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	<title>Commentaires sur : Réforme Luc Chatel du lycée général et technologique : peut (et doit) mieux faire !</title>
	<link>http://conseilsdeclasse.letudiant.fr/?p=37</link>
	<description>Un blog de Bruno Magliulo</description>
	<pubDate>Thu, 09 Sep 2010 21:17:32 +0000</pubDate>
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	<item>
		<title>Par : B. Magliulo</title>
		<link>http://conseilsdeclasse.letudiant.fr/?p=37#comment-5123</link>
		<dc:creator>B. Magliulo</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Jan 2010 16:23:12 +0000</pubDate>
		<guid>http://conseilsdeclasse.letudiant.fr/?p=37#comment-5123</guid>
		<description>réponse à Figuière

Les heures d' "accompagnement personnalisé" seront des heures à géométrie variable, dont les contenus seront fixés au niveau de chaque établissement. Parmi les domaines concernés, il y a le soutien et l'approfondissement disciplinaire. Rien n'interdit donc que certaines de ces heures soient consacrées aux humanités classiques ou aux maths. Mais pour ce faire, il conviendra que vous montiez un projet, et que vous le soumettiez au chef d'établissement. Ce projet sera bien sur en concourrence avec d'autres, et il y aura un "arbitrage" du chef d'établissement et de certaines instances locales, puis des autorités rectorales qui octroient les moyens. 

bruno Magliulo</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>réponse à Figuière</p>
<p>Les heures d&#8217; &#8220;accompagnement personnalisé&#8221; seront des heures à géométrie variable, dont les contenus seront fixés au niveau de chaque établissement. Parmi les domaines concernés, il y a le soutien et l&#8217;approfondissement disciplinaire. Rien n&#8217;interdit donc que certaines de ces heures soient consacrées aux humanités classiques ou aux maths. Mais pour ce faire, il conviendra que vous montiez un projet, et que vous le soumettiez au chef d&#8217;établissement. Ce projet sera bien sur en concourrence avec d&#8217;autres, et il y aura un &#8220;arbitrage&#8221; du chef d&#8217;établissement et de certaines instances locales, puis des autorités rectorales qui octroient les moyens. </p>
<p>bruno Magliulo</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : FIGUIERE</title>
		<link>http://conseilsdeclasse.letudiant.fr/?p=37#comment-5112</link>
		<dc:creator>FIGUIERE</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 Jan 2010 18:50:53 +0000</pubDate>
		<guid>http://conseilsdeclasse.letudiant.fr/?p=37#comment-5112</guid>
		<description>Vous êtes intervenu récemment dans mon lycée pour nous expliquer non sans brio la réforme du Lycée en particulier celle de seconde.
Il est clair qu'après bien des années passées au service de nos chères têtes blondes il me semble que cette réforme va dans le sens qu'il faut donner aux études de nos enfants , même s'il reste beaucoup à faire.
Mais ma question va peut être vous paraitre incongrue:est-il possible en seconde de créer des classes à heures d'accompagnement spécifiques, plus précisément peut-on annoncer en début d'année des classes à forte consonnance de latin, de math etc.....
Est-ce interdit par la nouvelle réforme?
Est-il logique d'annoncer cela dans une classe qui reste de détermination?
Peut-on le proposer au bout d'un trimestre? d'un semestre?
Qu'en pensez-vous?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Vous êtes intervenu récemment dans mon lycée pour nous expliquer non sans brio la réforme du Lycée en particulier celle de seconde.<br />
Il est clair qu&#8217;après bien des années passées au service de nos chères têtes blondes il me semble que cette réforme va dans le sens qu&#8217;il faut donner aux études de nos enfants , même s&#8217;il reste beaucoup à faire.<br />
Mais ma question va peut être vous paraitre incongrue:est-il possible en seconde de créer des classes à heures d&#8217;accompagnement spécifiques, plus précisément peut-on annoncer en début d&#8217;année des classes à forte consonnance de latin, de math etc&#8230;..<br />
Est-ce interdit par la nouvelle réforme?<br />
Est-il logique d&#8217;annoncer cela dans une classe qui reste de détermination?<br />
Peut-on le proposer au bout d&#8217;un trimestre? d&#8217;un semestre?<br />
Qu&#8217;en pensez-vous?</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : B. Magliulo</title>
		<link>http://conseilsdeclasse.letudiant.fr/?p=37#comment-5033</link>
		<dc:creator>B. Magliulo</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Dec 2009 13:35:40 +0000</pubDate>
		<guid>http://conseilsdeclasse.letudiant.fr/?p=37#comment-5033</guid>
		<description>Réponse à Philippe

Je suppose, compte tenu du ton très désabusé de votre message, que lorsque vous écrivez "bien joué", c'est de façon "grinçante". La teneur de ce commentaire tend à vous situer dans le camp des personnes hostiles à cette réforme. C'est bien ça ?

