fille pouvait suivre des cours de soutien (17h/18 h) avec les éducateurs !!! Et ce sont ces profs qui diront, “beaucoup de travail pour rien”, car S. faisait (elle a arrêté en février, car découragée) des fiches pour chaque matière, sur lesquelles elle résumait son cours. Au vu de l’engagement que ma fille a signé (elle a signé le bulletin d’adaptation) nous parents, nous avons envie de dire à la Commission d’Appel que les profs ne sont pas arrivés à remplir leur engagement. Pensez-vous que cette critique sera acceptée ?
- Deuxième question : Nous avons la nette impression que certains profs ont la volonté de jouer dans le redoublement de notre fille qui est une élève moyenne. Ainsi, le prof de français s’est permis une irrégularité : elle a indiqué une moyenne, au 2ème trimestre de 7.70/2O qui ne concorde pas avec les notes des devoirs. Après lui avoir écrit, elle répond qu’elle a obtenu une note de 5.5/20 “d’un contrôle de connaissance”, sans d’autres précisions. Plusieurs devoirs ont été faits, mais le prof ne les a pas restitué. Nous ne savons même pas de quel devoir il s’agit, puisqu’elle n’a pas distribué le contrôle. En l’absence palpable de ce devoir, ai-je le droit de dénoncer cette moyenne, sans cette note, ma fille se situe dans la moyenne (en français) de la classe avec 9/20. Merci de l’intérêt que vous porterez à mes questions. Je tiens à ajouter, que nous avons découvert, le WE dernier, en allant sur le site de MAIPE que le lycée avait des classes “projet” pour les classes de seconde. Nous n’avons pas compris, pourquoi le conseil de classe n’avait pas proposé un changement de classe à cette époque (octobre) sachant que cette élève avait besoin d’être encadrée méthodologiquement, préférant la laisser dans une classe faible, où les élèves, selon l’expression du prof principal sont “mous”, ne participent pas ; alors que les profs que nous avons rencontrés plus tard, nous ont dit que S. est dynamique, “elle mène le groupe”, elle participe à l’oral, par le travail des fiches, ils ont constaté qu’elle travaille, pourquoi l’équipe s’est-elle contentée de lui faire signer un engagement et n’avoir pas poussé sa réflexion que cette élève serait mieux en classe “projet”. Avec, 8.80 (sachant qu’il y a litige sur la moyenne en français), le conseil demande son redoublement. Nous saisirons la Commission pour demander son passage en 1er ES. MERCI DE NOUS REPONDRE de la part d’une maman qui se bat contre les dysfonctionnements du système
Réponse à Maïssa
Vous comprendrez qu’il m’est difficile de faire un diagnostic scolaire sur une situation aussi complexe que celle que vous décrivez, en étant si éloigné du contexte dans lequel se déroulent les faits que vous incriminez.
Mais je ne puis que vous confirmer que les commissions d’appel sont précisément faites pour donner aux familles un droit de recours si on estime, comme c’est votre cas, que le jugement pédagogique qui accompagne une décision d’orientation non conforme à vos voeux n’est pas fondé. C’est donc un droit de contestation.
On ne gagne évidemment pas à tous les coups en faisant appel : sachez qu’en 2009, plus de 70% des décisions des conseils de classe ont été confirmées par les commissions d’appel. Mais cela vaut la peine de tenter votre chance si, commecela semble être le cas, vous êtes convaincueque votre enfant est victime d’erreurs de jugements, et même, d’après ce que vous dites, d’une manipulation des notes par un des professeurs de sa classe.
Mais attention : il ne suffira pas de le dire. Vous devrez en apporter la preuve. Et là, la balle est dans votre camp. Sinon ce sera “parole contre parole”, et je pense qu’à ce jeu là vous ne gagnerez pas.
Donc, je répond à une de vos questions en vous disant que oui vous pouvez appuyer votre contestationde la décision d’orientation sur un tel fait, mais à la condition de pouvoir prouver ce que vous allez dire. Sinon, il vaut probablement mieux s’abstenir.
Quand au deuxième point sur lequel vous envisagez de vous appuyer, à savoir le fait que le reproche principal serait le “manque de méthode”, vous êtes en effet dans votre droit de signalerqu’on ne vous a jamais expliqué ce que l’on entendait par cela, que vous vous étonnez qu’aucun module de soutien n’ait été proposé à votre enfant pour lui permettre de s’améliorer dans ce domaine, que vous vous étonnez qu’on vous ait conseillé de lui faire prendre des cours de soutien à l’extérieur, ce qui, outre que cela signifie que l’établissement se défausse de ses responsabilités éducatives en incitant les familles à aller vers des établissements privés et payant extérieurs (et qu’est-ce qu’on fait quand on manque de moyens financiers ?)… mais surtout pourquoi des cours de soutien quand le problème évoqué est celui de la capacité méthodologique de votre enfant, ce qui est un autre problème ?
Encore une fois, vous ne gagnerez pas forcément, mais outre que c’est votre droit d’essayer, ne perdez pas de vue que si la commission d’appel confirme une décision de redoublement, c’est loin d’être catastrophique. Après tout, ce peut être un mal (à court terme) pour un bien (à long terme). Mais cela ne sera vrai que si votre enfant profite de l’avantage relatif qu’elle va ressentir en début d’année scolaire pour “mettre le turbo” et s’efforcer d’être et rester parmi les meilleurs de sa classe durant toute l’année. Mais on n’en est pas là : la commission d’appel va peut être vous donner satisfaction .
Un conseil de lecture pour bien préparer votre argumentaire à présenterdevant la commission d’appel: “100 questions/réponses pour bien s’orienter”, dans la collection l’Etudiant. Aisé à se le procurer par l’Internet : www.letudiant.fr (rubrique “librairie”). plus compliqué en librairie où vous risquez de devoir passer commande (attention au délai)
N’hésitez pas à me demander un complément de réponse si vous le désirez
Bon courage et bonne chance
Bruno Magliulo
Merci beaucoup, monsieur Magliulo, pour les conseils que vous venez de me donner. Grâce à vous, je commence à préparer, d’ores et déjà ma lettre à la Commission. Concernant, la manipulation des notes, j’ai écris à un inspecteur pédagogique Lettres au sujet d’une moyenne qui ne correspond pas aux notes de ma fille. Au professeur de donner l’intitulé de ce soi-disant devoir qu’elle n’a jamais distribué à sa classe(car des évaluations ont été faites, mais le prof “oublie” de les restituer, pas de devoir, pas de correction, mais il y a une note ?!). Je pense, qu’au pire des cas, l’inspecteur pourra avoir recours au témoignage de la classe. Concernant la partie qui porte sur “l’absence de méthodologie de ma fille, je me suis mal exprimée. Le prof principal a suggéré qu’elle participe aux cours de soutien donnés par des éducateurs qui travaillent au sein de l’établissement scolaire, séances qui ont lieu au lycée entre 17 h et 18 h. C’est ce qu’elle a fait. Mais les éducateurs n’abordent pas la méthodologie, ils aident l’élève dans les exercices ou leçons non compris en classe. Elle n’a pas été aidée pour autant pour son problème. Votre analyse est pertinente et pour quelqu’un qui ne connaît pas le système comme moi, écrire à ceux qui ont font partie, les mettre devant leurs contradictions, est important : “pourquoi des cours de soutien quand le problème évoqué est celui de la méthodologie…” Merci, grâce à votre regard, vous m’apportez des arguments supplémentaires que je n’aurais pas interprété ainsi. J’aurai juste écrit : “vous avez fait signé un engagement à ma fille qui porte sur l’acquisition d’une méthode qu’exige la seconde mais vous, professeurs, vous vous êtes désengagés en ne la guidant pas (par manque de compétence ?), les responsabilités dans l’échec sont donc partagées”. MERCI POUR VOTRE AIDE.
contre sa sert a kdale sa décourage encor plus les éleves leur note chute dans ma classe certaine personne on redoubler 2 fois et sa n’aura servie a rien et mm 4 fois xd
réponse à Voipo
? et c’est quoi la question ?
Mon fils est en 3eme ,le conseil de classe rejette son passage en seconde pour un redoublement. Sa moyenne générale est de 11, conséquence d’un travail trés irrégulier et non assidu. Mon fils est trés mal depuis cette annonce. Dois je faire appel? Ou au contraire puis je esperer que ce redoublement lui fasse prendre conscience qu’il faut qu’il se mette au travail?
Mail parti trop tot….pas eu le temps de vous remercier de votre réponse.
Bonjour à Monsieur Magliulo,
J’ai pris connaissance des différents témoignages pensant que je trouverais peut-être une réponse à mes questionnements puisque bientôt il me faudra prendre une décision d’orientation avec ma fille, le bulletin du trimestre 2 propose “1ère ES si progrès” ou “1ère STG”.
Elle est actuellement en seconde, et le redoublement qui lui a été proposé l’année dernière et qui a été obtenu à l’arrachée n’a pas eu les bénéfices escomptés. Cela n’a servi à rien. Elle est dans un Lycée sélectif qui ne pense qu’aux résultats d’obtention du bac (un pourcentage qui avoisine les 100 % de reçus), mais il s’agit du lycée du secteur de mon domicile. Elle a 9,9 de moyenne générale. Selon vos dires, elle fait donc partie des 2/3 des élèves à qui le redoublement ne profite pas. L’année dernière, le redoublement a été obtenu pour des motifs de santé parce que ma fille est asthmatique (les absences étant fréquentes). Une seconde chance lui a été donnée mais elle n’a pas su ou pu la saisir, je pense en particulier les problèmes liés à l’adolescence : déprime, mal être, dévalorisation de soi… Je prévois le pire au conseil de classe et aimerions faire appel néanmoins car ma fille ne sait pas ce qu’elle veut faire plus tard et souhaite aller en ES. J’aimerais être armée pour rédiger cette lettre d’appel tout en sachant le faible taux de réussité (20 %). Que me conseillez-vous ? Merci d’avance.
Réponse à Maman perdue
J’avoue à avoir du mal à interpréter ce double mel. Votre deuxième mel suggère que j’ai précédemment répondu à votre question, or je ne trouve pas mention d’un autre message émanant de quelqu’un qui aurait signé “maman perdue”. J’ai une “maman comme tant d’autres”, une “maman désemparée”, une “maman en colère”, mais pas de “maman perdue”. Du coup, je ne sais si je dois vous répondre en profondeur.
Ce que je peux vous dire provisoirement (et n’hésitez pas à me relancer si c’est utile pour vous) c’est qu’en effet, faire redoubler avec onze sur vingt de moyenne généale est chose assez surprenante… et qui vaut sans doute la peine d’être discuté en commission d’appel.
Attention : vous n’avez que trois jours pour interjeter appel à partir de la date de signification officielle de la décision de redoublement (qui doit alors vous avoir été expliquée clairement e par écrit, par le chef d’établissement). Ne ratez pas la date limite.
Pour vous aider à organiser votre argumentation : “100 questions/réponses pour bien s’orienter” , dans la collection l’Etudiant (disponible par l’Internet : www.letudiant.fr rubrique “librairie”)
Bon courage et bonne chance
bruno Magliulo
Réponse à Sophie
Comme vous le savez sans doute, ce qui fait la différence entre la première/termine ES, par rapport au parcours première/terminale STG, est double :
1. Le premier des deux est strictement général, et prépare plutôt aux études supérieures longues commençant par des premiers cycles généraux (licences, classes prépas ..), alors qu’en STG on est sur un équilibre entre enseignements généraux et technologiques, avec des programmes d’enseignement général moins théoriques, et préparant principalement aux études supérieures professionnelles courtes (BTS, IUT, écoles …).
2. Objectivement, les conseils de classe de seconde ont tendance à mettre en STG les élèves qui , sans être très mauvais dans les enseignements généraux, sont moins bons que ceux qui seront orientés vers ES.
Je fais donc l’hypothèse que puisque le conseil de classe vous annonce qu’il ne permettra le passage en première ES que s’il y a des progrès significatifs, et que sinon ce sera une première STG, c’est parce qu’il se prépare à regarder de très près les progrès accomplis - parce qu’attendus - en maths, LV1, LV2, français, histoire-géo … C’est sur ces matières, plus peut être les sciences éco et sociales s’il a choisi cet enseignement de détermination, que va se jouer l’orientation de votre enfant.
Le conseil de classe est souverain en matière de décision. Mais vous disposez en effet du droit de faire appel (attention : délai de trois jours à partir de la date de notification de la décision du conseil de classe). Vous cherchez des arguments à faire valoir et avancez celui d’un élève qui n’a pas encore de projet précis et a donc intérêt à plutôt préparer un bac général. C’est un argument qui a du sens, mais en STG, section fortement polyvalente, on a également le droit au recul par rapport au choix d’une filière spécialisée, mais il est vrai que le potentiel des études supérieures envisageables est plus restreint.
Reste , tout au contraire, le fait d’insister sur une vocation pour des études supérieures qui nécessitent absolument de passer par un bac général. Je pense au droit, à l’histoire … toutes filières pour lesquelles il n’est bien sur pas interdit d’être candidat avec un bac STG, mais où les statistiques sont cruelles pour cete catégorie de bacheliers, alors que les ES y réussissent très convenablement.
Cependant, cet argument risque de ne pas suffire, surtout pour un élève déjà redoublant qui n’a , comme vous le dites vous même, pas saisi sa chance. Les membres du conseil de classe vont évidemment se dire que de ce fait, il n’y a pas plus de probabilité qu’il saississe l’an prochain une nouvelle chance qu’on lui offrirait en acceptant de le laisser passer en ES.
Mon conseil est donc le suivant : demandez quand même le passage en ES, tout en prévenanvotre enfant que s’il l’obtient, ça risque d’être très difficile pour lui s’il ne se réveille pas (les études en ES sont exigeantes). Et dans le même temps, préparez le (et préparez vous) à une éventuelle décision d’orientation vers une première STG … qui ne serait pas forcément catastrophique s’il profite du fait que cette classe est plus “facile” pour prendre l’avantage sur les autres élèves. Si, au contraire, il se laisse aller , alors le problème va se reposer en plus grave après le bac STG. Car le problème ça n’est pas de réussir le bac (la plupart l’obtiennent), mais de passer dans la filière supérieure désirée ! Sachez que s’il fait en STG un vrai bon parcours (ce qui est plus facile qu’en ES), alors tous les espoirs de belles études supérieures sont possible, y compris pour aller vers certaines grandes écoles, mais il faudra alors être un “franchement bon” bachelier STG. Sinon, quand on est “moyen”, on ne peu, quel que soit le bac, qu’entrer en première année d’une université. Pourquoi pas d’ailleurs ?
Pour aller plus loin, dans la collection l’Etudiant :
- Que faire avec un bac ES ?
- Que faire avec un bac STG ?
- 100 questions/réponses pour bien s’orienter (avec des articles conseils sur la façon de rédiger sa lettre de motivation pour la commission d’appel).