Je vous donne acte que contrairement à de nombreux professeurs de diverses disciplines, malmenées dans cette réforme (je pense tout particulièrement aux sciences économiques et sociales qui paient un prix fort), ce qui vous anime n'est pas un reflexe de type "corporatiste", de "defense disciplinaire", puisque la philo s'en sort plutôt bien, retrouvant dans la grille horaire des terminales ES, L et S du nouveau lycée, strictement les mêmes horaires (respectivement 4, 8 et 3h par semaine) que dans le lycée appelé à s'effacer. 

Ce qui serait intéressant, c'est de savoir ce que vous reprochez à cette réforme : vous ne le dites strictement pas. 

Quand au calendrier annoncé dans la presse, nous verrons, mais en effet, d'accord avec vous pour dire que le ministre a désormais les mains plus libres puisque le "CSE", instance paritaire au pouvoir purement consultatif (s'il avait voté contre, le ministre aurait parfaitement pu passer outre son avis négatif ... mais c'est mieux avec un vote favorable qui le conforte, bien sur). J'ai en effet moi aussi lu (et entendu) que les décrets seront présentés au conseil des ministres vers la mi janvier, et très rapidement publiés ensuite.

Notez cependant que le CSE n'a pas voté favorablement pour l'ensemble de la réforme. Une majorité a voté contre la grille horaire de la classe terminale. Sans doute un effet de l'émotion provoquée par la découverte que l'on se propose de supprimer l'enseignement obligatoire d'histoire-géographie en terminale S (tout en proposant cependant une option facultative de 2 h par semaine), et de faire passer en "épreuve anticipée en fin de première S", le moment de l'évaluation des élèves de S dans cette discipline. 

A cet égard, il sera intéressant de voir si le ministre tient compte de ce vote négatif concernant la grille horaire et la liste des enseignements des classes terminales. Réponse à la rentrée des vacances !

Merci en tous cas pour cette contribution, quelque peu frustrante cependant puisque, une fois encore, vous ne nous dites pas ce que vous reprochez à cette réforme.

bruno Magliulo</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Réponse à Philippe</p>
<p>Je suppose, compte tenu du ton très désabusé de votre message, que lorsque vous écrivez &#8220;bien joué&#8221;, c&#8217;est de façon &#8220;grinçante&#8221;. La teneur de ce commentaire tend à vous situer dans le camp des personnes hostiles à cette réforme. C&#8217;est bien ça ?</p>
<p>Je vous donne acte que contrairement à de nombreux professeurs de diverses disciplines, malmenées dans cette réforme (je pense tout particulièrement aux sciences économiques et sociales qui paient un prix fort), ce qui vous anime n&#8217;est pas un reflexe de type &#8220;corporatiste&#8221;, de &#8220;defense disciplinaire&#8221;, puisque la philo s&#8217;en sort plutôt bien, retrouvant dans la grille horaire des terminales ES, L et S du nouveau lycée, strictement les mêmes horaires (respectivement 4, 8 et 3h par semaine) que dans le lycée appelé à s&#8217;effacer. </p>
<p>Ce qui serait intéressant, c&#8217;est de savoir ce que vous reprochez à cette réforme : vous ne le dites strictement pas. </p>
<p>Quand au calendrier annoncé dans la presse, nous verrons, mais en effet, d&#8217;accord avec vous pour dire que le ministre a désormais les mains plus libres puisque le &#8220;CSE&#8221;, instance paritaire au pouvoir purement consultatif (s&#8217;il avait voté contre, le ministre aurait parfaitement pu passer outre son avis négatif &#8230; mais c&#8217;est mieux avec un vote favorable qui le conforte, bien sur). J&#8217;ai en effet moi aussi lu (et entendu) que les décrets seront présentés au conseil des ministres vers la mi janvier, et très rapidement publiés ensuite.</p>
<p>Notez cependant que le CSE n&#8217;a pas voté favorablement pour l&#8217;ensemble de la réforme. Une majorité a voté contre la grille horaire de la classe terminale. Sans doute un effet de l&#8217;émotion provoquée par la découverte que l&#8217;on se propose de supprimer l&#8217;enseignement obligatoire d&#8217;histoire-géographie en terminale S (tout en proposant cependant une option facultative de 2 h par semaine), et de faire passer en &#8220;épreuve anticipée en fin de première S&#8221;, le moment de l&#8217;évaluation des élèves de S dans cette discipline. </p>
<p>A cet égard, il sera intéressant de voir si le ministre tient compte de ce vote négatif concernant la grille horaire et la liste des enseignements des classes terminales. Réponse à la rentrée des vacances !</p>
<p>Merci en tous cas pour cette contribution, quelque peu frustrante cependant puisque, une fois encore, vous ne nous dites pas ce que vous reprochez à cette réforme.</p>
<p>bruno Magliulo</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Philippe</title>
		<link>http://conseilsdeclasse.letudiant.fr/?p=37#comment-5032</link>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Dec 2009 13:13:23 +0000</pubDate>
		<guid>http://conseilsdeclasse.letudiant.fr/?p=37#comment-5032</guid>
		<description>Ca y est : le ministre est parvenu à arracher un vote favorable du conseil supérieur de l'éducation. Il doit être content : Darcos la essayé, Chatel l'a fait ! Merci les collègues des syndicats qui ont pactisé avec le pouvoir : le SGEN, l'UNSA ... qui ont voté pour. 

Et maintenant ? j'ai lu dans la presse que le ministre avait l'intention de surfer très vite sur ce vote favorable, et se propose de présenter ses décrets dès la rentrée des prochaines vacances, pour publication au JO vers la mi janvier.

Il fonce le bougre. Mais si j'étais lui j'en ferais autant ! 

Bien joué ! 

Philippe, prof de philo, Paris</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Ca y est : le ministre est parvenu à arracher un vote favorable du conseil supérieur de l&#8217;éducation. Il doit être content : Darcos la essayé, Chatel l&#8217;a fait ! Merci les collègues des syndicats qui ont pactisé avec le pouvoir : le SGEN, l&#8217;UNSA &#8230; qui ont voté pour. </p>
<p>Et maintenant ? j&#8217;ai lu dans la presse que le ministre avait l&#8217;intention de surfer très vite sur ce vote favorable, et se propose de présenter ses décrets dès la rentrée des prochaines vacances, pour publication au JO vers la mi janvier.</p>
<p>Il fonce le bougre. Mais si j&#8217;étais lui j&#8217;en ferais autant ! </p>
<p>Bien joué ! </p>
<p>Philippe, prof de philo, Paris</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : B. Magliulo</title>
		<link>http://conseilsdeclasse.letudiant.fr/?p=37#comment-4996</link>
		<dc:creator>B. Magliulo</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Dec 2009 09:13:39 +0000</pubDate>
		<guid>http://conseilsdeclasse.letudiant.fr/?p=37#comment-4996</guid>
		<description>Réponse au commentare de Paris

je vous laisse bien sur la responsabilité de vos propos et analyses, que je ne partage que partiellement. 

Oui, on peut être pour la réforme du lycée général et technologique, tout en ajoutant "mais pas comme ça". C'est la position que je défend.

Est-ce que je me trompe lorsque je vous dis que j'ai le sentimenet que vous la prenez "en bloc", donc sans nuance ?

Quand aux réactions corporatistes de certains professeurs (vous citez ceux de SES), j'entend bien ce que vous dites, mais comment croire que de tels enseignants vont accepter de gaité de coeur le sort , le très mauvais sort en réalité, fait à leur discipline dans ce nouveau lycée ? Je ne dis pas qu'il ne faut pas faire des efforts afin de donner sa chance à la réforme, et à cet égard, puisqu'on ajoute de nouvelles formations, sauf à allourdir le volume horaire global dans chaque classe (ce qui est impossible compte tenu que la France a déjà le record du nombre d'heures par semaine en classe), il faut bien "récupérer" des heures ailleurs. Mais pourquoi cet effort ne serait-il pas plus équitablement partagé ? 