Par l’Internet : www.letudiant.fr (rubrique “librairie”)
Et n’hésitez pas à me poser une autre question si vous le désirez
Bon courage et bonne chance
bruno Magliulo
cher monsieur,
ne sachant vers qui me tourner car je ne reçois que des réponses toutes faites, je m’adresse à vous: mon fils de 17 ans a toujours été un bon élève mais cela s’est dégradé à la fin de la seconde: manque de travail et surestimation de lui-même (il était persuadé qu’il y arriverait malgré tout) J’ai essayé de lemotiver d elui proposer mon aide, il m’a rarement sollicitée..Donc il est passé en 1ère ES et même schéma: premier trimestre moyen, deuxième trimestre passable et troisième trimestre pire encore…On lui conceille un redoublement avec réorientation (mais aucun prof ne m’en a avertie, le directeur lui a dit :”passe dans mon bureau je te donnerai des adresses de lycées et tu dois te réorienter”!! il es t dans un lycée privé que lui m^meme a choisi qui se gausse d’avoir les meillleurs résultats de la région mais quel merite, si on ne garde que les assez bons et les bons élèves? Mon fils ne veut pas redoubler il dit que ça ne lui servira à rien, et je pense qu’il a raison, il ne fera pas mieux, il veut rester en ES et avoir son bac mais il ne sait pas encore quoi faire vraiment (il aimerait bien etre kiné peut etre) Je ne sais pas quoi faire, surtout je ne veux pas me tromper faire au mieux pour lui mais je ne trouve aucun écho chez les profs: il n’entre pas dans le moule alors hop: on le dégage! C’est pourtant quelqu’un d’intelligent qui s’interesse à beaucoup de chose, mais il est dans un “creux” un passage à vide…
bref je ne sais pas comment m’y prendre n’ayant moi meme jamais eu de problemes scolaires bien qu’etant fille d’immigrés, j’ai toujours bien travaillé , c’est vrai j eprends cela très mal et me sent desemparée..merci de votre atention
Réponse à “maman qui ne sait pas”
A question complexe, réponse multiple, forcément.
1. Les règles du passage de première en terminale sont claires, et nul ne peut y déroger, pas même le chef d’établissement ou son conseil de classe : le redoublement ne peut être imposé en fin de première. Nombreux, du côté des professeurs en particulier, le regrettent, mais c’est ainsi : toute décision d’orientation vers une première (décidée en fin de seconde), vaut accès automatique à la classe terminale correspondante en fin de première. Vous avez donc le droit de refuser que votre fils redouble.
2. Par contre, rien n’interdit le redoublement volontaire, dans la même classe ou dans une logique de réorientation vers une autre filière de préparation au bac (de ES en L par exemple). Le conseil de classe peut vous le proposer (et vous avez le droit de décliner cette offre), et vous pouvez le solliciter du conseil de classe (qui a le droit de refuser).
Autrement dit, non seulement l’établissement dans lequel votre enfant est actuellement scolarisé n’a pas le droit d’imposer un redoublement, mais il a encore moins le droit de s’en débarrasser “au profit” d’un autre établissement, sauf à ce qu’un conseil de discipline ait prononcé une exclusion pour des faits suffisamment graves pour justifier une telle décision.
3. Attention : il n’y a pas de “commission d’appel” au niveau première (normal puisque le redoublement ne peut être imposé et que le passage dans la classe supérieure est automat-ique). Dans le cas où l’établissement prononcerait une telle décision (j’en doute opuisque c’est non réglementaire), vous pourrez demander à ce que cette décidison soit “cassée” par les autorités rectorales , par le médiateur académique, voire par un tribunal administratif s’il est nécessaire d’en arriver là (mais je ne l’imagine pas).
4. Cela dit, réfléchissez-y bien car si certains professeurs conseillent le redoublement volontaire, c’est sans doute parce qu’en leur âme et conscience ils pensent que votre fils risque d’accomplir une terminale ES médiocre. Or, vous connaissez le prix à payer dans ce cas : votre fils n’aura probablement accès à aucune filière supérieure sélective (classes préparatoires, écoles, IUT …) et devra, que cela lui plaise ou pas, se rabattre vers des études supérieures non sélectives, c’est à dire universitaires. Or, vous me dites qu’il songe à des études paramédicales (massage-kinésithérapie) : avec un bac ES moyen, et un dossier de candidature comportant des résultats peu probants en première ES (et peut être en terminale), il n’a guère de chance d’être admis dans de telles écoles qui comptent jusqu’à dix candidats pour une place !
5. Attention : pour pouvoir se faire admettre en école de massage - kinésithérapie, le bac ES n’est pas le bac le plus adapté, loin s’en faut. Le concours (puis les études) comprenant essentiellement des épreuves (et matières) scientifiques, les admis viennent plutôt du bac S, éventuellement de ST2S. Le ES n’ont guère le profil, si bien que ceux des bacheliers ES qui y tiennent doivent souvent passer d’abord pour une classe de remise à niveau après le bac, pour préparer en un an le concours niveau bac ! Votre fils a encore le temps, mais il serait sans doute utile qu’il songe à d’autres orientations en cas d’échec aux concours d’entrée dans les écoles de massage-kinésithérapie.
6. Evidemment, le fait d’avoir choisi de scolariser l’enfant dans un établissement “sélectif” met la barre des exigences plus haut que dans un autre établissement qui serait de type “accompagnateur”. Tout dépend de ce que l’on vise : la simple réussite au bac suivie pour la plupart des élèves d’humbles études supérieures, ou d’avoir un maximum d’élèves reçus avec mentions et entrant ensuite dans les filières supérieures les plus sélectives ? C’est un choix que l’on a au départ. A cet égard, on peut se demander si le maintien de votre fils dans son actuel lycée est une bonne chose. Puisqu’il ne veut pas redoubler (ce qui est son droit) et accepte le risque d’une année terminale difficile, et donc la perspective de devoir faire des études supérieures universitaires, alors il vaudrait peut être mieux qu’il aille, en terminale ES, dans un établissement moins sélectif. Est-il prêt à cela ?
Pour en savoir plus, dans la collection l’Etudiant :
- 100 questions-réponses pour bien s’orienter (avec divers articles concernant le redoublement, vos droits,les recours en cas de contestation …)
- Pour quelles études êtes-vous fait ? (avec des tests et grilles d’auto analyse)
Par l’Internet : www.letudiant.fr (rubrique “librairie”)
N’hésitez pas à me poser une autre question si vous le désirez
Bon courage et bonne chance
Bruno Magliulo
Quand je disais “Mail parti trop tot….pas eu le temps de vous remercier de votre réponse.”, c’était en anticipant votre réponse et en vous remerciant d’avance,phrase que je n’ai pas eu le temps de mentionner dans mon premier mail parti de façon incontrôlée…
Certes mon fils a obtenu 11 de moyenne générale, mais les matières principales restent fragiles dans leurs notes. Les professeurs me disent que les bases de mon fils sont trop justes pour poursuivre une scolarité en seconde.
D’après votre vécu, croyez vous qu’un redoublement, en plus de consolider les fondations scolaires puissent apporter à mon fils la maturité et la prise de conscience nécessaire pour avancer scolairement?
Je pense sincèrement renoncer à faire appel car je sais que mon fils n’a pas assez travaillé cette année. Défendre cela et expliquer ses résultats moyens en conséquence me semble un peu pathétique…
Merci.
Cher monsieur,
après une nuit très agitée par la culpabilité et le sentiment d’abandon, je suis très heureuse de lire votre réponse ce matin qui m’apaise…oui, j’ai bien pensé à tout ce que vous écrivez et cela me conforte dans l’idée que oui, mon fils devrait redoubler (d’ailleurs hier soir nous en avons parlé) et changer de filière pourquoi pas SMS qui lui plait beaucoup aussi. Quand à rester dans ce fameux lycée que lui même avait choisi ( et pas nous ses parents!) cela va être à débattre: pourquoi rester dans un lycée où on vous sous-note, pour ne pas vous habituer au plaisir d’une note donnée pour un travail qui le mérite? Histoire de vous habituer à etre toujours dans le stress du “plus, encore plus, toujours plus” de toutes façons ce ne sera jamais assez…Donc je me sens mieux, je sais que je n’ai pas accompagné mon fils comme j’aurais du, j’ai voulu croire ce qu’il me disait (avec beaucoup de sincérité d’ailleurs) mais ça c’est un autre problème que je viens de prendre comme une grande claque mais qui va me servir pour coller au plus près à la réalité de mon fils.
Encore merci, vraiment, c’est rare de rencontrer une “écoute” et je vais commander les revues nécessaires dès que nous serons fixés définitivement
signé: une maman qui en sait un peu plus
Deuxième réponse à “maman qui ne sait pas”
Ne culpabilisez surtout pas, d’abord parce que c’est contre productif, mais surtout parce que vous n’avez aucune raison de reporter sur vous et vous seule le poids de ces difficultés. Vous savez, l’orientation est loin d’être une “science exacte”, et bien malin le parent, l’élève, le prof … qui ne se trompe jamais en ce domaine si complexe, où l’humain se mêle avec la connaissance d’un système éducatif fort complexe. Bref : s’il est un domaine ou l’erreur est humaine comme on dit, c’est sans doute celui-ci.
Vous faites ce que vous pouvez, et comme vous le pouvez … et c’est déjà beaucoup ! J’espère que votre fils s’en rend compte.
Bon courage et bonne chance
bruno Magliulo
Nouvelle réponse à maman perdue
Faut-il accepter le redoublement proposé ou pas ? Tout dépend de ce qu’avec votre enfant, vous visez à la sortie de la seconde d’une part, après le bac d’autre part.
Si le but visé est simplement de réussir à un bac, quel qu’il soit, et sans grande prétention pour le passage vers le supérieur, alors, je pense sincèrement qu’avec ses résultats actuels, votre fils passerait sans problème en seconde générale et etchnologique dans nombre de collèges, et trouverait une pédagogiqe adaptée dans certains lycées “accompagnateurs” (et non “sélectifs”).
Mais si l’ambition est forte, alors il est clair que le redoublement peut être avantageux, sous réserve que, bien sur, rien ne garantit que le redoublement va permettre de se hisser significativement vers le haut, pour diverses raisons que je développe dans l’article figurant avant les questions posées ici. Le risque est bien connu : les premiers jours, l’élève redoublant ressent un sentiment de facilité. Que fait-il avec ça ? Se laisse-t-il aller à la facilité qui consiste à se reposer sur ses premiers résultats qui lui donneront probablement l’impression d’avoir des notes convenables sans trop travailler ? Dans ce cas il a fort à parier que, très vite, il va être rattrappé par les autres, puis dépassé, et qu’il va à nouveau faire une mauvaise ou trop moyenne classe de troisième. Ou est-ce que, tout au contraire, il va en profiter pour “passer le turbo” afin de demeurer parmi les meilleurs le plus longtemps possible ? Comme on dit, “la balle sera dans son camp”, mais le risque est réel, auquel il faudra, si vous prenez cette décision, prendre garde.
Bon courage et bonne chance
Bruno Magliulo
Cher monsieur,
merci pour vos mots bienveillants ; cela m’enlève un poids car je culpabilisais beaucoup. Je me suis “faite” à l’idée de redoublement que j’associais trop à l’échec alors qu’il n’en est rien, c’est une erreur d’aiguillage plutôt.
Mon fils est rassurée de me voir ainsi c’est important pour lui; je crois bien qu’il a conscience de ce que nous faisons et il se sentira encore mieux quand il verra que nous le soutenons à 100%.
J’ai trouvé ici de quoi être sereine.Merci.
Je vous tiendrai au courant de la suite car j’ai demandé un rendez vous avec le directeur.
encore merci.
maman sereine.
Bonjour Monsieur Magliulo,
Je sollicite à nouveau votre aide, même si vous m’avez déjà apporté beaucoup d’éléments de réponse.
Jeudi dernier, s’est déroulé le conseil de classe du 3ème trimestre de 1ère S. Le lendemain, mon fils est rentré à la maison avec sa fiche navette. L’avis donné par les enseignants est le suivant : Passage en Terminale S, spécialité Physique.
J’en déduis donc que mon fils a enfin compris le message, que le déclic s’est produit, et qu’il a fait un meilleur 3ème trimestre. Comme il n’avait pas eu son résultat, nous avons dû attendre Lundi pour connaître la moyenne.
Et là, surprise ! Résultat : 9,4
Voici ses notes :
Maths : 8,2
Physique : 9
SVT : 9,8
Français : 7,5
Histoire : 11
Anglais : 13,1
Espagnol : 8,4
Je n’y comprenais plus rien. Je vous rappelle les moyennes de 1er trimestre : 9,9 et du 2è : 9,5. L’avis émis à la fin du 2è trimestre était le suivant : redoublement conseillé.
Depuis, j’ai rencontré les professeurs de Maths, Physique et Français. Je leur ai exprimé mon étonnement face à ce revirement de situation. Ils nous ont donné l’explication. Le cas de mon fils, entre autres, car ils sont plusieurs à être « moyens », a longtemps été débattu en conseil de classe. Au final, les professeurs ont décidé qu’a quelques dizièmes de points près, s’ils mentionnaient l’avis de passage en terminale pour les uns, ils se devaient de le faire pour les autres. Malgré tout, durant notre entretien, ils ne se positionnent pas de façon catégorique, ni pour le passage, ni pour le redoublement. Ils affirment qu’un passage en Terminale, au vue de ses résultats sera difficile. Mais malgré tout, il « pourrait » tout de même s’en tirer. A l’inverse, il « pourrait » être complètement coulé. En clair, à vous de prendre vos responsabilités et de trancher !
Voilà, il n’empêche que leur point de vue me met dans une sacrée situation. En effet, comme je vous l’avais indiqué, mon fils ne veut pas redoubler, et pour l’instant je n’arrive pas à lui faire entendre raison. Il souhaiterait passer en terminale, et plutôt redoubler celle-ci si ses résultats n’étaient pas suffisants pour un accès en DUT Réseaux et Télécoms. Je crains qu’il ne mesure pas bien le risque d’un passage en Terminale avec des résultats trop justes. Son projet reste pourtant le même, et il vise un DUT, éventuellement un BTS, mais pas du tout un cycle supérieur long en Université. Il a bien compris qu’avec un dossier trop juste, c’est pourtant bien là qu’il se retrouvera, contre son gré.
Tout ça est contradictoire. La sagesse voudrait qu’il se motive pour redoubler, se bâtir un bon dossier pour un accès en IUT, et l’affaire serait réglée. Mais, comme de nombreux adolescents, il est têtu et buté. C’est pourtant vers cette voie que je souhaiterais qu’il aille, vers un redoublement volontaire et motivé .
De plus, et ça n’arrange rien à la situation, Il se trouve que tous les autres élèves du même niveau que lui vont passer en terminale, du fait que les parents ne demandent pas un redoublement. Mon fils se retrouve donc le seul à avoir une mère qui souhaite le redoublement. Et il serait le seul redoublant en 1ère S. Il y aura d’autres redoublements, mais en 1ère STG ou STL. Ces élèves vont changer de lycée.
Personnellement, je pense que c’est la solution la moins risquée, qu’il vaut mieux assurer en refaisant un 1ère, plutôt que de souffrir en terminale, sans assurance de réussite. En résumé, je suis la « casse pieds » de service. Mon fils m’en veut de décider à sa place et de maintenir ma position, malgré nos discussions.
Et j’avoue, qu’il y a des moments où je doute. Il se dit motivé pour travailler en terminale, alors qu’il ne l’est pas du tout pour refaire une 1ère.
Mais je ne suis tout le même pas naïve, il ne suffit pas de claquer dans les doigts, et décréter subitement qu’on va travailler. Il me reproche de ne pas lui faire confiance. Mais je lui rétorque que je ne peux en effet lui faire confiance. Sur quelle base ? Sûrement pas sur le travail fourni cette année de 1ère.