Je note d'ailleurs que vous êtes professeur de SES, et que vous, au contraire d'une large majorté de vos collègues, ne voyez rien à redire sur le positionnement des SES dans le futur lycée. Il serait intéressant de savoir sur quoi repose votre actuelle satisfaction ? Merci de nous le préciser si vous le voulez bien.

Merci en tous cas pour ce commentaire "à contre courant" de ce que je lis sur la liste de diffusion de l'association des professeurs de SES, à qui je fais d'ailleurs connaître votre point de vue, pour leur information.

Bruno Magliulo</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Réponse au commentare de Paris</p>
<p>je vous laisse bien sur la responsabilité de vos propos et analyses, que je ne partage que partiellement. </p>
<p>Oui, on peut être pour la réforme du lycée général et technologique, tout en ajoutant &#8220;mais pas comme ça&#8221;. C&#8217;est la position que je défend.</p>
<p>Est-ce que je me trompe lorsque je vous dis que j&#8217;ai le sentimenet que vous la prenez &#8220;en bloc&#8221;, donc sans nuance ?</p>
<p>Quand aux réactions corporatistes de certains professeurs (vous citez ceux de SES), j&#8217;entend bien ce que vous dites, mais comment croire que de tels enseignants vont accepter de gaité de coeur le sort , le très mauvais sort en réalité, fait à leur discipline dans ce nouveau lycée ? Je ne dis pas qu&#8217;il ne faut pas faire des efforts afin de donner sa chance à la réforme, et à cet égard, puisqu&#8217;on ajoute de nouvelles formations, sauf à allourdir le volume horaire global dans chaque classe (ce qui est impossible compte tenu que la France a déjà le record du nombre d&#8217;heures par semaine en classe), il faut bien &#8220;récupérer&#8221; des heures ailleurs. Mais pourquoi cet effort ne serait-il pas plus équitablement partagé ? </p>
<p>Je note d&#8217;ailleurs que vous êtes professeur de SES, et que vous, au contraire d&#8217;une large majorté de vos collègues, ne voyez rien à redire sur le positionnement des SES dans le futur lycée. Il serait intéressant de savoir sur quoi repose votre actuelle satisfaction ? Merci de nous le préciser si vous le voulez bien.</p>
<p>Merci en tous cas pour ce commentaire &#8220;à contre courant&#8221; de ce que je lis sur la liste de diffusion de l&#8217;association des professeurs de SES, à qui je fais d&#8217;ailleurs connaître votre point de vue, pour leur information.</p>
<p>Bruno Magliulo</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Paris</title>
		<link>http://conseilsdeclasse.letudiant.fr/?p=37#comment-4970</link>
		<dc:creator>Paris</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Nov 2009 18:11:12 +0000</pubDate>
		<guid>http://conseilsdeclasse.letudiant.fr/?p=37#comment-4970</guid>
		<description>Enfin quelqu'un qui ne rejette pas en bloc toute idée de réforme du lycée. Je vous en remercie Monsieur Magliulo, et je trouve qu'il faut avoir du courage pour oser dire ce que vous dites (même si vous mettez fort justement en lumière les reproches que l'on peut et doit faire à ce projet) sur un site qui est celui des profs de SES.

J'en suis, et je dirai clairement que je suis effaré par le climat d'hostilité systématique qui semble régner dans cette "corporation". C'est vraiment "touche pas à ma discipline". Est-elle si parfaite que cela notre chère discipline. Où sont les élèves qui, par exemple, sont à la hauteur de nos contenus ? Dans les bons lycées de centre ville sans doute, mais ailleurs ? Je jongle par exemple avec le programme de sciences politiques de l'enseignement de spécialité de première, et mon public d'élève est composé de 11 nationalités différentes, venant principalement d'Afrique et d'Asie. Je le dis clairement : ce programme est inadapté à la plupart de nos élèves, et je rejoins parfaitement ceux qui mettent en cause la présence d'un enseignement aussi théorique et abstrait à ce niveau scolaire. 

Et pour en revenir à votre article : comme vous je trouve que l'attaque contre le positionnement de la série ES est inacceptable, et en cela je rejoins l'APSES. Mais devant le constat que nos chers collègues rejettent majoritairement et en bloc la réforme qui vient d'être présentée, je dis non ! Halte là ! Il y a de bonnes choses dans cette réforme. Un peu de nuances chers collègues

Michel, prof de SES en banlieue est (le fameux "93")</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Enfin quelqu&#8217;un qui ne rejette pas en bloc toute idée de réforme du lycée. Je vous en remercie Monsieur Magliulo, et je trouve qu&#8217;il faut avoir du courage pour oser dire ce que vous dites (même si vous mettez fort justement en lumière les reproches que l&#8217;on peut et doit faire à ce projet) sur un site qui est celui des profs de SES.</p>
<p>J&#8217;en suis, et je dirai clairement que je suis effaré par le climat d&#8217;hostilité systématique qui semble régner dans cette &#8220;corporation&#8221;. C&#8217;est vraiment &#8220;touche pas à ma discipline&#8221;. Est-elle si parfaite que cela notre chère discipline. Où sont les élèves qui, par exemple, sont à la hauteur de nos contenus ? Dans les bons lycées de centre ville sans doute, mais ailleurs ? Je jongle par exemple avec le programme de sciences politiques de l&#8217;enseignement de spécialité de première, et mon public d&#8217;élève est composé de 11 nationalités différentes, venant principalement d&#8217;Afrique et d&#8217;Asie. Je le dis clairement : ce programme est inadapté à la plupart de nos élèves, et je rejoins parfaitement ceux qui mettent en cause la présence d&#8217;un enseignement aussi théorique et abstrait à ce niveau scolaire. </p>
<p>Et pour en revenir à votre article : comme vous je trouve que l&#8217;attaque contre le positionnement de la série ES est inacceptable, et en cela je rejoins l&#8217;APSES. Mais devant le constat que nos chers collègues rejettent majoritairement et en bloc la réforme qui vient d&#8217;être présentée, je dis non ! Halte là ! Il y a de bonnes choses dans cette réforme. Un peu de nuances chers collègues</p>
<p>Michel, prof de SES en banlieue est (le fameux &#8220;93&#8243;)</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : B. Magliulo</title>
		<link>http://conseilsdeclasse.letudiant.fr/?p=37#comment-4958</link>
		<dc:creator>B. Magliulo</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Nov 2009 11:17:04 +0000</pubDate>
		<guid>http://conseilsdeclasse.letudiant.fr/?p=37#comment-4958</guid>
		<description>réponse à Frédéric Delarge

Merci d'abord pour avoir pris la peine de consacrer ce long commentaire à mon article.

Et comme vous, je partage le fait que, contrairement  ce que veulent croire nombre de collègues, le lycée général et technologiqe mérite d'être reconsidéré. Non qu'il soit en situation d'échec global, mais parce qu'il ne fonctionne bien que pour une partie de ses élèves ... généralement issus d'ailleurs des catégories sociales les moins défavorisées. 

Que fait-on pour les 60 à 80000 élèves (selon les sources) qui, chaque année, quittent l'enseignement secondaire sans diplôme ni qualification prfessionnelle ? Que fait-on pour mieux préparer les élèves à leurs choix d'orientation, pour mieux aider ceux qui ont besoin d'accompagnement , pour mieux préparer les élèves qui vont entrer en premier cycle universitaire et y échouent à près de 50% ... ? Va t on continer de laisser à l' "école hors les murs" (les cours privés, les cabinets de "coaching" en matière d'orientation, les "petits cours de certains collègues" à des tarifs parfois ahurissants), le soin d'occuper le terrain que l'école n'a pas voulu occuper ? 

Pour moi, comme pour vous semble t il, l'école de la République, je ne la vois pas comme ça : ça devrait moins être "à chacun selon ses moyens (y compris financiers)", et plus "à chacun selon ses besoins".

Mais du coup, c'est vrai, les contreparties sont lourdes et rejettées par de nombreux collègues qui ne voient pas d'un bon oeil la surcharge des effectifs dans les classes, le changement du métier que représentent ces évolutions, le fai en particulier qu'ils soient amenés à moins être dans la translation didactique disciplinaire, et plus dans l'approche transversale des élèves... et tout ça dans un contexte de moyens descendants, et sans revalorisation salariale. Je ne suis donc pas surpris que cela en bloque plus d'un.