Voilà où nous en sommes, et la situation devient conflictuelle.
Le conseil de classe nous laisse un peu d’air, en nous accordant la possibilité de prendre la décision finale, une fois que mon fils aura eu le résultat des épreuves anticipées de français. Cela nous mène au 8 Juillet. Le professeur de français a bien indiqué à mon fils que s’il a des points à rattraper en Français, ce n’est pas la peine de penser à passer en Terminale. Là-dessus, mon fils est en accord avec son professeur, si ses résultats de Français ne sont pas bons, il accepterait de redoubler.
Que pensez-vous d’une telle situation ? Que dois-je faire ? Le forcer à redoubler ? S’il maintient sa position actuelle, il est capable de ne pas travailler plus. Dans ce cas le redoublement ne servirait à rien. De plus, il me tiendrait rigueur de ne pas l’avoir autorisé à passer en Terminale. Accepter le passage en Terminale, avec tous les risques que cela comporte ? Je n’y suis pas favorable, mais j’arrive quelquefois à douter du bien fondé de ma décision.
L’idéal serait de réussir à le raisonner. A lui de se donner une chance supplémentaire en redoublant. Il pourrait ainsi se bâtir un bon dossier, pour être admis en accès sélectifs post-bac.
Que c’est compliqué ! Par moments, entre le doute et la lassitude, je ne sais plus que penser.
Merci pour votre aide et votre point de vue.
Je dois compléter mon message. Je ne vous ai pas donné l’avis de mon mari, car je viens de l’avoir. Son point de vue n’est absolument pas nuancé. Il souhaite imposer un redoublement à notre fils, avec obligation de réussite l’année prochaine en 1ère. Si ce n’est pas le cas, si notre fils ne travaille pas, mon mari souhaiterait interrompre sa scolarité en filière S, pour le réorienter vers l’apprentissage. Il est très loin de toutes les questions que je me pose, évidemment, mais il me semble important que vous ayez aussi ce point de vue, très tranchant.
Merci Mr Magliulo
Nouvelle réponse à “une maman parmi tant d’autres”
Je ne m’immiscerai évidemment pas dans le vif débat familial que semble provoquer la mauvaise année scolaire que vous inflige (et s’inflige) votre fils. Ce que je peux par contre vous dire, c’est que votre fils ne serait pas le premier à sortir (parce que ses parents décident de l’en sortir, ou parce qu’aucun établissement n’accepte de l’inscrire) d’un lycée général (ce qui est pleinement possible : en France, la scolarité n’est obligatoire que jusqu’à l’âge de 16 ans), et à bifurquer vers une formation par l’alternance (avec un contrat d’apprentissage par exemple). C’est possible !
La difficulté sera alors de faire émerger chez lui une vocation professionnelle car comme vous le savez sans doute, une formation de ce type est forcément très professionnalisée, et on n’y accepte que des candidats qui sont capables de “vendre” leur candidature (il y aura probablement à subir des entretiens de motivation).
Cela dit, l’alternance, cela peut conduite à de bons diplômes, de vraient qualifications professionnelles, bien adaptables sur le marché de l’emploi. Pourquoi pas ?
Pour en savoir plus sur les formations par l’alternance :
- Bien choisir sa formation en apprentissage ou en alternance
- Pour quelles études êtes-vous fait ? (avec des tests et grilles d’auto analyse pour aider le jeune à trouver son projet professionnel, et les formations qui pourraient lui convenir dans ce domaine)
Par l’Internet : www.letudiant.fr (rubrique “librairie”)
Bon courage et bonne chance
bruno Magliulo
Autre réponse à “une maman parmi ant d’autres”
Le conseil de classe est parfaitement dans son droit de prononcer un passage en terminale S avec enseignement de spécialité “physique-chimie”, je dirai même qu’il y est obligé puisque, comme je vous l’ai dit précédemment, il est INTERDIT d’imposer un redoublement en fin de première. le conseil de redoublement donné en fin de deuxième trimestre était un simple conseil provisoire. S’il n’a pas officiellement été demandé par vous avant qu’il se réunisse, alors le conseil n’avait pas à envisager cette solution facultative puisque vous ne l’avez pas évoquée.
S’il existe à ce niveau des redoublements, c’est parce que les parents le demandent ou acceptent une proposition en ce sens du conseil de classe. Mais ils ont alors le droit d’accepter, comme de refuser. Il s’agit donc alors d’un redoublement volontaire.
des élèves de première S qui passent en terminale S avec de telles notes, j’en vois plein ! Et c’est parfaitement logique quand on est proche de la moyenne puisque pour réussir un bac, il suffit d’être moyen ! En France, aujourd’hui, réussir à atteindre le bac, c’est facile, c’est une sorte de “minimum scolaire basique”. Mais il y a un prix à payer pour avoir accompli un tel parcours : c’est qu’il faudra ne pas viser haut après le bac !
Bien sur, dans ce cas de figure, cela veut dire que si l’élève part sur de telles bases, il ne pourra, en fin de terminale, entrer dans aucune filière supérieure sélective (pas de prépa, pas d’école, pas d’IUR, pas de fac sélective à l’entrée…). Il ne pourra, que cela lui plaise ou pas, qu’entrer en prmière année d’une université non sélective, ou éventuellement demander à suivre une formation professionnelle courte par l’alternance. Pourquoi pas d’ailleurs ?
Bon courage et bonne chance
bruno Magliulo
Bonjour,
J’aimerais avoir votre conseil et avis..
Ma fille est scolarisée dans le privé. Le conseil de classe du 3° trimestre de 2nde a decidé son doublement au lieu du passage en 1ere ES enseignement obligatoire maths demandé.
Ses notes sont un peu justes mais montrent au cours de l’année une progression tres nette en Francais, en histoire geo et en espagnol, une progression nette en maths et une moyenne stable en anglais mais une moyenne en chute libre en SES au 3° trim (12 au 2°trimestre, 6.5 au 3°).
Le professeur de classe m’a expliqué que le cas de ma fille avait ete discuté longuement car elle avait fait des progres significatifs dans plusieurs matiéres mais que le professeur de SES avait tres largement et tres negativement pese sur la décision de doublement en évoquant un manque de sérieux et des dificultés d’analyse …Le professeur principal a ajouté que si nous faisions appel, cela devrait passer car ma fille etait vraiment juste et qu’elle avait les capacites pour reussir en ES.
J’ajoute que ma fille aime l’histoire geo, l’eco, les maths et les langues, s’interesse a l’actualite mais deteste la physique et y a des notes catastrophiques et n’aime pas non plus la SVT. Et qu’elle fonctionne beaucoup a l’affectif et qu’elle est très bavarde ce qui nuit a sa concentration et lui a valu des appreciations négatives des professeurs. L’obliger a refaire une 2nde générale serait vraiment vécu par elle comme une brimade et une injustice puisqu’elle a progressé et la démotiverait profondément.
Elle s’engage a s’impliquer dans une 1ere ES et a travailler pour y réussir…Si la 1ere ES etait alors trop difficile, elle accepterait (et nous aussi) de demander le redoublement de la classe de première.
Nous avons donc fait appel dans les 3 jours fatidiques et passeront en commission d’appel en fin de semaine. Lors de l’argumentaire en commission :
1-Peut on mentionner que le professeur principal nous a dit :”si vous faites appel, cela passera…elle a les capacites pour reussir une 1ere ES” . Evidemment nous n’avons aucun ecrit..
2-Peut on arguer du fait que SES est un enseignement de determination, une matiere de decouverte qui n’est meme pas obligatoire (sauf dans son lycee ou tous les eleves de seconde font forcement SES) , je pense (?) ,pour un passage en 1ere ES et ne devrait pas avoir une telle influence sur le passage en 1ere (meme si evidemment c’est delicat a justifier dans le cas de SES pour une 1ere ES) et que peut-être le programme de SES n’a rien a voir avec celui de 1ere ES et terminale ES
3-Peut on émettre un doute sur le doublement vers la nouvelle seconde (réforme du lycee) .Quel est l’impact de la nouvelle seconde pour un eleve qui redouble et a deja son “projet d’études” établi ? L’éléve ne risque t il pas d’etre pris dans une réforme toute nouvelle encore mal connue et peut etre mal appliquée la 1ere annee?
4-Si ma fille mentionne l’engagement de travailler pendant les vacances les maths et sa culture generale (je ne la vois pas reviser sa SES) , cela peut-il etre mal percu par la commission (”Oui tous les eleves disent cela …il falllait travailler avant…)
Merci de vos conseils…
Cher monsieur,
Ma fille de 14 ans, scolarisée dans un collège en région parisienne (Rueil-Malmaison) assez élitiste, a toujours un peu peiné scolairement (appel en fin de 6ème “réussi”). La cinquième s’est bien passée. Elle est actuellement en classe de 4ème avec une moyenne de 9/20 dans chaque matière importante (il n’y a pas de moyenne générale) et elle doit certainement redoubler puisque nous devons rencontrer le chef d’établissement jeudi.
La difficulté majeure de notre fille réside dans son émotivité. Elle perd facilement ses moyens, panique, doute d’elle et se bute. Elle est très travailleuse.
Il est possible qu’à un moment ou un autre il lui soit utile de refaire une classe, nous ne contestons pas ce point.
Notre difficulté est de savoir laquelle.
Nous sommes affectés pour plusieurs années en Egypte à la rentrée prochaine. Notre fille entrera au Lycée Français du Caire. C’est évidemment un grand boulversement des habitudes.
Aussi souhaiterions-nous qu’elle n’aborde pas cette nouvelle vie en situation d’échec, et qu’ elle fasse une troisième qu’elle redoublerait au besoin, afin de s’assurer l’entrée en 2nde générale (il n’y a que les filières générales au LFC)
et non qu’elle prenne en même temps et de plein fouet, le déracinement, la perte de ses camarades, ainsi que le redoublement de la 4ème, en gageant qu’il soit bénéfique.
Un tel point de vue est-il seulement défendable devant une commission d’appel?
les commissions d’appel ont-elles lieu rapidement, nous quittons la France le 13 /07 ?
Le chef d’établissement pourrait-il revenir sur la décison émise au conseil de classe?
merci pour votre aide.
Cher Monsieur,
Je reviens vers vous et vous remercie infiniment de votre réponse. La décision du conseil de classe vient de tomber, c’est le passage en STG qui a été décidé et non ES comme le souhaitait ma fille, malgré le soutien de deux professeurs : économie et anglais. Elle a des notes basses en maths, physique, espagnol et histoire dont la moyenne a été calculée sur une seule note divisée par deux, car elle a manqué au 2ème contrôle pour des raisons médicales. Certaines moyennes ont donc été calculées sur deux seules notes, et parfois qu’une.
Les autres matières sont au dessus de la moyenne mais pas au delà de 12. C’est moyen. Elle a également obtenu un 9 en français. Pensez-vous que nous avons des chances d’obtenir gain de cause en appel ? Quels arguments tenir auprès de la commission ? Certains parents ont-ils vécu positivement un appel ? Si elle obtient un passage en ES restera-t-elle dans le même lycée ou peut-on exiger un passage dans un autre ? Autant de questions que je me pose….
Certains amis me conseillent les écoles privées. Est-ce très difficile d’y entrer ? Tiennent-ils compte de la décision du Conseil, devra-t-elle reboubler ?
Je reste dans l’attente de votre réponse.
Merci de votre aide
Sophie
Réponse à Marie
Je pense que vous avez raison de faire appel de la décision de redoublement prise par le conseil de classe.
1°) Non, vous ne pouvez pas vous appuyer sur ce que vous a dit le professeur principal qui, soit dit en passant, n’avait pas à vous dire cela, la décision d’orientation prise en conseil de classe étant collective, et engageant ensuite l’ensemble des présents. Par contre, s’il accepte de venir témoigner (ou de l’écrire) c’est autre chose, mais je doute fort qu’il accepte de le faire. Demandez le lui : on ne sait jamais !
Par contre, vous pouvez vous appuyer sur un élément objectif : le cas de votre fille a beaucoup été discuté, ce qui prouve que plusieurs professeurs étaient pour le passage. Mais ce qui me surprend, c’est que le professeur de sciences économiques et sociales ne peut à lui tout seul faire la décision !
2°) Autre argument que vous devrez mettre en avant : les progrès réalisés dans les diverses matières où les chiffres sont une belle preuve de cela.
3°) Et en effet, vous pouvez aussi faire valoir une contradiction (pour ne pas dire une absurdité) : l’enseignement des SES en seconde est optionnel (enseignement optionnel de détermination à choisir parmi plusieurs enseignements), si bien que nombre d’élèves admis en première ES n’ont pas suivi cet enseignement (c’était très exactement le cas de 56% des élèves de seconde en 2008/2009, d’après les statistiques ministérielles). Il serait donc pour le moins paradoxal que des élèves n’ayant pas suivi cet enseignement passent “au bénéfice du doute”, mais avec un handicap à rattraper puisqu’ils n’en ont pas suivi le programme, alors qu’on sanctionne votre fille pour insuffisance de résultats dans cette matière, importante certes pour la filière ES, mais dont elle a forcément tiré plus de bénéfices que les élèves qui n’en ont pas bénéficié du tout ! Ca c’est un argument fort !
4°) Quand à l’éventualité que la commission d’appel confirme la décision, elle existe en effet, et dans ce cas, votre fille entrerait dans la seconde du nouveau lycée, ce qui ne devrait pas poser de problème, cette classe ressemblant fortement à la seconde actuelle. En tout état de cause, l’argument d’une certaine “crainte” devant une classe nouvelle ne sera pas considéré comme étant recevable par la commission d’appel.
5°) Quand à l’engagement de travailler pendant les vacances pour compenser certaines insuffisances, c’est vrai que c’est une simple promesse comme les commissions d’appel en entendent beaucoup. Mais chez votre fille, il faut insister sur le fait qu’elle a déjà fait la preuve de sa capacité à vraiment le faire : c’est grâce à cela qu’elle a pu progresser dans plusieurs matières en cours d’année scolaire de seconde.
6°) Enfin, votre idée de préciser que si ça se passe mal en première vous serez d’accord pour un éventuel redoublement, les commissions d’appel n’en tiennent généralement pas compte car tout passage en première vaut droit d’entrer automatiquement en terminale en fin de première : le redoublement en fin de première ne peut être imposé, il ne peut qu’être volontaire. Rien ne prouve qu’en cas de difficultés, la famille va effectivement solliciter un redoublement volontaire ou accéder à une telle proposition du conseil de classe : elle n’y est absolument pas obligée et beaucoup, malgré les promesses faites en amont en fin de seconde, ne le font pas ensuite. Mais par contre, vous pouvez dire, rapidement et sans vous étendre, qu’il vous semble que quitte à redoubler, compte tenu du fait que votre fille a obtenu cette année des résultats probants dans plusieurs matières, il serait préférable de redoubler en première.
7°) Reste un problème que vous n’évoquez qu’en pointillé, mais qui risque de peser “à charge” : le fait que votre fille soit bavarde en classe. Ne l’évoquez pas vous même, mais préparez vous à être questionné là dessus. Il faudra évidemment dire que vous avez déjà parlé de cela avec elle, qu’elle est consciente que c’est une difficulté et qu’elle va changer son comportement dans ce domaine. Et pourquoi ne pas transformer ce point en avantage : en ES il est demandé beaucoup de participation orale aux élèves, notamment en classe, et tout partciulièrement en sciences économiques et sociales. Dites que ce travers peut être canalisé et mis au service d’une bonne participation en classe. .
Pour en savoir plus, dans la collection L’Etudiant :
- 100 questions/réponses pour bien s’orienter (avec de très utiles conseils pour préparer la commssion d’appel)
- Que faire avec un bac ES ? (pour trouver quelques aguments en matière de débouchés post bac ES)
Par l’Internet : www.letudiant.fr (rubrique “librairie”)
N’hésitez pas à me poser une autre question si vous le souhaitez
Bon courage et bonne chance
Bruno Magliulo
Réponse à Béatrice
Le fait que votre fille rejoigne l’an prochain un collège/lycée français de l’étranger ne change rien aux règles de l’orientation : elles sont strictement les mêmes qu’en France, et donc la décision qui va être prise s’imposera pour cet établissement français du Caire (et vice versa en cas de retour en France avant qu’elle n’ait atteint le niveau de fin du secondaire).
Le fait qu’elle soit actuellement scolarisée dans un collège plutôt “sélectif” joue évidemment contre elle. Avec les notes que vous citez, je connais bien des collèges , plus “accompagnateurs” que “sélectifs”, qui la laisseraient passer, quitte à avertir que sur une telle base, il y aurait une possible décision de redoublement en fin de troisième. Mais là ou elle est, les pratiques d’évalation sont évidemment différentes.
Si, comme c’est très possible, le conseil décide d’un redoublement, vous avez bien sur intérêt à faire appel. Il faudra avancer l’argument de votre départ, et du fait que votre fille va ensuite vivre une scolarité dans un établissement qui, dans sa partie lycée, n’est faite que de filières générales (c’est très souvent le cas dans les lycées français de l’étranger). Mais en soi, cet argument ne suffira pas à faire changer la décision de son actuel collège puisque, qu’elle redouble sa quatrième ou troisième, le problématique est la même. De plus, je crains que votre préférence pour l’idée d’un redoublement en fin de troisième (s’il faut choisir) ne soit considéré comme non recevable.
Le seul argument qui pourrait porter est celui d’une pratique évaluative plus sévère que dans d’autres établissements. Vous pouvez dire que si votre fille avait dû rester dans ce collège vous auriez peut être admis cela. Mais que puisqu’elle doit partir, du coup, ce n’est pas dans son collège qu’elle redoublerait ou qu’on lui donnerait sa chance de passer en troisième, et donc ça ne devrait pas contrarier les professeurs de son actuel collège.
Sachez qu’en 2009, en fin de 4e, les commissions d’appel ont donné raison à 23 % des demandes des familles. Dans près de trois cas sur quatre, les décisons des conseils de classe ont donc été confirmées.
Par ailleurs, le calendrier est tel que normalement, vous debvriez avoir la réponse avant le 13 juillet puisque les commissions d’appel se réunissent soit en dernière semaine de juin, soit un première de juillet. Mais les responsables de son actuel collège sont bien placés pour répondre à cette question.
Pour votre information, sachez que j’ai eu l’occasion de passer au lycée français du Caire (ainsi que celui d’Alexandre), il y a plusieures années, à une époque où j’étais inspecteur. C’est un très bel et bon établissement que votre fille va découvrir avec vous.
Je vous souhaite pleine réalisation en famille dans ce magnifique pays, et n’hésitez pas, de là bas quand vous y serez, à recourir à ce blog si vous en ressentez le besoin. Beaucoup de familles d’expatriés, loin des sources d’information françaises en matière d’orientation, le font.
Pour en savoir plus, dans la collection l’Etudiant :
- Le guide de l’orientation au lycée (de la troisième à l’après-bac) : tout sur le nouveau lycée rénové à compter de la rentrée 2010
- 100 questions/réponses pour bien s’orienter (avec des articles sur le droit d’appel, des conseils pour préparer son passage en commission d’appel, sur les pratiques du redoublement, etc.
PAr l’Internet : www.letudiant.fr (rubrique “létudiant”)
Et n’hésitez pas à m’adresser une atre question si vous le souhaitez
Bon courage, bonne chance, et … bon vent égyptien
bruno Magliulo
Réponse à Sophie
Vous n’avez rien à perdre (si ce n’est du temps) à faire appel. mais il est vrai que c’est assez fastidieux, que le dossier que vous allez défendre n’est pas évident, et que donc vous n’êtes pas assurée du résultat.
Sachez qu’en 2009, en fin de seconde, 28 % des appels des parents ont été suivis d’une décision favorable (moyenne nationale). La plupart sont donc confirmés.
Si votre fille obtient le passage, oui elle peut rester dans le même lycée. Mais rien ne vous interdit de demander à ce qu’elle en change (si vous craignez qu’une telle décision de la commission d’appel ne froisse les professeurs et ne se retourne conre elle).
Oui encore, nombre de redoublements s’avèrent bénéfiques pour les élèves. Mais pas tous. Si telle est la décision définitivement prise, il faudra veiller à ce que votre fille ne tombe pas dans un piège classique : l’illusion de facilité ressentie en début d’année scolaire. Certains élèves ayant l’impression les premiers jours de bien réussir sans trop travailler, se laissent aller à la facilité … et se font très vite rattrapper par les autres , puis dépasser ! Tout au contraire, il faudra qu’elle profite de cette longueur d’avance du début de l’année pour “passer le turbo” et s’efforcer de se positionner parmi les meilleures tout au long de l’année scolaire. Plus facile à dire qu’à faire cependant !
Quand aux écoles privées, si c’est le “privé sous contrat” n’y pensez même pas : elles ne recrutent pratiquement plus à cette date de l’année, et surement pas des élèves dont les conseils de classe ont jugé qu’ils devaient redoubler ! Par contre, les établissements privés hors contrat sont bien sur pour beaucoup (pas tous cependant) moins regardant sur le niveau scolaire des élèves qu’on leur confie, mais très regardant sur la capacité des parents à payer des droits de scolarité très élevés. J’ajoute qu’une fois dedans, il faut rester dans le privé hors contrat jusqu’au bac : on ne peut revenir vers le secteur public ! Conseil : si vous décidez de recourir à ce secteur de formation, entourez vous de sérieuses infirmations avant de signer le contrat.
Pour aller lus loin dans la collection l’Etudiant :
- 100 questions/réponses pour bien s ‘orienter (avec en particulier des articles sur la meilleure façon de passer devant la commission d’appel, sur les établissements oprivés , etc.
Par l’Internet : www.letudiant.fr (rubrique “librairie”)
N’hésitez pas à me questionner à nouveau si vous le souhaitez
Bon courage et bonne chance
bruno Magliulo
bjr je suis actuellement en seconde generale avec option igc et g dmd une premiere stg en sachant que g 8.5 de moyenne generale le conseille me propose le redoublement g rendez-vous avec le proviseur du lycée dans les jours qui suivent.. pensez vous que j’ai une chance en comission d’apel?
Merci beaucoup pour votre soutien et vos commentaires et idées nouvelles.J’ai achete les 2 livres en question qui me sont effectivement utiles dans notre préparation d’appel…
J’ai quelques questions supplementaires :
-savez vous ou je peux trouver le programme d’eco de 1ere ES et Terminale ES? Je voudrais comparer avec celui de SES 2nde..
-Peut on proposer lors de la commission d’appel de changer d’enseignement obligatoire par rapport a ce qui avait ete demande sur la fiche navette ? et est ce une bonne strategie? Ma fille voudrait faire ES option maths (qui sont ses 2 plus mauvaises moyennes annuelles). Le fait de proposer de changer vers ES option anglais permettrait de contrer la faiblesse en maths ; (elle a 12,5 moyenne en anglais).Cependant je dois ajouter que ma fille ne veut pas faire ES option anglais, qu’elle prefere les maths et qu’a mon avis,si plus tard elle veut faire une prepa ou un concours d’ecole de commerce postbac, elle sera desavantage par ce choix. D’autant que l’anglais peut se travailler facilement en allant a l’etranger alors que rattraper la difference en Maths sur les deux annees est impossible.
Bref est ce possible de changer et si oui vaut il mieux passer en 1ere ES option anglais ou doubler sa seconde..?
Que le temps passe vite..heureusement dans le cas d’un lycee prive, il y a deux commissions d’appel, une interne et si c’est rejete, une externe 1 semaine plus tard….
Merci encore…
Réponse à lycéenne
Il est clair qu’une moyenne générale de 8.5/20 rend crédible la décision d’un conseil de classe de décider du redoublement d’une élève de seconde, et ce d’autant qu’on ne peut rentrer en première “à l’essai” puisque le passage de première en terminale est ensuite automatique.
Cela dit, une moyenne cache bien sur des notes par disciplines, et pour le passage en première STG, il y aura des notes qui comptent plus que d’autres. Or, vous ne me communiquez aucun détail. Si votre moyenne est tirée vers le bas par de très mauvais résultats dans les matières scientifiques (physique-chimie, SVT), ce n’est évidemment pas pareil que si c’est en français, langues, IGC … matières importantes pour un passage en STG.
Cela dit, faire appel est un droit, pour lequel vous devez d’ailleurs, si vous décider d’y recourir, vous décider vite car vous n’avez que trois jours pour en exprimer par écrit la demande à partir de la notification de la décision d’orientation.
Pour être franc, sur la base de votre moyenne générale, je pense que vous n’aurez pas satisfaction. Mais dans le détail des notes par matière peut être … et comme vous ne m’en dites rien, je ne puis vous donner d’avis.
Un dernier conseil : vous allez sans doute devoir rédiger une sorte de lettre de motivation (il va falloir que vous disiez sur quels arguments vous faites appel ). Ne la rédigez évidemment pas dans le style “sms + fautes d’orthographe” qui est celui de votre question sur ce blog, car aux yeux des membres de la commission d’appel, cela confirmera que vous n’êtes pas apte à passer en première.
Pour préparer votre passage devant la commission d’appel (et je vous conseille de ne pas y aller seule : il faudrait que vos parents le fassent avec vous), vous devriez vous procurer d’urgence les deux livres suivants, publiés dans la collection L’Etudiant :
- 100 questions/réponses pour bien s’orienter (avec des conseils utiles concernant le recours à la commission d’appel)
- Que faire avec un bac STG ? (pour trouver des arguments en terme de devenir scolaire et professionnel)
Par l’Internet : www.letudiant.fr (rubrique “librairie”)
N”hésitez pas à me poser une autre question si vous le souhaitez
Bon courage et bonne chance
Bruno Magliulo
Complément de réponse à Marie
1. Vous trouverez les programmes de sciences économiques et sociales au centre de documentation de votre lycée. ous pouvez aussi le demander à un professeur de sciences économiques et sociales. Enfin, je ne doute pas qu’avec un mteur de recherche, en tapant “programme de SES” vous le trouverez.
2. Oui, le changement d’enseignement optionnel obligatoire est possible, sur décision du conseil de classe qui examine les motifs de la demande, et juge de la capacité de l’élève à oérer positivement une telle bifurcation. Mais il faudra commencer par trouver sur ce point un accord en famille car ce que vous écrivez montre qu’il y a divergence de vues sur ce point entre votre file et vous. cela dit, elle semble, d’après les notes que vous évoquez, plus à sa place en SES anglais approfondi, qu’en ES maths.
bon courage et bonne chance
Bruno Magliulo
Cher Monsieur Magliulo,
Je vous donne la suite. Nous avons rencontré le proviseur qui n’a rien voulu entendre. Il propose même une école privée pour ma fille. Nous avons pris connaissance lors de l’entretien du bulletin de notes, et avons dû décider tout de suite de faire appel ou non ainsi que de donner toutes les pièces pour ce faire le lendemain alors qu’il est indiqué dans la note du rectorat que le dernier délai pour faire appel est le 21 juin (mais je n’avais pas le document sur moi pour lui montrer). J’ai fait tout un tas de signatures dans la précipitation. L’atmosphère était très pesante et tendue. Ma fille s’est défendue comme elle a pu, mais il est clair que ce lycée sélectif vise les 100 % de réussite au Bac. On comprend comment sont donc obtenus ces résultats. Je me pose une question :
- la date du 21 est la date butoir pour faire appel ?
Si on fait appel, doit-on produire toutes les pièces du dossier ce jour là (le 21 juin, délai très bref pour les réunir), ou bien peut-on envoyer un dossier plus complet par la suite, car les commissions n’interviendront que le 28 et 29 juin. On a donc une semaine pour se retourner. Qu’en est-il ?
Comment un adolescent peut-il convaincre un adulte qu’il a compris, qu’il est devenu mature, qu’il a maintenant un projet qu’il désire mener à bien, mais compte tenu du redoublement qu’elle a déjà effectué, les choses semblent difficiles. Néanmoins, j’ai la conviction (mais cela ne suffit pas) qu’elle y arrivera. Comment convaincre la Commission qu’il a grandi ?
Merci encore pour vos conseils judicieux.
Sophie
bonjour,
Mon fils demande un passage en 1ere s et le conseil de classe lui propose un redoublement. Nous avons demandé l’appel .
Ses notes sont les suivantes :
math ; 15.5/9/14
physique: 12 /11/11,5
svt : 11/15/10.5
LV1 : 14/14/10,5
Le probleme est le français 9.5/7.5/5.5
Pensez vous que le passage en appel soit possible et logique même si les appréciations signalent un manque de travail.
Je pense qu’un redoublement risque de ne pas le stimuler l’année prochaine alors qu’il a les possibiltés de suivre en seconde.
Merci pour vos conseils
olga
Réponse à Olga
Une demande de redoublement est toujours une sorte de pari fait sur un élève dont on pense qu’il a le potentiel pour réussir, à la condition de renforcer ses compétences et connaissances de base. Je dis cela parceque si le conseil de classe n’avait pas cru en cela, il aurait parfaitement pu décider d’autorité une orientation vers une seconde professionnelle (certains ne se gênent pas pour le faire).
Et force est de constater que, d’après les notes que vous me présentez, on a un ensemble moyen, encore que pour ce qui est des disciplines “scientifiques” (maths, SVT et PC), il s’en sort plutôt mieux qu’ailleurs. Mais il est vrai que ses notes en français sont faibles et que cela doit beaucoup peser. Vous ne dites rien de ses notes en LV2 et histoire-géo, qui ont également été prise en compte, même pour une orientation vers S.
J’ajoute que le regard porté sur ce genre de bilan scolaire n’est évidemment pas le même selon que l’élève est scolarisé dans un lycée “sélectif”, ou plutôt “accompagnateur”. Je connais biend es lycées dans lesquels, avec un tel bilan, votre fils serauit passé. MAis dans ces lycées, ce qui est visé, c’est humblement la réussite au bac, quitte à ce que ce soit sans mention et sans prétention de pouvoir accéder aux filières supérieures les plus prestigieuses, sauf cas particulier bien sur.
Avez-vous des chances d’avoir satisfaction devant une commission d’appel avec un tel bilan scolaire ? Je crains (mais ce n’est qu’un pronostic) que non, compte tenu du fait que, comme vous le dites vous même, il y a fondamentalement manque de travail, et que c’est écrit par plusieurs professeurs dans le dossier scolaire. Pourquoi prendrait-on le risque de le faire passer en première S, classe très exigente et supposant un travail nettement plus intense qu’en seconde, s’il n’a pas pu se hisser à la hauteur du rythme de travail requis en seconde ? Et ce d’autant que les membres du conseil de classe, comme ceux de la commission d’appel, savent qu’il n’y a aucune possibilité d’imposer un redoublement en cas de mauvaise année de première !