Alors moi je n'arrête pas de dire que puisqu'il faut une vraie réforme en profondeur, il faut aussi lâcher les moyens de la mettre en place. 

Quand au sort fait à la série ES dans le projet Luc Chatel, je vous rejoins pour dire que ce "dommage collatéral" n'est pas acceptable. 

Mais ce projet va évoluer puisqu'il est soumis à la concertation. j'attend de ce processus quelque chose de plus acceptable. 

Merci encore, meilleur souvenir

bruno Magliulo

PS : j'ai mis en ligne sur la liste de diffusion de l'APSES une réponse à ceux qui, aprs avoir lu (ou pas lu) cet article qui précèdent, me reprochent certaines prises de positiion favorables à la réforme.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>réponse à Frédéric Delarge</p>
<p>Merci d&#8217;abord pour avoir pris la peine de consacrer ce long commentaire à mon article.</p>
<p>Et comme vous, je partage le fait que, contrairement  ce que veulent croire nombre de collègues, le lycée général et technologiqe mérite d&#8217;être reconsidéré. Non qu&#8217;il soit en situation d&#8217;échec global, mais parce qu&#8217;il ne fonctionne bien que pour une partie de ses élèves &#8230; généralement issus d&#8217;ailleurs des catégories sociales les moins défavorisées. </p>
<p>Que fait-on pour les 60 à 80000 élèves (selon les sources) qui, chaque année, quittent l&#8217;enseignement secondaire sans diplôme ni qualification prfessionnelle ? Que fait-on pour mieux préparer les élèves à leurs choix d&#8217;orientation, pour mieux aider ceux qui ont besoin d&#8217;accompagnement , pour mieux préparer les élèves qui vont entrer en premier cycle universitaire et y échouent à près de 50% &#8230; ? Va t on continer de laisser à l&#8217; &#8220;école hors les murs&#8221; (les cours privés, les cabinets de &#8220;coaching&#8221; en matière d&#8217;orientation, les &#8220;petits cours de certains collègues&#8221; à des tarifs parfois ahurissants), le soin d&#8217;occuper le terrain que l&#8217;école n&#8217;a pas voulu occuper ? </p>
<p>Pour moi, comme pour vous semble t il, l&#8217;école de la République, je ne la vois pas comme ça : ça devrait moins être &#8220;à chacun selon ses moyens (y compris financiers)&#8221;, et plus &#8220;à chacun selon ses besoins&#8221;.</p>
<p>Mais du coup, c&#8217;est vrai, les contreparties sont lourdes et rejettées par de nombreux collègues qui ne voient pas d&#8217;un bon oeil la surcharge des effectifs dans les classes, le changement du métier que représentent ces évolutions, le fai en particulier qu&#8217;ils soient amenés à moins être dans la translation didactique disciplinaire, et plus dans l&#8217;approche transversale des élèves&#8230; et tout ça dans un contexte de moyens descendants, et sans revalorisation salariale. Je ne suis donc pas surpris que cela en bloque plus d&#8217;un.</p>
<p>Alors moi je n&#8217;arrête pas de dire que puisqu&#8217;il faut une vraie réforme en profondeur, il faut aussi lâcher les moyens de la mettre en place. </p>
<p>Quand au sort fait à la série ES dans le projet Luc Chatel, je vous rejoins pour dire que ce &#8220;dommage collatéral&#8221; n&#8217;est pas acceptable. </p>
<p>Mais ce projet va évoluer puisqu&#8217;il est soumis à la concertation. j&#8217;attend de ce processus quelque chose de plus acceptable. </p>
<p>Merci encore, meilleur souvenir</p>
<p>bruno Magliulo</p>
<p>PS : j&#8217;ai mis en ligne sur la liste de diffusion de l&#8217;APSES une réponse à ceux qui, aprs avoir lu (ou pas lu) cet article qui précèdent, me reprochent certaines prises de positiion favorables à la réforme.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Delarge Frédéric</title>
		<link>http://conseilsdeclasse.letudiant.fr/?p=37#comment-4944</link>
		<dc:creator>Delarge Frédéric</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Nov 2009 20:55:02 +0000</pubDate>
		<guid>http://conseilsdeclasse.letudiant.fr/?p=37#comment-4944</guid>