Conseil : préparez soigneusement votre argumentaire. Essayez de mettre en avant quelques points forts comme ses résultats convenables en maths et sciences (ce qui est cohérent par rapport à une demande d’admission en S). Ne s’est-il pas produit des évènements de vie privée qui pourraient expliquer un certain relachement de ses efforts, et dont on peut alors supposer qu’avec le temps, il va s’y remettre ?
Je vous conseille tout particulièrement de vous procurer le premier des livres suivants (collection l’Etudiant), dans lequel vous trouverez des éléments vous permettant de bien préparer votre passage devant la commission d’appel :
- 100 questions/réponses pour bien s’orienter
- Le guide de l’orientation au lycée
Par l’Internet : www.letudiant.fr (rubrique “librairie”)
Si la commission venait à vous donner satisfaction, il faut prendre garde : entrer en première S avec des lacunes, c’est devoir se préparer à redoubler d’efforts si on ne veut pas se retrouver soit en situation d’échec, soit en réussite tellement moyenne qu’au bout de la classe terminale S, on sera interdit d’entrée dans les filères supérieures sélectives (les plus nombreuses). La destinée de ce genre d’élève, que cela leur plaise ou pas, c’est de se retrouver en première année d’un premier cycle unversitaire licence.
Inversement, l’idée de redoubler (qui est l’autre réponse possible de la commission d’appel) doit être dédramatisée. Ce peut être “un mal por un bien” si votre fils dépasse sa frustration de ne pas passer en première, et comprend que ce peut être une chance de se renforcer, d’acquérir les pré requis nécessaires pour revenir en preière S dans un an, avec un potentiel de réussite très supérieur, et donc des perspectives d’études supérieures bien plus attactives. Mais il faudra pour cela qu’il ne se laisse pas piéger par l’illusion de facilité qu’il va ressentir durant les premtiers temps passés en seconde.
Mais vous n’avez rien à perdre à essayer.
N’hésitez pas à me poser une autre question si vous le désirez
Bon courage et bonne chance
bruno Magliulo
Nouvelle réponse à Sophie
Le texte réglementant le droit d’appel stipule que “la famille dispose de trois jours francs à partir de la notification de la décision d’orientation prise, par le chef d’établissement. Le texte ajoute que quand cette décision d’orientation n’est pas conforme au voeu des familles, elle doit être explicitée par écrit (car c’est à ces arguments que vous aurez à répondre devant la commission d’appel). Trois jours francs, cela signifie par exemple que si cette notification a été faire un mardi matin, vous avez jusqu’au vendredi.
A l’établissement de faire ensuite remonter les dossiers vers les autorités compétentes, et c’est là qu’intervient la date limite fixée par chaque académie (et non nationalement). Si dans votre académie, cette date fixée par le recteur (ou la direction diocésaine si votre enfant est scolairisé dans un établissement privé sous contrat) est le 21 juin, alors l’établissement doit obligatoirement organiser le calendrier des conseils de classes à des dates qui rendent ensuite possible le recours à la commission d’appel si certaines familles le souhaitent.
Dans ce dossier figurent des pièces obligatoires (bulletins scolaires pour chaque trimestre de la classe de seconde, éventuels compte rendus d’entretiens d’orientation prélables conduits par le professeur principal et/ou un conseiller d’orientation …), et tous documents que les parents jugent bons de produire pour informer plus complètement les membres de la commission d’appel (une lettre de motivation par exemple, des documents attestant d’une situation médicale ou sociale particulière susceptible d’être prise en compte par la commission, etc.).
Mon conseil est que vous respectiez strictement la date limite telle que fixée dans votre académie (le 21 juin semble t il d’après ce que vous écrivez), quitte à aller ensuite à la commission muni de pièces complémentaires que vous pourrez produire en expliquant que les délais ne vous ont pas permis de les réunir à temps. Vous pourrez en outre arriver à la commission avec de l’avance afin de fournir une copie de ces pièces au secrétariat afin qu’on les joigne au dossier (prévoyez des photocopies pour que chaque membre de la commission en ait ses exemplaires : prévoyez en une dizaine pour chaque pièce que vous voudrez ajouter). et surtout, gardez un jeu par devers vous afin de pouvoir le produire et commenter dans le cas où ils n’auraient pas eu le temps d’en prendre connaissance.
Autre conseil : ne constituez pas un dossier trop lourd. Allez à l’essentiel. Il vaut mieux trois/quatre arguments forts que quinze , car les membres de la commission ont un temps limité pour prendre connassance de chaque cas, et le risque est alors de voir votre argumentation se diluer dans le volume.
Pour en savoir plus, et bien vous préparer à ce passage devant le commission d’appel , dans la colection de livres L’Etudiant :
- 100 questions/réponses pour bien s’orienter
- le guide de l’orientation au lycée
- Pour quelles études êtes-vous fait ?
Par l’Internet : www.letudiant.fr (rubrique “letudiant”)
N’hésitez pas à me poser une autre question si vous le désirez
Bon courage et bonne chance
Bruno Magliulo
Cher monsieur,
Un grand merci pour votre alerte e mail et votre réponse sur cette page.
C’est bien pour nous remettre et les moyennes du troisième trimestre et la notification de redoublement que la direction nous a rencontrés.
Nous ferons donc appel. Vos conseils m’ont été très précieux pour argumenter la lettre jointe au dossier.
La commission doit avoir lieu dans le collège de notre fille le 25 juin je crois. Geographiquement c’est pratique, pour le reste ???
Par chance notre fille a encore augmenté toutes ses moyennes entre le 2ème et le troisième trimestre. Son dossier sera moins difficile à défendre.
J’imagine qu’on ne dit pas à une commission d’appel que les exemples de redoublements au collège que l’on connaît (classe des enfants, amis…) sont le plus souvent un fiasco? Qu’on préfère le soutien individualisé ou en petit groupe? Les séjours linguistiques?
Notre grand souçi est que ce redoublement ne soit une perte de temps colossale.
Encore merci, votre blog est formidable.
Cher Monsieur,
Je voulais vous faire part de cette bonne nouvelle. La commission d’appel interne a statué. Ma fille passe en 1ere ES option maths..
Merci à vous, à votre blog et aux deux livres conseillés …
Vous nous avez aidé moralement dans un moment aussi difficile où je redoutais principalement de ne pas trouver les bons arguments ou de ne pas être entendue.
Vous avez grandement participé à cette décision de passage en nous aidant à y voir clair et à développer nos arguments.
Ma fille a du justifier devant la commission d’appel pourquoi ils devaient changer d’avis et pourquoi elle pensait pouvoir réussir en 1ere ES. C’est principalement elle qui a parlé lors de l’appel. Cette “épreuve” lui a demandé de l’analyse et du courage et restera gravée dans sa mémoire je pense..Elle contribuera aussi à sa maturité.
La balle est dans son camp maintenant..
Comme l’a dit Béatrice, votre blog est formidable…
Merci de la part de tous les parents pour qui le monde de l’Education Nationale est bien trop opaque..
Réponse à Marie
Bravo d’abord à votre fille qui a su trouver le bon ton, les bons arguments, et a su être convaincante. Qu’elle n’oublie jamais cet épisode de sa vie : rien n’est jamais perdu d’avance, sauf pour celle ou celui qui abdique sans tenter de défendre sa vérité !
Merci aussi d’avoir pris la peine de me tenir informé de la suite donnée et de m’associer à ce bon résultat.
Comme vous le dites, la balle est désormais dans le camp de votre fille. Qu’elle commence par savourer ce qu’elle est entrain de vivre, et revienne attaquer sa première ES en confiance, en se disant que cela va bien sur lui demander un important effort, mais que les membres de la commission d’appel ont fait le pari qu’elle aurait les moyens de contredire le premier verdict de la plus belle des façons : en réussissant son parcours première ES/terminale ES. C’est ce que je lui souhaite.
hépas à revenir sur ce blog si vous en ressentez le besoin dans les années qui viennent.
Bruno Magliulo
Réponse à béatrice
Je vous conseille de commencer par lire le témoignage de Marie, qui était dans une situation comparable à la votre, et vient de gagner son recours devant la commission d’appel. Vous le trouverez ci-dessus, tout près de vos propres mels.
Peut on dire à une commission d’appel que d’après les études officielles, le redoublement en France ne “marche” que pour environ un tiers des élèves, les deux autres tiers se retrouvant avec des moyennes proches, ou … tirées vers le bas ? Pourquoi pas, mais sans agressivité contre productive. Dites que vous êtes, comme beaucoup, y compris des chercheurs en sciences de l’éducation, convaincue qu’un passage plus “large”, avec accompagnement que vous êtes décidée bien sur à mettre en oeuvre, dans l’établissement si on propose du soutien par exemple, ou par des cours externes si l’offre de l’établissement fait défaut, est bien dans vos intentions. Vous avez conscience que votre enfant a quelques lacunes, mais vous pensez que pour les compenser, il y a mieux que l’usage du redoublement.
Merci de me tenir informé du résultat de ce recours lorsque vous aurez connaissance de la réponse de la commission, et pour qu’il soit favorable, méditez le cas de Marie : sa fille s’est préparée à cette comparution et a su être convaincante.
Bon courage et bonjne chance
bruno Magliulo
Cher monsieur,
En ce qui nous concerne nous n’avons pas emmenée avec nous notre fille. Il nous paraissait plus facile et même aussi bien, de parler d’elle sans elle. Nous nous sommes dit qu’au fond c’était une concertation entre éducateurs. L’équipe qui nous a reçus était très bien. Nous sommes sortis de cette réunion, mon mari et moi, certains que, quelle qu’elle soit, la décision finale serait prise avec beaucoup de compétence et de discernement.
L’histoire veut que celle-ci aille dans le sens de nos voeux.
C’est avec plaisir que nous avons pris connaissance ce matin de la décision d’appel. Notre fille passe donc en 3ème.
Elle est ravie et motivée plus que jamais.
Il va sans dire que vos conseils nous ont été très précieux, pour y voir clair d’une part, et plus encore pour mener notre réflexion puis la faire partager de façon pertinente.
Merci encore pour ce blog et ce site qu’il me sera précieux de consulter quand nous seront au Caire.
Que conseilleriez-vous comme livre à mon aînée qui fera sa T L au Lycée Français et ne souhaite pas retourner seule à Paris. Elle aimerait aller à l’ Université Américaine du Caire. Nous partons 3 à 4 ans. Quelle équivalence possible en France?
Merci encore
Cher Monsieur,
A mon tour de vous annoncer une bonne nouvelle. La commission d’appel a donné raison à ma fille. Elle s’est présentée
devant une quinzaine de personnes (très impressonnant) qui a été sensible à son argumentation. Elle s’est battue jusqu’au bout. Je suis très fière d’elle. Cependant certaines questions se posent. Le lycée rentre-t-il en contact avec nous ou devons-nous les joindre. Y-a-t-il des formalités à accomplir ? Vaut-il mieux poursuivre dans ce lycée ou en choisir un autre, changer d’établissement ?
Je témoigne pour toutes les autres familles qui seraient dans le même cas.
Merci pour vos conseils judicieux qui m’ont permis de traverser ce moment difficile.
Vos ouvrages ont également été très utiles.
Une mère très reconnaissante.
Sophie.
Réponse à Sophie
Bravo d’abord à votre fille qui a si bien su défendre son cas. Qu’elle retienne la leçon : on n’est jamais battu d’avance, sauf si on renonce à défebndfre son cas !
Normalement, le lycée fréquenté a reçu la notification de la décsion de la commission d’appel est est tenu de l’appliquer. Normalement, vous n’avez pas grand chose à faire, mais je vous conseille de prendre la précaution d’aller les voir avant le 13 juillet afin de confirmer votre réinscription si c’est ce que vous décidez.
Vous n’êtes en rien obligée de l’inscrire dans un autre établissement, mais il vous appartient d’en décider, sachant qu’à cette date, vous ne pouvez guère espérer pouvoir choisir l’établissement qui pourra avoir fait le plein. Je vois des avantages et des inconvénients à cette décision, et il faut donc bien pser cela, mais il faut évidemment en discuter avec votre enfant : si elle se sent bien dans son actuel lycée, n’a pas envie de se séparer de quelques ami(e)s, veut prouver ses capacités à celles et ceux qui l’ont jugée négativement … qu’elle y reste. Mais si vous craignez avec elle une atmosphère de “règlement de compte”, ou si plus simplement si elle préfère repartir dans un établissement où nul a priori la concernant ne va peser, alors il peut y avoir avantage à changer.
Si vous décidez de changer, de deux choses l’une :
1. Si c’est pour un établissement privé sous contrat, il vous faut entamer des démarches directes auprès des chefs d’établissements
2. Si c’est pour un lycée public, vous devez d’urgence vous rendre au service (ou bureau) de scolarité des élèves du rectorat ou de l’inspection académique dont vous dépendez.
Encore bravo à votre fille et qu’elle tire pleineent profit de cet étét de vacances bien mérité, et parte d’un excellent pied (la balle est désormais dans son camp) dès la rentrée prochaine
Je reste à votre disposition si, plus tard, survient chez vous un autre problèlme d’orientation (moins dramatique je vous le souhaite)
Bruno Magliulo
Nouvelle réponse à Béatrice
Je commencerai par vous faire part de mes félicitations pour avoir su trouver les bons arguments, et voir avec plaisir que cet univers réputé obtus ne l’est pas tant que cela. Et bravo donc à votre fille pour son passage en troisième : la balle est désormais dans son camp.
Vous me demandez quelques conseils bibliographiques pour votre fille qui va suivre une scolarité en terminale L au lycée français du Caire. Voici ce que je vous suggère :
Dans la collection L’Etudiant (possibilité de commande par Internet : www.letudiant.fr rubrique “librairie”, ou sur la librairie de l’éditeur, au 23 rue de Chateaudun dans le 8e arrondissement de Paris, métro station Notre-Dame de Lorette ou Le Peletier(c’est près de l’Opéra, d’Auber, de la gare St Lazare) :
- Que faire avec un bac L ?
- Pour quelles études êtes-vous fait ? (avec des tests et grilles d’auto analyse)
- 100 questions/réponses pour bien s’orienter
Et notez bien le mel de ce blog : j’y reste à votre disposition depuis Le Caire (ainsi que pour les autres parents : il est bien connu que pour les familles expatriées, l’orientation scolaire est plus difficile à gérare que depuis la France, et cela explique que je reçois de nombreuses questions de parents et élèves (et même professeurs) des établissements scolaires français de l’étranger)
Pour le problème de la reconnaissance du diplôme d’une université américaine , c’est évidemment à voir au cas par cas. Tout dépend du secteur d’activité dans lequel votre fille exercera plus tard. Si c’est un secteur très réglementé (fonction publique, professions libérales …), elle aura besoin de vous former en France à un moment ou à un autre. Si c’est pour travailler en entreprise, le problème est géré beaucoup plus souplement. Autre problème : peut on passer d’un premier cycle à l’étranger dans un deuxième cycle en Europe en général, en France en particulier ? Pas toujours : cela demande en effet une procédure de demande d’équivalence qui n’est jamais automatique (dans un sens comme dans l’autre). Vous aurez un service précieux pour répondre à ces questions, et vous aider à instruire les dossiers, à l’ambassade de France : ce sont les services de l’attaché de coopération éducative.
Je vous souhaite un bel été et une excellente installation au Caire.
Bruno Magliulo
Bonjour Monsieur,
Juste une question supplementaire …
Apres l’appel reussi pour le passage en 1ere ES de ma fille, nous avons recu le bulletin final du 3° trimestre de 2nde (le precedent recu apres le conseil de classe du 3° Trimestre mentionnait redoublement) sur lequel l’avis de doublement n’existe plus mais ou il est precise et SOULIGNE : passage en 1ere ES apres commission d’appel interne.
Que cela soit notifié dans le dossier scolaire je le comprends mais est ce habituel de mentionner sur le bulletin que le passage n’a eu lieu qu’apres appel ou est ce du au fait qu’elle soit dans le privé ? qu’en pensez vous ? Si d’autres parents ayant obtenu l’appel pouvaient temoigner?
Et on m’a aussi dit que lors du bac , en cas de dossier limite, ce passage en appel mentionne dans son dossier scolaire pouvait conduire le jury a etre plus severe?
Bref il est heureux que les bulletins de 2nde ne soient generalement pas demandes pour l’admission dans les ecoles apres le bac..
En depit de tout cela, je suis quand meme 100% sure que ce n’est qu’un tout petit “bemol” au passage de notre fille et qu’elle a toutes ses chances..Merci encore pour votre aide.
Complément de réponse à Marie
Les usagers des établissements privés sous contrat qui font appel soumettent leur cas à une “commission d’appel interne”, différente de celle concernant les usagers des établissements publics. Mais quand on dit “interne”, ce n’est pas “interne à l’établissement fréquenté”, mais “interne à l’enseignement privé sous contrat”. Cette “commission interne” (mais externe à l’établissement fréquenté) a donc normalement fait son travail : elle a fait parvenir la notification de sa décision aux responsables de l’établissement privé sous contrat fréquenté, qui n’a pu faire autrement qu’en prendre acte et en tenir compte en modifiant la décision “interne à l’établissement” qui avait été prise à l’issue du troisième conseil de classe. Pour cela, on a normalement repris le bulletin sur lequel figurait alors cette “décision interne” (du conseil de classe et du chef d’établissement) et on a modifié l’écriture pour intégrer la décision prise par la “commission d’appel interne”.
Tout est donc régulier. Vous n’avez pas de raison de vous inquiéter.
Quand à votre autre crainte, concernant le dossier de votre enfant lorsqu’il sera en terminale :
1. Si c’est un dossier à produire devant les jurys d’établissements faisant de la sélection sur dossier, vous n’avez rien à craindre : seuls les bulletins de première et terminale sont pris en compte (ainsi que les notes qu’il obtien,dra aux épreuves anticipées du bac en fin de première);
2. Si c’est pour le bac, alors oui le dossier portera mention du fait que vous avez fait appel, mais portera surtout mention du fait que les membres de la commission vous ont donné raison. Et ce, à la condition que les membres du jury de bac :
a) éprouvent le besoin de consulter le dossier scolaire (ce ne sera le cas qu’en cas d’hésitation sur le résultat)
b) hésitent tellement que les bulletins de terminale et première ne leur suffisent pas (le plus souvent, on considère que les bulletins de seconde sont trop lointains pour être significatifs)
Là aussi, vous n’avez guère de raison de vous inquiéter. Que votre fils fasse un bon parcours 1ere/terminale ES, et tout cela ne sera très vite qu’un mauvais souvenir
Bon courage et bonne chance
Bruno Magliulo
Bonjour Monsieur,
Lorsque la décision d’appel pour un passage en 1ere ES a été rejetée à l’issue d’un redoublement de seconde, j’ai vu que l’on pouvait faire intervenir le médiateur de l’académie. Combien de temps a-t-on pour le contacter après la notification de refus de l’appel? Je suppose que très peu de parents font cette démarche..Est ce que c’est utile de le faire?Avez vous deja vu des cas où ce mediateur avait répondu positivement? quel est le délai pour qu’il rende sa réponse?
Je suis preneuse de toutes les informations sur ce médiateur..
Un grand merci à vous..
Réponse à Isabelle
Le recours au médiateur de l’académie est normalement lié à une situation conflictuelle concernant le monde scolaire. Rien n’interdit d’avoir recours à ce personnage sur un litige concernant l’orientation.
Vous devez commencer par faire auprès du président de la commission d’appel qui a statué sur le cas de votre enfant, une démarche de demande de précisions concernant les motifs de la décision de la commission d’appel, et en votre âme et conscience, juger si ces raisons sont à vos yeux fondées ou infondées.
Si vous les jugez infondées (mais il faudra pour cela avoir de solides arguments à présenter), ou en cas d’absence de réponse (n’attendez pas trop), et à la condition de ne pas avoir porté l’affaire devant un tribunal administratif, vous pourrez avoir recours au médiateur académique.
Pour cela, vous avez droit à une “saisine directe”, ce qui signifie que vous n’avez pas à passer par la “voie hiérarchique” (chef d’établissement ou président de la commission d’appel). Vous ferez parvenir votre recours au médiateur sur papier libre avec d’éventuelles pièces annexes dument répertoriées. Vous trouverez les coordonnées de votre médiateur sur le site de votre académie (www.ac-nom de l’académie.fr par exemple : www.ac-toulouse.fr), ou sur le site du ministère (www.education.gouv.fr : rubrique “Le Ministère”, sous lien “Missions et organisation du ministère”)
Le médiateur examinera donc votre requête écrite (ne vous attendez pas à être reçu). Il commencera par décider de la recevabilité de votre demande. S’il en juge ainsi, il se rapprochera du président de la commission d’appel et entamera avec lui un réexamen de la situation. Vous recevrez alors une réponse sous forme d’avis sur lequel, s’il vous est favorable, vous pourrez vous appuyer pour obtenir que la décision d’orientation soit modifiée.
Je ne vous cache pas que c’est une démarche assez fastidieuse, qui va “plomber” vos vacances scolaires, car il faut bien sur que tout cela soit fait avant la rentrée de septembre 2010, sinon à quoi bon ?
Il n’y a pas de délai officiel, mais étant donné la situation, le plus tôt est le mieux.
Pour en savoir plus, dans la collection L’Etudiant :
- “100 questions-réponses pour bien s’orienter ” (la question N° 16, pages 46 et suivantes, porte sur le sujet que vous évoquez : “A quoi sert le médiateur académique ?)
- “Le guide de l’orientation au lycée” (tout sur le nouveau lycée réformé, pour trouver des arguments à mettre en avant)
- “Pour quelles études êtes-vous fait ?” (idem, avec des tests et grilles d’auto analyse)
Par l’Inetrnet : www.letudiant.fr (rubrique “librairie”)
N’hésitez pas à me demander un complément de réponse si vous le désirez, mais faites le avant vendredi prochain car je pars en vacances pour trois semaines et ce blog sera fermé du vendredi 9 juillet au dimanche 25 juillet inclus
Bon courage et bonne chance
Bruno Magliulo
Bonsoir,
j’
bonsoir,
ce serait pr savoir, j’ai fais une demande d’affectation dans un lycée public pr la classe de terminale et je viens d’un lycée privé dt j’ai été virée. Le rectorat n’a pas donné suite à ma demande, et dc je suis sans lycée actuellement. Je voulais dc savoir si l’academie de paris a le droit de me laisser sans lycée sachant que j’ai 17 ans?
Bonjour Monsieur,
J´ai l´intention de vous envoyer un commentaire détaillé relatant l´expérience de mon fils après votre retour de vacances.
Toutefois, j´ai une question à vous poser et aimerais s´il vous plait avoir une confirmation de votre part.
Je viens d´appeler le collège/Lycée Pascal (avec internat) à Paris pour renseignements divers et souhaitais savoir s´il pourrait accepter mon fils en classe de 3ième malgré la mention de redoublement de l´école europ. La secrétaire m´a gentillement répondu que ce n´était pas possible étant donné que l´établissement est sous contrat. Ne venant pas d´un établissement public francais, je me demande dans ce cas si l´établissement a les mêmes contraintes ?.
D´autre part, il apparait que cet établissement est une petite structure, que l´encadrement et le suivi y serait “meilleur”. J´ai consulté le guide de l´étudiant mais n´ai vu que NC. Pouvez-vous confirmer que mon fils ne retomberait donc pas dans “le sport scolaire des établissements élitistes sachant qu´une dysorthographie assez sévère vient d´être constatée ?
D´avance un grand merci et vous souhaitant de bonnes vacances .
Meilleures salutations de Francfort
Hélène
Réponse à Hélène
Seul un établissement privé hors contrat peut passer outre la décision d’orientation d’un conseil de classe. Le lycée Pascal étant privé sous contrat, la décision d’orientation antérieure s’impose en effet . Le fait que la décision antérieure ait été prise dans le cadre d’un établissement privé hors contrat ne change rien à ce principe.
Cet établissement est en effet connu pour accompagner des élèves de façon plus personnalisée qu’ailleurs. Il n’est pas le seul : le lycée privé sous contrat des Petits Champs dans le 11e arrondissement de Paris le fait aussi, et efficacement … mais pas d’internat ! Il y en a quelques autres, à Paris comme en proche banlieue.
Bon courage et bonne chance
Bruno Magliulo
Réponse à Sarah :
Légalement oui, le recorat n’est pas obligé de vous accorder une place dans un établissement public. La raison est la suivante : en Frabce, la scolarité n’est obligatoire que jusqu’à 16 ans, et donc une personne peut refuser d’aller à l’école au delà, mais aussi, l’Etat n’est pas obligé de garder quelqu’un qui ne donne pas un minimum de satisfaction scolaire. Ayant été virée (comme vous le dites vous même) d’un établissement privé, je ne suis donc que partiellement étonné.
Mais il est extrêmement rarerqu’on applique strictement ce principe : dans la plupart des cas, les élèves demandeurs d’une admission en lycée trouvent une place quelque part. Le problème est que vous ne pourrez alors pas choisir l’établissement. Ce sera là où le rectorat dispose encore de places une fois que les affectations des élèves ne posant pas problème auront eu lieu.
Est-ce que dans vos démarches vous avez spécifié des établissements précis ? Si oui, alors il se pourrait que la non réponse du rectorat veuille dire “non affectable dans le ou les lycées demandés”, mais pas “non affectable” dans un autre lycée. Vous devriez (ou vos parents), aller au service de scolarité des élèves du rectorat de votre académie, et voir cela sur place. Bon conseil : faites le de suite !
Il y a cependant quelque chose que je ne comprend pas dans votre question : vous dites que votre demande d’affectation dans unn lycée public porte sur une inscription en vue d’être adlmise dans une terminale. Est-ce à dire qu’actuellement vous êtes en terminale d’un lycée privé (celui qui vous a virée, ou plus précisément “non autorisée à redoubler dans l’établissement en cas d’échec au bac”), et qu’en outre vous avez raté le bac ? Ou étiez vous en 2009-2010 en première , et dans ce cas vous avez passé les épreuves anticipées du bac en fin de première et y avez obtenu des notes qu’on va vous demander de présenter ?
Autre question qui ne manquera pas de se poser : pour quelle terminale êtes-vous demandeuse d’une affectation ? La question ne se posera évidemment pas de la même façon selon que c’est pour une terminale à grosse capacité d’accueil, ou rarement proposée. Se pose aussi la question de vos choix d’enseignements optionnels.
La question ne se pose évidemment pas de la même façon selon la situation qui est la votre.
Sachez que les rectorats affectent des élèves jusque vers la mi septembre, certains lycées constatant des places vacantes au moment de la rentrée. Vous avez donc fortement intérêt à ne pas lacher pruise : allez (ou vos parents) au service de scolarité des élèves du rectorat dont vous dépendez et insistez pour obtenir une affectation. Que vos parents fassent éventuellement relayer votre demande par une association de parents d’élèves de l’enseignement public. enfin, en cas de litige non réglé, vous avez la possibilité de recourir au médiateur académique.
N’hésitez pas à me poser une autre question si vous le désirez, mais sachez que je pars en vacances demain matin et ne réouvrirai ce blog que le lundi 26 juillet. Vous avez donc jusqu’à cet après-midi 16h pour éventuellement le faire, ou après le 26 juillet.
Pour aller plus loin, dans la collection l’Etudiant :
- “100 questions-réponses pour bien s’orienter” (avec vos droits, les recours possible, le médiateur, etc.)
- “Pour quelles études êtes-vous fait ?” (avec tests et grilles d’auto analyse)
Par l’Internet : www.letudiant.fr (rubrique “librairie”)
Bon courage et bonne chance
Bruno Magliulo
Merci, oui j’ai été radiée non pas à cause de mon comportement mais parce qu’en seconde j’ai fais appel pour passer en 1ere scientifique et encore une fois on m’a reproposé le redoublement, or je ne veux pas redoubler surtout que j’ai réussi à avoir la moyenne au dernier trimestre, mes appréciations sur mes bulletins presentent bcp de ” eleve serieux, fais des efforts”(et certains perturbateurs n’ayant pas la moyenne sont passés..). Je passerai donc en terminale scientique et pr cela le lycée ne veut plus de moi, voila la raison pr laquelle on m’a virée. Peut etre devrais-je l’expliquer aussi au rectorat ? car je leur ai joint au dossier mon certificat de radiation sans explication. De plus, financierement mes parents ne peuvent plus payer pr un lycée privé.
J’attendrais donc debut septembre et cme vs l’avez dit, je vais insister.
merci, bonnes vacances !
Bonjour
je souhaite demander u nconseil à M. Bruno Magliulo. sans doute , allez vous trouver ma questio nsaugrenue mais je me trouve dans un dilemne e ntant que mère. Voilà les faits : mon fils est scolarisé dans le privé ds le 12ème arrondissement à Paris avec 14 de moyenne (dont 15, 5 e nSVT et physique chimie mais une note de 12 en français) générale et grec et russe . Pour des raisons finacières, je ne peux plus assumer le privé c’est la raison pour laquelle nos avons formulé dans les voeux pour Affelnet des lycées de proximité comme H.Boucher avec grec et russe. Refusé en 1er et e n2ème voeu. Le rectorat propose P. Valéry
Que faire ??
Réponse à Tissier
Désolé pour cette réponse tardive, mais j’étais parti en vacances et ne suis rentré qu’hier samedi 24 juillet. J’espère que cette réponse sera encore de nature à vous aider.
Lorsqu’un élève qui avait été scolarisé dans le privé demande à réintégrer le secteur public, il n’est, par définition, pas prioritaire. C’est “là ou il reste des places” !
De plus, en demandant le lycée Hélène Boucher, vous faites porter votre préférence sur le lycée de l’est parisien le plus demandé, donc celui qui peut le moins accorder d’autorisations d’inscription aux familles dont l’enfant vient du privé (mais c’est pareil pour les élèves issus du public).
Enfin, comme vous le savez sans doute, contrairement aux établissements privés, qui peuvent “faire leur marché eux mêmes”, les inscriptions dans les lycées (et collèges) publics ne se font pas directement auprès des reponsables de l’établissement, mais via les services rectoraux (ce que vous avez d’ailleurs fait en passant par Affelnet).
Vous dites avoir demandé plusieurs autres lycées qui vous ont également été refusés (Maurice Ravel, Arago … ?). Est-ce bien le cas ? C’est un peu plus surprenant, ces lycées étant moins demandés qu’ Hélène Boucher, mais selon la date à laquelle ces demandes ont été formulées, il se pourrait que dans les classes demandées il n’y ait plus non plus de places vacantes.