		<description>Aussi loin que je me souvienne je n'ai jamais entendu une approbation d'une réforme ministérielle. cela repart à la grève, c'est usant et c'est dramatique. Non que ce qui apparait comme une "réformette", dont l'objectif est de réduire le nombre de postes, me semble valoir une vigoureuse défense, mais je crois qu'il nous faut maintenant bouger. J'apprécie les critiques raisonnées de Bruno Magliulo qui montre ainsi que certains aspects du projet valent qu'on s'y arrête.
Ainsi nous oublions la lourdeur des horaires français et la volonté d'alléger ces horaires du point de vue des élèves, mais il faudrait aussi ajouter qu'existent les déséquilibres des rythmes scolaires sur la semaine ou sur l'année. Là les volontés modernisatrices de nos gouvernants se figent brutalement.
De même la question des réorientations et des redoublements, que dans les salles de profs on continue inlassablement à proclamer efficaces, trouve peut-être ici une réponse sensée, du moins à explorer. 
Le tronc commun n'est pas nécessairement une mauvaise chose en mélangeant programmes et élèves à devenir scolaire différent. La contrepartie sera un nombre plus systématiquement élevé de classes à 35. L'année dernière j'ai eu une seconde à 36 en SES! Là-dessus, rien n'est dit et pour cause, on se moque des enseignants et des jeunes.  C'est aujourd'hui pour moi un des problèmes majeurs du lycée. Mais le but est justement d'obtenir des classes surchargées. 
La filière ES semble bien appauvrie. Il n'y a pas de mystère: un des objectifs est de revaloriser la filière L et l'autre d'arriver à décrédibiliser les enseignements en sciences sociales. Il semble que la philo pure a disparu cette année de l'enseignement en première année à Nanterre et l'ethnologie se limite, en année de licence, à une quarantaine d'étudiants contre 120 il y a quelques années. Les sciences humaines sont attaquées partout car trop critiques socialement et politiquement. Nous continuons à subir les assauts des parangons de la vie merveilleuse et salutaire en entreprise et de la beauté des préceptes micro-économiques. On nous taille donc "les ailes" à défaut de supprimer entièrement une filière qui accueille plus de 30% des élèves du général. L'essentiel est sans doute de dégonfler progressivement les chiffres sans bousculer l'organisation actuelle. d'ailleurs l'option de L intitulée "Droit et grands enjeux du monde contemporain” a sans doute pour but d'attirer une fraction de littéraires intéressés par les questions socio-politiques et qui avaient tendance à partir vers les ES.
Ne rêvons pas nous sommes dans une tendance mondiale de crispation des sociétés dans lesquelles les peurs, alimentées et instrumentées, remontent pour renforcer les pouvoirs plus conservateurs, voire populistes. Les SES, qui ne "jouent" pas à l'excuse sociologique, mais tentent de montrer aux élèves des enjeux et des grilles d'analyse des évolutions socio-économiques majeures auxquelles nous sommes confrontés, ne peuvent recevoir de crédit des thuriféraires du "tout économique" comme option pour sauver le monde.
Malgré tout je crois qu'avant de vouloir défendre les SES il nous faut opter pour une transformation de l'école, moins académique, plus ouverte, où apprendre devient un plaisir et non un abcès, où se rencontrer (jeunes et adultes) se fait avec moins de barrière et plus de respect et de désir. Nous aurons plus de poids sur l'évolution future de la société en transformant organisation et pratiques dans l'école qu'en enseignant n'importe quel savoir aussi audacieux et contestataire soit-il. 
Je ne suis pas certain que cette "réforme d'économie" soit La bonne réforme que j'appellerais de mes voeux, mais il est toujours possible de se saisir de ce que l'on propose pour les détourner avec finesse et créativité. Je le réaffirme, aujourd'hui dans un lycée qui ne va pas bien et une société traversée de multiples et croissantes tensions, il nous faut bouger et non revendiquer un statut quo qui n'a guère d'avenir.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Aussi loin que je me souvienne je n&#8217;ai jamais entendu une approbation d&#8217;une réforme ministérielle. cela repart à la grève, c&#8217;est usant et c&#8217;est dramatique. Non que ce qui apparait comme une &#8220;réformette&#8221;, dont l&#8217;objectif est de réduire le nombre de postes, me semble valoir une vigoureuse défense, mais je crois qu&#8217;il nous faut maintenant bouger. J&#8217;apprécie les critiques raisonnées de Bruno Magliulo qui montre ainsi que certains aspects du projet valent qu&#8217;on s&#8217;y arrête.<br />