Reste Paul Valéry, où il semble donc que l’on a affecté votre enfant d’office. Je n’en suis évidemment pas surpris : c’est le moins demandé de cette zone géographique, donc celui où, sans doute, il y a le plus de places vacantes à la date de votre message (11 juillet).
Vous n’aviez hélas pas grand recours possible, dès lors que, pour des raisons que je respecte et comprend, vous renoncez à la souplesse de recrutement des établissements privés … mais coûteux (plus ou moins cependant). A cet égard, il y a privé et privé. Parlez-vous d’un établissement privé sous contrat d’association avec l’état ou hors contrat ? Vous ne le précisez pas mais en ce qui concerne les droits de scolarité ce n’est pas du tout la même chose. Et même d’un établissement privé sous contrat à un autre, les droits de scolarité changent. A Paris, cela peut aller du simple au quintuple !
Reste que vous pouvez toujour interjeter appel de la première proposition du rectorat de Paris, et demander d’autres lycées jusqu’au dernier mouvement d’affectation, qui aura lieu vers la mi septembre (il y en aura deux autres : vers le 20 août et début septembre… mais uniquement sur les places vacances,et je serais surpris qu’il y en ait à Hélène Boucher !)
Merci de me dire quel sort vous aura été finalement réservé.
Pour en savoir plus, dans la collection L’Etudiant :
- 100 questions/réponses pour bien s’orienter
- Le guide de l’orientation au lycée (tout sur le lycée réformé)
Par l’Internet : www.letudiant.fr (rubrique “librairie”)
N’hésitez pas à me poser une autre question si vous le désirez
Bruno Magliulo
Complément de réponse à Sarah
De retour de mes vacances, je trouve votre réponse , en date du 9 juillet, à nore premier échange du début de ce mois.
Merci pour ces précisions, qui me font mieux comprendre la compléxité de votre situation scolaire.
Ce qui m’étonne beaucoup dans ce que vous me dites c’est que, sous réserve que j’ai bien compris ce que vous écrivez, aucun lycée n’a le droit d’imposer un redoublement en classe de première. C’est règlementairement interdit ! SI le lycée dans lequel vous avez accompli votre première S a bien pris une telle décision, alors sachez qu’elle est illégale ! Le seul droit dont disposent les responsables de l’établissement c’est de suggérer un redoublement volontaire à la famille. Mais celle-ci peut soit l’accepter -ce qui n’(est pas votyre cas), soit le refuser, et dans ce deuxième cas, le pass
Suite de ma réponse à sarah
Excusez moi mais mon commencement de réponse est parti intempestivement, avant que je ne la termine. Voici la suite :
J’écrivais donc qu’en cas de refus d’accéder à une proposition de redoublement volontaire en classe de première, le passage en terminale est AUTOMATIQUE et DANS LE MEME ETABLISSEMENT.
Si donc c’est bien la décision prise, alors elle est illégale et vous pouvez aisément obtenir des services rectoraux qu’elle soit cassée ! Il suffit pour cela que vous (vos parents de préférence) contactiez les services de scolarité du rectorat dont vous dépendez, et que parallèlement, vous fassiez un recours auprès du médiateur académique (celui bien sur de l’académie dont vous dépendez). Pour obtenir les coordonnées de ces services : le site de votre académie (par exemple : www.ac-paris.fr ou www.ac-besancon.fr etc.). Vous pouvez aussi écrire, sur un moteur de recherche : “médiateur de l’académie de …”
Un bon conseil : n’attendez pas le début de septembre pour entamer ces démarche. Dès après le 15 août serait meux, bien mieux !
Un livre pour vous aider dans vos démarches et préparer votre argumentaire, dans la colection L’Etudiant :
- 100 questions-réponses pour bien s’orienter
Par l’Internet (www.letudiant.fr rubrique “librairie”)
N’hésitez pas à me poser une autre question si vous le souhaitez
Bon courage et bonne chance
bruno Magliulo
Monsieur,
Je vous remercie pour votre réponse du 9 juillet dernier. J´espère que vous avez passé de bonnes vacances et suis contente que vous soyez de retour car j´ai une nouvelle question à vous poser. Durant vos vacances, j´ai bien lu et relu vos commentaires suite aux diverses questions posées sur le blog et me suis plongée plus amplement dans le système scolaire francais ainsi que les divers établissements et leurs possiblités et offres. Effectivement comme l ´écrivait une maman, le système reste assez opaque lorsque l´on ne s´est pas encore penché dessus avec grande attention.
J´ai donc bien saisi les points suivants : collège avec 3 cycles :
Adaptation 6e, central 5 et 4e, et orientation 3e
avec obligation de tenir compte de la décision du conseil de classe fin 6e, 4e et 3e sinon faire appel.
Et puis, la distinction collège/lycée public, privé (avec ou sans contrat)
Avant de prendre une décision définitive (et j´espère qu´il ne sera pas encore trop tard, je n´ai malheureusement pas pu faire plus vite) je voudrais s´il vous plait que vous m´éclairiez encore sur un point à savoir ce qu´il serait mieux, à votre avis, d´envisager pour notre fils car il n´y a pas 36 possibilités :
l´inscrire dans un établissement privé sous contrat comme l´école Pascal par ex. sur Paris où il redoublerait sa quatrième mais resterait ainsi dans le système privé sous contrat.
ou bien dans un établissement par exemple comme Bois Robert /Bécon les Granits hors contrat avec lequel , j´ai pris contact aussi et qui présenterait l´intérêt de pouvoir éventuellement contourner la décision de redoublement 4e mais qui, en contrepartie l´obligerait à rester dans l´établissement jusqu´au bac ou alors à passer un examen (j´ai lu que cela est possible et aimerais bien que vous me confirmiez si j´ai bien compris) pour pouvoir dans l´avenir regagner à nouveau le privé sous contrat par ex. comme un lycée francais à l´étranger. Je me permets de vous demander ceci car mon fils m´a dit avoir l´ambition de préparer l´Abibac, (l´allemand étant sa langue de prédilection) ce qui serait très bien si toutefois il s´en donne à l´avenir les moyens. Dans ce cas, j´aimerais bien savoir où devrait-il subir cet examen de réintégration dans le système ?
Vous comprendrez certainement que nous ne voulons pas nous « débarrasser » de notre fils mais qu´après lui avoir proposé diverses alternatives pour travailler y compris même une aide étudiante de l´extérieur, sachant que mon mari ou moi-même pouvons l´aider selon les matières , et qu´il l´a toujours refusée, sous prétexte qu´il allait y arriver tout seul lui-même, nous en sommes donc venus à la conclusion que seul un soutien et suivi personnalisé d´un bon internat pourrait l´aider à progresser et éviterait les discussions « sans fin » journalières quant aux devoirs, etc…. Ceci tout au moins pour une période transitoire et dans son cas particulier, le temps d´acquérir cette autonomie et rigueur nécessaires pour réussir.
Je préfère vous poser la question plutôt qu´au Directeur de Bois Robert, de savoir comment les programmes sont –ils choisis durant la scolarité dans ce type d´établissement, afin de bien préparer les enfants au bac ? sachant que ce dernier n´est pas soumis au contrôle de l´Inspection ? d´après ce que j´ai pu lire. Le suivi des élèves dans cette catégorie d´établissement vous paraît-il être adéquat ? Organisant un soutien scolaire durant l´été pour 2 semaines, je me suis demandée si le test diagnostic, évaluations serait bien pour voir comment les cours s´y déroulent ? Pour tout vous dire, je suis un petit peu méfiante tout de même car les publicités sur internet sont souvent très attrayantes (c´est un peu comme l´hôtellerie pour les vacances) mais ensuite dans la réalité, on peut parfois avoir des surprises. Vous allez sûrement me dire qu´il me faudra bien prendre un risque. D´accord, mais comme une telle décision entraine ensuite de supporter les conséquences, il faut tout de même limiter car nous ne pouvons plus nous permettre de faire une « boulette ».
D´avance un grand merci.
Hélène
Monsieur
Merci de votre réponse complète .
Concernant la contestation de la première proposition, sur les conseils de la CIO du 12ème (très compétente ) , j ‘ai déjà envoyé un courrier au rectorat , à M. Fatras de Paris, avec copie au proviseur d’H. Boucher et à la présidente de la Peep de Paris (association de parents d’élèves) qui sera présente lors de la commission de révision du 25 aout prochain.
J’ai argumenté sur la continuité pédagogique du russe LV2 (même si le russe est proposé à P. Valéry en LIE à M. Ravel) et grec ancie commencé depuis la 3ème aors que le grec proposé à P. Valéry comence en 2de.
Dans mon courrier , j’ai adressé un dossier complet avec 2 fiches de demande de changement d’établissement signées de la proviseur du lycée Paul Valéry , copie des 3 bulletins trimestriels de mon fils et copie du jugement de la JAF de mai dernier qui n’augmente pas ma pension mais me laisse libre du choix de l’établissement scolaire de mon fils. J’y ai joint 2 fiches de demande de changement d’établissement : 1 à H. Boucher et 1 sans libellé, là où il y a de la place à Paris avec russe LV2 et grec ancien.
Mon fils vient de St Michel de Picpus qui est un bon établissement mais même avec les réductions, la charge financère est lourde et il faut que j’aille jusqu’au bout de la démarche de ma demande de révision de pension alimentaire (je demandais une augmentation, en tenant compte de l’augmentation des frais de scolarité et du cout de la vie depuis mon divorce et puisque l’avocat de mon ex mari a menacé de faire un déféré si le public était P. Valéry , à ce moment là , s’ils font cela , il faudra qu’ils soient logiques : payer plus ou pas)
Voici 2 autres questions :
- pensez - vous que je puisse écrire directement , comme je l’ai fait avec le proviseur d’H. Boucher , aux autres proviseurs de lycées demandés ds le 1er voeu (M. Ravel, Charlemagne et Buffon Janson de Sailly) et les autres qui font grec et russe (Montaigne, V. Duruy, Jules Ferry, Colbert, Paul Bert, Carnot, ) permettant de porter à connaissance le dossier de mon fils aux responsables d’établissement avant les commissions aout et sept ???
et
- si j’inscris mon fils à P. Valéry, je demanderai un changement en 1ère en motivant toujours sur les langues (russe et grec). Ma demande de changemet s’inscrivant du public a upublic , n’ai - je pas plus de chance que mon fils obtienne le lycée adéquat ?
Merci de votre réponse, mais de tte façon mes parents ne peuvent plus payer pr un lycée privé et meme s’ils le pouvaient je ne pense pas y retourner, l’ambiance avec les professeurs ne serait plus comme avant… Par contre je vais le dire aux autres élèves car je ne suis pas la seule malheuresement, le proviseur a viré d’autres personnes (surement parce qu’il tient à son taux de réussite..) et lorque j’en parlais à une de mes profs, elle me disait que le directeur avait le droit de faire ce que bon lui semble et de virer qui il veut car c’est lui qui décide etc .. Grace à votre réponse, et après avoir eu, j’espère, un lycée public, je compte bien aller les voir et leur dire ce que vs venez de me dire.
Encore merci !
Complément de réponse à Tissier
Envoyer directement aux chefs d’établissement un dossier informatif explicitant les raisons de votre motivation, pourquoi pas ? Mais ça ne changera guère la donne qui est que dans les établissements publics, ce n’est pas le chef d’établissement qui recrute : tout passe par les services rectoraux. Seul avantage : éventuellement obtenir de lui qu’il émette un avis favorable et le porte à la connaissance de la commission académique chargée des affectations. Ca ne suffira pas, mais ça peut être un atout suppklémentaire.
Si votre fils entre en seconde à Paul Valéry, il sera difficile d’obtenir un changement de lycée si c’est pour s’orienter vers une classe de première (avec options) qui existe à Paul Valéry. Par contre, si c’est pour une orientation vers une filière n’existant pas à Paul Valéry, il en va autrement. Bien entendu, ceci n’est vrai qu’en labsence d’un déménagement qui justifierait une affectation vers un établissement situé dans un tout autre district de l’académie de Paris, ou une autre académie (y compris l’académie de Créteil, bien qu’elle soit proche). Vous avez donc intérêt à obtenir satisfaction dès cette année … ce qui n’est pas facile, hélas !
Bon courage et bonne chance
Bruno Magliulo
Nouvelle réponse à Hélène
Je vous confirme que les établissements privés hors contrat ne sont pas tenus par les décisions d’orientation fixées par les conseils de classe des établissements privés sou contrat ou publics. Ils sont libres d’examiner et d’interpréter le cas de chaque élève comme ils l’entendent.
Mais la contre partie est en effet que le principe est qu’ensuite, une éventuelle réintégration dans un établissement public ou privé sous contrat n’a rien d’automatique : elle est soumise à une condition de réussite à un examen académique. Je dis bien “académique” et non “propre à chaque établissement”. Cette année, par exemple, sur l’académie de Paris, ces examens de retour vers des collèges publics ou privés sous contrat ont eu lieu le 5 mai 2010 (date limite d’inscription par dossier téléchargeable : 31 mars). Il y a donc un jury externe aux établissements, mis en place par les autorités académiques.
En cas d’échec à cet examen, on poursuit sa scolarité dans le secteur privé hors contrat (ce qui ne veut pas forcément dire “dans le même établissement”).
Si vous voulez tout savoir sur cet examen (organisation, épreuves pour chaque niveau de classe, modalités d’inscription …) : www.ac-paris.fr/portail/jcms/p2_178443/eleves-issus-de-lenseignement-prive-hors-contrat
Attention : la réussite à cet examen ne procure pas un droit d’inscription dans l’établissement public ou privé sous contrat de son choix. Il met simplement la famille dont l’enfant a réussi cet examen à égalité de situation par rapport aux élèves demandant une affectation à partir d’un collège ou lycée public ou privé sous contrat. Ensuite, les règles d’affectation sont les mêmes que pour les autres, mais on est devenu “ayant droit” à une telle demande d’affectation.
Enfin, concernant l’Abibac franco-allemand (ou tout autre bi-bac : franco-italien, franco-espagnol …), ils ne peuvent être préparés que dans le cadre d’établissements spécifiques habilités à le faire et disposant du personnel enseignant capable d’y préparer certains de leurs élèves. En Ile de France, moins d’une demi douzaine d’établissements proposent cette formation. Pour en savoir plus et avoir la liste des établissemens publics et privés sous contrat qui propsent de telles formations à l’Abibac : www.ciep.fr/abibac et www.education.gouv.fr
Espérant que ce complément de réponse sera de nature vous aider
Bon courage et bonne chance
bruno Magliulo
Monsieur,
Je vous remercie beaucoup pour toutes les informations et sites
que vous m´avez fait parvenir. Je les ai consultés avec beaucoup d´attention mais certaines choses me paraissent un peu compliquées et m´échappent encore. De ce fait, j´ai encore une petite question et je crois qu´elle sera la dernière à savoir :
Si mon fils inscrit dans un établissement privé (hors contrat) en France veut, dans l´avenir, retourner dans un établissement francais à l étranger tel le lycée francais de Francfort (préparant donc à l´abibac) privé lui aussi mais, si j´ai bien saisi, dit “homologué”, alors lui faudra t-il donc passer ce fameux examen d´admission de retour dit “académique” ? Je suppose que le terme “homologué” sous entend indirectement sous contrat, étant, lié aux contraintes des horaires et programmes francais ainsi qu´à l´inspection académique.