Ainsi nous oublions la lourdeur des horaires français et la volonté d&#8217;alléger ces horaires du point de vue des élèves, mais il faudrait aussi ajouter qu&#8217;existent les déséquilibres des rythmes scolaires sur la semaine ou sur l&#8217;année. Là les volontés modernisatrices de nos gouvernants se figent brutalement.<br />
De même la question des réorientations et des redoublements, que dans les salles de profs on continue inlassablement à proclamer efficaces, trouve peut-être ici une réponse sensée, du moins à explorer.<br />
Le tronc commun n&#8217;est pas nécessairement une mauvaise chose en mélangeant programmes et élèves à devenir scolaire différent. La contrepartie sera un nombre plus systématiquement élevé de classes à 35. L&#8217;année dernière j&#8217;ai eu une seconde à 36 en SES! Là-dessus, rien n&#8217;est dit et pour cause, on se moque des enseignants et des jeunes.  C&#8217;est aujourd&#8217;hui pour moi un des problèmes majeurs du lycée. Mais le but est justement d&#8217;obtenir des classes surchargées.<br />
La filière ES semble bien appauvrie. Il n&#8217;y a pas de mystère: un des objectifs est de revaloriser la filière L et l&#8217;autre d&#8217;arriver à décrédibiliser les enseignements en sciences sociales. Il semble que la philo pure a disparu cette année de l&#8217;enseignement en première année à Nanterre et l&#8217;ethnologie se limite, en année de licence, à une quarantaine d&#8217;étudiants contre 120 il y a quelques années. Les sciences humaines sont attaquées partout car trop critiques socialement et politiquement. Nous continuons à subir les assauts des parangons de la vie merveilleuse et salutaire en entreprise et de la beauté des préceptes micro-économiques. On nous taille donc &#8220;les ailes&#8221; à défaut de supprimer entièrement une filière qui accueille plus de 30% des élèves du général. L&#8217;essentiel est sans doute de dégonfler progressivement les chiffres sans bousculer l&#8217;organisation actuelle. d&#8217;ailleurs l&#8217;option de L intitulée &#8220;Droit et grands enjeux du monde contemporain” a sans doute pour but d&#8217;attirer une fraction de littéraires intéressés par les questions socio-politiques et qui avaient tendance à partir vers les ES.<br />
Ne rêvons pas nous sommes dans une tendance mondiale de crispation des sociétés dans lesquelles les peurs, alimentées et instrumentées, remontent pour renforcer les pouvoirs plus conservateurs, voire populistes. Les SES, qui ne &#8220;jouent&#8221; pas à l&#8217;excuse sociologique, mais tentent de montrer aux élèves des enjeux et des grilles d&#8217;analyse des évolutions socio-économiques majeures auxquelles nous sommes confrontés, ne peuvent recevoir de crédit des thuriféraires du &#8220;tout économique&#8221; comme option pour sauver le monde.<br />
Malgré tout je crois qu&#8217;avant de vouloir défendre les SES il nous faut opter pour une transformation de l&#8217;école, moins académique, plus ouverte, où apprendre devient un plaisir et non un abcès, où se rencontrer (jeunes et adultes) se fait avec moins de barrière et plus de respect et de désir. Nous aurons plus de poids sur l&#8217;évolution future de la société en transformant organisation et pratiques dans l&#8217;école qu&#8217;en enseignant n&#8217;importe quel savoir aussi audacieux et contestataire soit-il.<br />
Je ne suis pas certain que cette &#8220;réforme d&#8217;économie&#8221; soit La bonne réforme que j&#8217;appellerais de mes voeux, mais il est toujours possible de se saisir de ce que l&#8217;on propose pour les détourner avec finesse et créativité. Je le réaffirme, aujourd&#8217;hui dans un lycée qui ne va pas bien et une société traversée de multiples et croissantes tensions, il nous faut bouger et non revendiquer un statut quo qui n&#8217;a guère d&#8217;avenir.</p>
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