Si c´est bien le cas, étant résidente à l´étranger, alors de quelle académie, va t-il donc dépendre pour s´inscrire à l´examen ?
D´avance merci pour votre réponse.
Hélène
Nouvelle réponse à Hélène
Les établissements scolaires français de l’étranger sont liés, selon leur zone géographique, à une académie française, avec laquelle ils sont en partenariat pour toute une série de choses (organisation des examens, suivi des enseignants par leurs inspecteurs, formation continue des personnels, etc.). Par exemple, les écoles, collèges et lycées privés des USA et du Canada sont en partenariat avec l’académie de Paris.
Chaque établissement français de l’étranger peut donc vous dire avec quelle académie (donc quel rectorat) il est en partenariat. Je suppose que concernant l’Allemagne, c’est très probablement une académie de l’est ou du nord de la France (Strasbourg ?). En tous cas, si une examen pour être admis dans un établissement homologué ou conventionné est exigé, ce sera dans le care de cette académie de rattachement que s’organisateront les choses.
bruno Magliulo
Bonjour monsieur,
je suis partie hier matin au rectorat et la personne avait qui j’ai parlé m’a dit que pour le moment ils n’avaient pas de lycée pour moi. Les redoublants en TS venant d’un public sont prioritaires. Et moi, comme je vous l’ai dis précedement, je viens d’un privé sous contrat et celui-ci m’a viré car je n’ai pas acceptée le redoublement en 1ere S. Aussi en seconde on m’avait dit de redoubler ms j’ai eu mon appel et je suis passée en 1ere S comme je le souhaitais et le directeur m’avait gardé. Vs m’aviez dis que le principal de mon lycée privé n’avait pas le droit de me virer au cours du cycle 1ere/Terminale et que je pouvais faire une démarche auprès d’un médiateur..mais il y a un problème, mes parents ne peuvent plus me mettre dans le privé pour raison financière. Il ne me reste donc que le public.
Fin juin lorsque j’ai reçu une lettre du rectorat me disant qu’ils ne pouvaient pas donné suite à ma demande, mon père a appelé la personne qui s’est chargé de mon dossier et celle-ci lui a dit qu’il fallait attendre fin aout. De plus, mon père a envoyé par mail une lettre à la personne qui s’est chargé de mon dossier, expliquant pourquoi je me suis retrouvée ds le privé (car en 3eme, avec un bn dossier on m’avait donné Rabelais et rien d’autre lorsque j’avais refais une demande), pourquoi j’ai été virée et pourquoi je ne peux plus faire de demande ds le privé..
Hier, je suis donc partie au rectorat, et le jeune homme avec qui j’ai parlé m’a dit que cette année il y avait eu beaucoup de redoublants en TS et que meme ceux là n’étaient encore pas tous placés dans des lycées et qu’ils étaient prioritaires. Il m’a dit d’attendre jusqu’à fin septembre maximum et s’ils trouvaient une place pour moi, ils m’appeleraient ms il m’a clairement aussi dit que ce serait possible qu’il n’y en ai pas. Il m’a proposé deux autres solutions qui sont : le CNED ou le lycée autogéré du 15eme.. Aucune des deux ne me convient car je sais que j’aurai du mal à travailler seule et pour le lycée autogéré, leur pourcentage de réussite est de 22% en terminale scientifique avec exactement 9 élèves dans cette section. Je ne sais donc plus quoi faire, et meme si mes parents essayaient de me remettre ds le privé, rares sont ceux qui ne sont pas chers et aussi la majorité ne peuvent pas m’accepter ds leur lycée en Terminale tant que le principal ne m’accorde pas le passage (mme s’il est automatique, il faut l’accord du principal) et celui ci ne me l’accordera surement pas.
Je vous redemande encore une fois, car je ne suis plus sure du tout, pensez vous que je puisse rester sans lycée ? que le rectorat a le droit de me laisser sans lycée sachant que j’ai 17 ans? Rater le début de l’année serait assez grave pour mon cas..je passe le baccalaureat à la fin de l’année et tt ce que je veux c’est un lycée, peu importe le niveau malheuresement, je n’ai plus le choix.
Nouvelle réponse à sarah
En France, la scolarité n’est obligatoire que jusqu’à 16 ans. Il en résulte que oui, hélas sans doute, vous pouvez vous retrouver sans affectation dans une terminale S d’un lycée public.
Encore une fois, les règles concernant le passage de première à terminale sont claires, et reposent sur des textes précis : nul ne peut imposer un redoublement en première. Mais il est vrai que la règle ne s’impose que dans l’établissement fréquenté. Pour changer de lycée, c’est “sous réserve des places vacantes”.
Pour entrer en terminale S d’un lycée public, venant du privé sous contrat, il est vrai que vous passez en second (l’inverse est également vrai d’ailleurs). Et je peux comprendre, si la pression de la demande est forte cette année pour entrer en terminale S (logique : le taux de réussite au bac a légèrement baissé, si bien qu’il y a plus de redoublants que prévu, et les rédoublants d’un lycée sont évidemment prioritaires par rapport aux demandes d’élèves venant d’autres établissements). Donc, logiquement, les services rectoraux ne peuvent qu’attendre les deux/trois premiers jours de rentrée, pour établir lycée par lycée, et classe terminale par classe terminale, l’état des lieux (ce qu’on appelle “le constat des effectifs de rentrée”). Et sur cette base, ils verront quels sont les lyéces qui disposent de place, dans la limite du plafond légal de 35 élèves maximum par classe termnale.
Vous allez donc sans doute devoir attendre le 10/15 septembre. Je sais que l’an dernier, à Paris, ils ont affecté des élèves jusqu’à la fin du mois de septembre. En outre, vous ne choisirez évidemment pas votre établissement : c’est là ou il reste des places, et rien n’interdit de penser qu’il y a plus de probabilité que ce soit Rabelais que Janson de Sailly. Tout cela est pénible à vivre, je m’en doute bien, mais je crains qu’il ne vous soit nécessaire de faire avec dès lors que vous confirmez votre volonté de passer dans le public.
Mais votre intérêt est de ne pas les lâcher : retournez y en fin de semaine prochaine par exemple. Ils vont probablement vous dire d’attendre que le constat de rentrée soit fait, mais on ne sait jamais.
Bon courage et bonne chance
Bruno Magliulo
Merci beaucoup pour cette nouvelle réponse, je vais insister et surtout patienter..
Merci et bonne soirée
bonjour
Mon fils était dans un collège sous contrat en 4ième. Suite à une année très très moyenne: 9,5 de moyenne générale et des problèmes de discipline, ils lui ont proposé le redoublement. Nous ne nous sommes pas opposé à cette décision. J’ai cependant décidé de prendre mon fils chez moi, (il vivait chez sa mère l’année dernière) et de l’inscrire dans le public. Mais au jour d’aujourd’hui, il n’a toujours pas d’affectation et nous sommes à la veille de la rentrée scolaire !!! Au rectorat on m’a conseillé de contacter directement les chefs d’établissement pour tenter de lui trouver une place. On m’a fait également comprendre qu’un élève qui venait du privé, redoublant, indiscipliné, était vite écarté des listes… Lors d’un rendez-vous avec la principale d’un collège, celle-ci m’a proposé de le prendre en troisième, (de toute façon elle n’avait pas de place en 4ieme…) Je ne sais pas quoi en penser, d’autant qu’elle m’a fait comprendre qu’il était inutile de faire redoubler un élève qui ne veut pas travailler… sous entendu: plus vite il sera orienté en pro, mieux cela vaudra pour tout le monde… Mon fils n’a aucune difficulté de compréhension, il a passé des test de logique et de raisonnement à St Anne dont les résultats sont très positifs et je pense qu’il est tout à fait en mesure de suivre des études supérieurs…
qu’en pensez-vous….
merci à vous,
olivier
Réponse à Olivier
La classe de 4e correspond à une fin de cycle (le cycle central, 5e/4e), si bien qu’un redoublement ne peut être simplement “proposé” par le conseil de classe, la famille conservant le droit de l’accepter ou pas : il est imposé ou n’est pas. Il n’y a pas d’ “entre deux” en la matière. Et dès lors que le conseil de classe de son collège en a décidé, il s’impose à tout autre collège, public ou privé sous contrat. Je suis donc très étonné de lire que la principale d’un collège public vous aurait proposé de le prendre en troisième , sauf bien sur si c’est parce que votre enfant a été admis en troisième, auquel cas, elle ne peut pas proposer autre chose!
Quand à l’affectation en collège public, c’est vrai que c’est très compliqué dans certaines grandes villes, et tout particulièrement à Paris qui est indubitablement l’académie où les choses sont le plus tendu en la matière, pour d’évidentes raisons de pression démographique et donc d’une relative pénurie de places, surtout dans les collèges à bonne réputation. Je ne sais dans quelle académie vous êtes, mais à vous lire , “ça sent Paris”. Est-ce que je me trompe ?
Le principe est qu’on affecte prioritairement les élèves venant du public, et ceux venant du privé c’est sous réserve des places vacantes, ce qui signifie que les familles n’ont dans ce cas de chance de trouver une place que dans les collèges les moins demandés.
La rentrée vient d’avoir lieu. Chaque rectorat fait procéder, collège par collège, aux “constats statistiques de rentrée”, donc recence, classe par classe, les places vacantes. Il y aura donc des commissions d’affectation vers la mi septembre. Ce sera une sorte de dernière chance. Mais votre enfant n’ayant pas 16 ans, le rectorat est tenu de lui trouver une place quelque part. Ne les lâchez donc pas, même si j’ai conscience que tout cela est fort fastidieux.
Quand à démarcher directement auprès des chefs d’établissement, pourquoi pas ? Mais autant ils peuvent procéder à une inscription d’élève, autant ils doivent attendre pour cela que préalablement, les services rectoraux aient procédé à l’affectation de cet élève.
Pour aller plus loin, dans la collection L’Etudiant :
- 100 questions réponses pour bien s’orienter
Par l’Internet : www.letudiant.fr (rubrique “librairie”)
N’hésitez pas à ‘envoyer une autre question si vous le désirez
Bon courage et bonne chance
bruno Magliulo
bonjour,
En ce qui concerne son passage en 3ième (malgré la décision de redoublement de sa quatrième par son collège sous contrat) je vous assure que la principale du collège public m’a donné le feux vert pour une entrée en troisième… Il faut savoir que les consignes du ministère sont : pas de redoublement, ça coûte trop cher… Alors visiblement ils ferment les yeux sur ce genre d’arrangements… Pour preuve, mon fils entrera finalement dans ce collège, j’ai en main la fiche d’inscription et la liste du matériel ainsi qu’une attestation à remettre au rectorat comme quoi mon fils est bien admis en classe de troisième dans ce collège. Pour précision, nous sommes effectivement dans l’académie de Paris… Bien venu en enfer… ( je ne vous parle pas de sa soeur qui s’est retrouvée hors district en seconde, dans un lycée à 1h15 de transport de chez elle…)
En ce qui concerne la pénurie de place à Paris, il ne s’agit pas d’un problème de “pression démographique” dans l’académie ! Il n’y a globalement pas plus d’élèves à Paris que les années précédentes… Simplement le ministère décide de supprimer des classes, des postes, pour “redresser les dépenses publiques”, au dépend de nos enfants. Par exemple des classes ont été supprimées cette année dans le centre de Paris: I, II, III et IV, ce qui fait que le secteur est totalement engorgé ! (Dixit le rectorat). Ils ne savent plus quoi faire, il y a aujourd’hui plus de 300 collégiens sans affectation dans Paris !!!! re-dixit le rectorat en off… Dans ces circonstances, on préfère alors que le surplus s’oriente vers le privé, ou reste dans le privé…
En ce qui concerne la priorité donnée aux élèves venant du public pour les affectations, on ne peut pas cautionner un pareil principe. Il s’agit là très clairement de discrimination et le rectorat à reçu à ce sujet une “recommandation” dans ce sens l’année dernière pour l’entrée en seconde… L’école public est obligatoire pour tous et chaque enfant doit y avoir droit et accès d’où qu’il vienne. Même les parents d’élèves du privé paient des impôts !!! En ce qui me concerne, mon fils vivait chez sa mère qui avait fait le choix du privé l’année dernière, il vit désormais chez moi, et j’ai préféré qu’il réintègre le public, je ne vois pas pourquoi il serait alors pénalisé !
Voilà, mon fils entrera finalement en classe de troisième lundi matin, (dans un petit collège public du nord Parisien…) et mon histoire se fini pas trop mal, mais mon fils aura raté le jour de sa rentrée, ce qui est bien dommage et toute cette histoire est assez symptomatique de la manière dont évoluent les choses en ce qui concerne l’éducation Nationale ces dernières années…
vivement que ça change….
bien à vous
olivier.
Complément de réponse à Olivier
1. Que le conseil de classe de votre précédent collège privé ait décidé d’un redoubelment, et que la principale d’un collège public accepte de prendre votre enfant en troisème, n’est en effet pas strictement impossible : il est vrai que des consignes rectorales et ministérielles sont données cette année pour réduire les taux de redoublement, considérés (à tort ou à raison : chacun en juge) comme étant excessifs en France, et surtout, parce qu’on sait parfaitement bien que le redoublement n’est effcace que pour un tiers des élèves qui subissent une telle décision, et aussi (vous avez raison sur ce point) parce que le redoublement coûte cher à l’Etat.
2. Mais passer en classe supérieure avec des lacunes n’a de sens que si, dans la classe supérieure, on met en oeuvre pour l’enfant arrivant fragile , un vrai processus d’accompagnement individualisé (soutien, développement de ses capacités méthodologiques, etc.), et c’est ce qui fait défaut chez nous. On s’y essaie cependant, comme avec les deux heures par semaine d’ “accompagnement personnalis” rendus obligatoires au lycée par la réforme. En collège aussi bien sur, mais c’est rès inégalement fait. J’espère que dans son nouveau collège, votre fils trouvera un accompagnement personnalisé digne de ce nom.
3. D’accord avec vous pour dire qu’il est inéquitable, et même inacceptable, qu’il y ait une priorté pour les élèves venant du public. Mais sans que ce soit une justification, il faut tenir compte d’une explication, qui est le fait que les établissements privés recrutent en “face à face”, et ne sont donc pas tenus par les problèmes de carte scolaire, au contraire des établissements publics. Si bien que la position est de dire qu’on en cessera avec cette priorité le jour où les établissements privés seront soumis aux mêmes règles d’affectation que les établissements publics. A mon avis, ça n’est pas près de se faire, et donc pas près de changer !
4. Ce que vous écrivez sur les suppressions de classes, d’emplois … est hélas parfaitement vrai, et cela explique en partie ce que vous subissez, avec bien d’autres. Mais il n’empêche : pour avoir des contacts un peu partiout dans le pays, je peux dire que nulle part en dehors de Paris, on ne rencontre une telle folie concernant les problèmes d’affectation, de carte scolaire…
Il reste à souhaiter à votre fils de, malgré ce qu’il a subi, faire lundi une aussi bonne rentrée que possible, et ensuite, de se sentir au mieux possible dans cet établissement nouveau pour lui. Nul doute que dans quelques temps, le fait d’avoir raté la vraie rentrée ne sera plus pour loui qu’un très lointain souvenir, voire quelque chose qu’il aura oublié.
Bon courage et bonne chance
Bruno Magliulo